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Acier: l'Europe se consolide mais la pression chinoise demeure

| AFP | 127 | Aucun vote sur cette news
L'entrée de l'usine de ThyssenKrupp à Duisbourg, dans l'ouest de l'Allemagne, le 20 septembre 2017
L'entrée de l'usine de ThyssenKrupp à Duisbourg, dans l'ouest de l'Allemagne, le 20 septembre 2017 ( Ina Fassbender / dpa/AFP )

La sidérurgie européenne va franchir une nouvelle étape de consolidation avec le projet de co-entreprise entre l'allemand Thyssenkrupp et l'indien Tata Steel, mais la concurrence des importations, surtout chinoises, reste vive.

Ce projet de fusion intervient dans un contexte de marché européen mieux orienté, mais aussi dans une période d'incertitude face aux conséquences du Brexit.

Tata Steel et Thyssenkrupp formeront le numéro deux européen du secteur, derrière ArcelorMittal, avec une production annuelle de 21 millions de tonnes de produits d'acier plat et un chiffre d'affaires de 15 milliards d'euros. L'objectif est de finaliser fin 2018 cette nouvelle entreprise qui emploiera 48.000 personnes.

Les principaux sites de production sont implantés en Allemagne (Duisburg), au Royaume Uni (Port Talbot) et aux Pays-Bas (IJmuiden).

L'annonce de la fusion intervient trois mois après la reprise par ArcelorMittal du sidérurgiste italien Ilva.

L'opération Thyssenkrupp-Tata Steel n'aura "aucun impact sur la dynamique sidérurgique mondiale", compte tenu notamment du poids de la Chine, qui produit environ la moitié de l'acier de la planète et croule sous les surcapacités, estime un expert du secteur. Mais au niveau européen la somme des deux premiers acteurs -la future co-entreprise et ArcelorMittal- va devenir "extrêmement importante", ajoute-t-il.

Le PDG de ThyssenKrupp Heinrich Hiesinger, lors d'une conférence de presse à Essen, après l'annonce de coentreprise avec Tata Steel, le 20 septembre 2017
Le PDG de ThyssenKrupp Heinrich Hiesinger, lors d'une conférence de presse à Essen, après l'annonce de coentreprise avec Tata Steel, le 20 septembre 2017 ( Marcel Kusch / dpa/AFP )

La fusion devra être approuvée par les autorités européennes de la concurrence, et cette concentration pourrait poser problème sur certains produits à haute valeur ajoutée, selon cet expert, qui n'exclut pas la nécessité de cessions de certaines unités aval.

Un autre motif d'interrogation concerne l'impact du Brexit, poursuit cet expert, en soulignant que la majorité de la consommation d'acier plat du Royaume Uni est assurée par les producteurs d'Europe continentale alors qu'une part des aciers britanniques va sur le continent européen.

La production du site gallois de Tata Steel à Port Talbot pourrait être ainsi concernée par l'éventuelle instauration de tarifs douaniers entre le Royaume Uni et l'Union européenne.

Les deux futurs partenaires de la co-entreprise ont annoncé des synergies annuelles à terme de 400 à 600 millions d'euros, et une réduction d'effectifs pouvant atteindre 4.000 suppressions de postes, dont 2.000 pour la production.

Mais à ce stade, ils n'ont pas détaillé les sites qui pourraient être concernés.

En Europe, les restructurations sont des sujets "extrêmement sensibles" politiquement et socialement, d'autant plus dans le secteur des aciers plats, dominé par des grandes entreprises historiques employant beaucoup de salariés et souvent implantées dans des régions économiquement touchées, explique l'expert.

- Marché européen mieux orienté -

La production mondiale d'acier reste en surcapacité: le taux d'utilisation des capacités de production était de 72,1% en juillet, en hausse de 3,2 points sur an, mais relativement bas dans l'absolu.

La sidérurgie européenne a pourtant connu un début d'année favorable, grâce à la reprise économique amenant une hausse de la consommation d'acier de 3,2% au premier trimestre, selon les chiffres de la fédération Eurofer à la mi-juillet. Elle table sur une consommation en hausse de 1,9% sur l'année.

Les prix de l'acier sont remontés en 2017, mais restent encore "très inférieurs aux hauts niveaux atteints dans le période 2010-2013", relativise Cailin Birch, analyste senior matières premières pour The Economist Intelligence Unit.

Elle prévoit cette année une consommation d'acier en Europe en hausse de 2%, le rythme le plus rapide depuis 2014.

Mais pris globalement, le marché de l'acier reste "assez faible", et donc "les fusions sont liées à ce problème", d'autant que la production de la Chine est toujours "très concurrentielle", souligne l'analyste. "Ce type d'opération permet aux compagnies européennes d'être plus compétitives à moyen et long terme", ajoute-t-elle.

Le site de Tata Steel à Port Talbot, dans le pays de Galles, le 31 mars 2016
Le site de Tata Steel à Port Talbot, dans le pays de Galles, le 31 mars 2016 ( GEOFF CADDICK / AFP/Archives )

Cette importante fusion pourrait d'ailleurs en susciter d'autres de plus petite taille, estime-t-elle.

Le directeur général d'Eurofer, Axel Eggert, soulignait en juillet que "les distorsions d'importations resteront le principal risque pour la stabilité du marché européen".

L'effet des mesures anti-dumping prise par l'UE face aux importations d'acier chinois n'a "probablement pas été suffisant pour donner un coup de fouet aux producteurs d'acier européens", juge Caitlin Birch.

La proposition cet été de la Commission européenne de mesures anti-dumping sur les aciers plats laminés à chaud en provenance de cinq autres pays tiers, dont la Russie et l'Ukraine, "n'arrêtera pas le dumping", s'est aussi inquiété Eurofer, tout en saluant au passage l'action de la Commission face au "dumping chinois".

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