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A Smartville, les salariés "sereins", les fournisseurs "inquiets"

| AFP | 227 | Aucun vote sur cette news
Des ouvriers arrivent à l'usine Smart de Hambach (Moselle), le 11 septembre 2015
Des ouvriers arrivent à l'usine Smart de Hambach (Moselle), le 11 septembre 2015 ( Patrick HERTZOG / AFP/Archives )

"Smart ou Mercedes c'est pareil, tant qu'on a du boulot!": la fin de la production de la citadine sur le site historique de Hambach (Moselle) est accueillie sereinement chez les salariés, mais les fournisseurs s’inquiètent pour les emplois.

"C'est une page qui se tourne. C'est dommage de la voir partir en Chine, mais tant qu'on a du travail!", résume Frédéric, technicien de maintenance.

"On est sereins", ajoute-t-il avant de se diriger vers le tourniquet pour prendre son poste.

Le groupe automobile allemand Daimler, propriétaire des marques Mercedes-Benz et Smart, a annoncé jeudi une alliance avec le chinois Geely pour produire ensemble en Chine, dès 2022, la prochaine génération des citadines biplaces.

A Hambach, baptisée "Smartville" et berceau historique de la petite voiture, un modèle électrique haut de gamme Mercedes va sortir des lignes de production à partir de 2020. Daimler a annoncé l'an dernier investir 500 millions d'euros pour adapter le site mosellan, qui emploie 800 salariés, à cette nouvelle production.

L'arrivée du véhicule "est une opportunité pour la pérennité du site avec une montée en gamme, des processus plus qualitatifs", sourit Peter, opérateur de 27 ans, en sortant de l'usine avec une nuée de salariés en tenue.

"On va fabriquer une belle Mercedes, vendue dans le monde entier. On a un nouveau challenge: faire une Mercedes de très bonne qualité, en étant meilleurs que les Allemands!", dit Hervé, responsable maintenance de 50 ans.

Des Smart garées sur le site de Hambach (Moselle), le 11 septembre 2015
Des Smart garées sur le site de Hambach (Moselle), le 11 septembre 2015 ( Patrick HERTZOG / AFP/Archives )

"Tout le monde connaît Mercedes, la marque a fait toutes ses preuves! On n'a aucune inquiétude", s'enthousiasme David, un opérateur de 51 ans qui travaille à l'usine depuis sa création, en 1997.

Selon lui, le site mosellan a été retenu par Daimler grâce au "Pacte 2020", approuvé par les salariés lors d'un référendum consultatif en 2015, prévoyant le retour à 39 heures de travail hebdomadaire, payées 37, avec un rétablissement des 35 heures en 2020. La mesure est entrée en vigueur en octobre 2016.

"On essaie d'y croire"

Devant l'entrée, le plan du site est légendé en français et en allemand.

Il y a vingt ans, la commune de Hambach, située dans l'est de la Moselle et qui compte 2.800 habitants, sinistrée par la fermeture des mines, avait été choisie par Mercedes pour y implanter l'usine d'assemblage de son nouveau modèle, la Smart.

Le parc industriel, qui s'étend sur 70 hectares, a été conçu pour permettre des relations directes entre les fournisseurs et les lignes de production, afin de réduire les coûts.

Aucun emploi n'est menacé par ce changement de stratégie industrielle, a assuré le constructeur. Une annonce accueillie avec circonspection par les cinq fournisseurs de Smart.

"Un jour on est des partenaires, le lendemain des sous-traitants. Smart a le droit de vie ou de mort sur nous!", peste Denis Boos, délégué CGT à Faurecia, équipementier plasturgiste, qui emploie 230 personnes.

Le syndicaliste regrette que les fournisseurs, qui représentent plus de 650 salariés et une centaine d'intérimaires, n'aient pas tous été associés à la fabrication du modèle Mercedes.

Le constructeur a proposé d'embaucher ce personnel par le biais d'une bourse à l'emploi pour compenser l'augmentation de l'activité liée à la nouvelle production.

"Pour quels emplois? Dans quelles conditions?", s'interroge Sébastien Fafournaux, délégué CGT à Faurecia, qui a "des doutes" tant qu'aucun accord ne sera signé.

"On ne sait pas ce qu'on va devenir. Les sous-traitants se sentent un peu largués", reconnaît Patrick, un quadragénaire qui travaille depuis 19 ans pour un fabricant d'ouvrants de portes et hayons.

"On essaie d'y croire, ils ont promis qu'il n'y aurait pas de licenciements... On attend!", ajoute-t-il.

Les syndicats ont "alerté le comité d'entreprise" et envisagent de saisir la justice "pour faire reconnaître que Smart est notre employeur principal depuis plus de vingt ans", prévient M. Boos.

Réunis en intersyndicale, la CGT, la CFDT, CFE-CGT et FO des sous-traitants prévoient d'organiser des tractages et des blocages, selon M. Boos, avec l'appui de la CGT Smart.

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