En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.
  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 567.02 PTS
-
5 568.00
-
SBF 120 PTS
4 390.49
-
DAX PTS
12 289.40
-
Dowjones PTS
27 171.90
+0.07 %
7 905.12
+0.90 %
1.120
-0.08 %

A Tokyo, Macron affirme son attachement à l'alliance Renault-Nissan

| AFP | 241 | 5 par 1 internautes
Le président français  Emmanuel Macron (L) accueilli par le Premier ministre japonais Shinzo Abe avant une rencontre à Tokyo le 26 juin 2019
Le président français Emmanuel Macron (L) accueilli par le Premier ministre japonais Shinzo Abe avant une rencontre à Tokyo le 26 juin 2019 ( LUDOVIC MARIN / POOL/AFP )

Le président Emmanuel Macron a réaffirmé avec force l'attachement de la France à l'alliance Renault-Nissan mercredi au début de sa première visite présidentielle au Japon en vue du G20, sur fond de vives tensions entre les deux constructeurs automobiles.

C'est "un fleuron auquel nous tenons beaucoup" et "je souhaite que tout le monde soit pleinement engagé" pour faire vivre et prospérer cet ensemble ébranlé par l'arrestation il y a sept mois de son emblématique patron Carlos Ghosn, a déclaré le chef de l'Etat, peu après son arrivée dans la capitale nippone.

Il doit discuter de ce dossier sensible avec le Premier ministre Shinzo Abe qui le reçoit dans ses bureaux avant une conférence de presse commune et un dîner avec leurs épouses dans un quartier branché de la capitale.

Mardi, au cours d'une assemblée générale d'actionnaires tendue, le patron de Nissan Hiroto Saikawa a ouvert la porte à une remise à plat de l'alliance, tout en se disant disposé à explorer les différentes pistes avec le président de Renault, Jean-Dominique Senard, arrivé en début de semaine au Japon.

Poignée de mains du président français  Emmanuel Macron (L) échangée avec le Premier ministre japonais Shinzo Abe lors d'une rencontre à Tokyo le 26 juin 2019
Poignée de mains du président français Emmanuel Macron (L) échangée avec le Premier ministre japonais Shinzo Abe lors d'une rencontre à Tokyo le 26 juin 2019 ( LUDOVIC MARIN / POOL/AFP )

Selon M. Macron, il ne faut pas oublier que "c'est un groupe français qui a sauvé un groupe japonais (...) avec le respect des traditions et des équilibres".

Le président n'a pas évoqué le récent projet, remisé pour l'instant, de fusion entre Renault et le groupe Fiat Chrysler. Il n'a pas non plus cité le nom de Carlos Ghosn, inculpé par la justice japonaise pour dissimulation de revenus dans des documents boursiers et détournements de fonds de Nissan. Il est actuellement assigné à résidence à Tokyo en attente de son procès.

Emmanuel Macron est accompagné par le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, l'un des hommes clés du dossier puisque l'Etat français détient 15% du capital de Renault.

Préoccupations communes

Au cours de leur rencontre, MM. Abe et Macron vont également chercher à rapprocher leurs positions avant le sommet du G20, qui s'ouvre vendredi à Osaka dans un climat international tendu par la crise diplomatique entre les Etats-Unis et l'Iran et par le bras de fer commercial sino-américain. Dans les deux cas, Tokyo, qui préside le G20 cette année, et Paris, à la tête du G7, se posent en médiateurs.

Sur l'Iran, ils veulent "éviter une escalade dangereuse", selon l'Elysée, entre Washington et Téhéran, où s'est récemment rendu le Premier ministre japonais sans grand succès.

Emmanuel Macron s'est entretenu mardi au téléphone avec son homologue iranien Hassan Rohani et entend "avoir d'autres échanges sur les questions du nucléaire iranien et des crises régionales" en marge du G20, a précisé l'Elysée.

Avec M. Abe, Emmanuel Macron devrait signer un nouveau plan d'action à cinq ans destiné à mettre en place "des coopérations plus fortes et plus concrètes" entre les deux pays dans les domaines économique, environnemental, sécuritaire et culturel, après celui signé par François Hollande en 2013.

Un accent particulier sera mis sur la coopération dans la zone indo-pacifique où le Japon comme la France, qui y possède plusieurs territoires ultra-marins, s'inquiètent des ambitions chinoises.

"Avec le Japon, l'Inde, l'Australie, la Nouvelle Zélande" et d'éventuels autres pays, "la France doit être un acteur de l'équilibre" dans cette immense zone afin de "nous assurer qu'il n'y a pas d'hégémonie dans cette région", a expliqué Emmanuel Macron.

Il a rappelé que cette préoccupation était "totalement légitime pour la France", qui, avec la Nouvelle-Calédonie, Mayotte, la Réunion et la Polynésie, a "plus d'un million de Français et 8.000 soldats déployés" dans la zone indo-pacifique.

Paris "fait montre d'une participation active à la sécurité" dans cette région et voit Tokyo comme "un partenaire important", aux côtés de l'Australie et l'Inde, a souligné le quotidien de droite Sankei Shimbun.

Jeudi, Emmanuel Macron aura l'honneur d'être le deuxième dirigeant étranger, après Donald Trump, à être reçu par le nouvel empereur Naruhito dans son palais.

Il passera ensuite quelques heures à Kyoto pour y visiter l'atelier d'un "trésor national vivant" du Japon, Kunihiko Moriguchi, peintre réputé de kimonos. Avant de dîner avec des architectes japonais.

 ■

Copyright © 2019 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
1 avis
Note moyenne : 5
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
CONTENUS SPONSORISÉS
SUR LE MÊME SUJET
Publié le 23/07/2019

Manifestation contre le Ceta à Paris, le 16 juillet 2019 ( PHILIPPE LOPEZ / AFP/Archives )Après des débats musclés, l'Assemblée s'apprête à voter mardi la ratification du controversé…

Publié le 22/07/2019

"Les platesformes d'automatisation intelligente tout-en-un et disponibles sur le cloud représentent de nouvelles opportunités pour le marché de l'automatisation"...

Publié le 22/07/2019

Un graffiti sur un mur après des affrontements entre des manifestants et des policiers anti-émeutes qui se reposent à l'arrière-plan (D), à Hong Kong au petit matin du 22 juillet 2019 (…

Publié le 22/07/2019

Ce projet immobilier, dont les premières livraisons sont attendues pour le 2e semestre 2021, représente un chiffre d'affaires potentiel de 6 ME...

Publié le 22/07/2019

Emmanuel Macron (g) et Nicolas Hulot, le 20 juin 2018 au Cap Fréhel, à Plévenon ( Fred TANNEAU / AFP/Archives )"Il fallait le dire quand on était en responsabilité": Emmanuel Macron a…

À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 22/07/2019

Le groupe Bourbon a demandé la suspension de la cotation...

Publié le 22/07/2019

Stentys a échoué dans le processus de recherche de partenaire stratégique

Publié le 22/07/2019

La progression de 31,9 ME par rapport au même trimestre de l'exercice précédent est la conséquence d'une amélioration des recettes dans l'ensemble des secteurs d'activité...

Publié le 22/07/2019

"Les platesformes d'automatisation intelligente tout-en-un et disponibles sur le cloud représentent de nouvelles opportunités pour le marché de l'automatisation"...

Publié le 22/07/2019

CFI n'envisage pas de développer une quelconque activité opérationnelle au sein de CFI...