5 267.72 PTS
-0.42 %
5 264.5
-0.43 %
SBF 120 PTS
4 222.79
-0.39 %
DAX PTS
12 385.14
-0.82 %
Dowjones PTS
24 964.75
-1.01 %
6 779.69
+0.00 %
Nikkei PTS
21 970.81
+0.21 %
Suivez-nous sur Facebook
Suivez-nous sur Google +
Suivez-nous sur Twitter
Suivez-nous sur Youtube

Activités de Lafarge en Syrie: deux jours de perquisition au siège parisien

| AFP | 273 | Aucun vote sur cette news
Le siège de Lafarge à Paris, le 14 novembre 2017.
Le siège de Lafarge à Paris, le 14 novembre 2017. ( Martin BUREAU / AFP )

La perquisition entamée mardi matin au siège parisien du cimentier Lafarge, soupçonné d'avoir indirectement financé des groupes jihadistes en Syrie, dont l'organisation Etat islamique, s'est terminée mercredi soir après deux jours d'investigations, selon le groupe et une source judiciaire.

L'enquête, menée depuis juin par trois juges d'instruction des pôles financier antiterroriste de Paris, doit déterminer si le géant du ciment a transmis ou non de l'argent à certains groupes, notamment l'EI, pour continuer à faire fonctionner en 2013 et 2014, malgré le conflit, la cimenterie de Jalabiya (nord du pays).

Les enquêteurs cherchent aussi à savoir si des responsables de l'entreprise en France, qui a fusionné en 2015 avec le Suisse Holcim, ont eu connaissance de tels accords et du danger qu'ils ont pu faire courir aux employés syriens sur place.

"LafargeHolcim rappelle qu'il a condamné avec la plus grande fermeté les erreurs commises en Syrie et qu'il met tout en place pour qu'une telle situation ne puisse plus se reproduire. Le dossier a été traité avec le plus grand sérieux au sein de la société qui a chargé dès 2016 un cabinet d'avocats de procéder à une enquête indépendante", avait réagi le groupe dans une déclaration transmise mardi soir à l'AFP.

Le scandale avait été révélé en juin 2016 par Le Monde : dans son enquête, le quotidien avait mis en lumière de "troubles arrangements" entre Lafarge Cement Syrie (LCS), la branche syrienne du groupe, et l'organisation État islamique qui gagnait alors du terrain et devenait incontournable dans la région.

Deux mois plus tard, le ministère français de l'Économie avait porté plainte, déclenchant l'ouverture d'une enquête préliminaire par le parquet de Paris, confiée au Service national de douane judiciaire (SNDJ).

Dans son rapport, dont l'AFP a eu connaissance, le SNDJ conclut que LCS a "effectué des paiements aux groupes jihadistes" pour que la cimenterie continue à fonctionner.

Ils représentaient pour l'EI "de l'ordre de 20.000 dollars" par mois, a raconté Bruno Pescheux, directeur de la cimenterie de 2008 à 2014, devant les enquêteurs, d'après une source proche du dossier.

Dans cette affaire, une autre perquisition s'est déroulée mardi au siège de GBL (Groupe Bruxelles Lambert), la holding du milliardaire belge Albert Frère qui détient 9,4% du capital de LafargeHolcim.

GBL, qui a confirmé dans un communiqué avoir fait l'objet d'investigations, a dit "coopérer pleinement" avec la justice.

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 21/02/2018

L'AMF répond favorablement à la demande de Premier Investissement

Publié le 21/02/2018

Les principales hausses du jour sont en effet liées à des publications, en particulier Eramet, M6, Nexity et Accorhotel

Publié le 21/02/2018

Le groupe a élargi sa palette par des acquisitions...

Publié le 21/02/2018

Plus forte baisse de l’indice CAC 40, Atos perd 3,53% à 117,45 euros en raison d’une croissance organique et de perspectives 2018 décevantes. L’année dernière, la SSII a enregistré une…

Publié le 21/02/2018

63 euros dans le viseur

CONTENUS SPONSORISÉS