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A Reims, Resinoplast roi de la galette sur le marché du vinyle

| AFP | 251 | Aucun vote sur cette news
Deborah Mirbel, ingénieur en recherche et développement, chez Resinolast, à Reims le 13 février 2018
Deborah Mirbel, ingénieur en recherche et développement, chez Resinolast, à Reims le 13 février 2018 ( François NASCIMBENI / AFP )

Bleu roi, rose disco, transparent ou phosphorescent: dans son usine de Reims (Marne), Resinoplast développe et fabrique les mélanges plastiques qui serviront à produire un disque vinyle sur quatre dans le monde, plaçant l'entreprise comme leader mondial sur ce marché de niche revigoré.

"Imaginez-vous une cuisine: tout en haut on reçoit les ingrédients, on les mélange, ensuite on malaxe la matière pour la rendre pâteuse puis visqueuse, puis on la découpe pour en faire des granulés", lance Déborah Mirbel, ingénieur en recherche et développement, dans le bruit assourdissant des machines qui débitent deux tonnes de petits granules en pastique par heure.

L'entreprise, fondée en 1972, et qui appartient au groupe français Yvy Group, produit ces granulés sous la marque Nakan à destination du monde entier, pour un chiffre d'affaires de 60 millions d'euros.

"Nous ne produisons pas de vinyle ici, on vend le produit prêt à l'emploi", précise Jérémy Dauchin, directeur général de Resinoplast, comparant ses 125 salariés à "de petits cuisiniers qui préparent la recette" des futures galettes.

L'équivalent d'environ 40.000 tonnes de produits, appelés "compounds" ("composés" plastiques), sont fabriqués chaque année pour les secteurs de l'automobile, du bâtiment, et donc du disque vinyle qui constitue entre 15 et 20% de la production.

"Il y a 10 ans, ça représentait 1 à 2% puisque plus personne n'achetait de vinyle", ajoute-t-il, mais "le marché a connu une croissance très forte ces cinq dernières années" et "quand le marché a repris on était prêt".

Pour se démarquer sur ce secteur "de niche" où ne subsistent qu'une poignée d'industriels spécialisés, l'entreprise rémoise s'attache à "suivre les vagues de mode" et à anticiper "les conversions du produit", indique M. Dauchin. Une vingtaine de salariés sont dévolus à l'innovation.

- Qualité du son -

Afin d'étudier la qualité des granulés qui se fonderont dans les microsillons de la galette, l'entreprise a acquis une presse à vinyles semi-automatique venue des Etats-Unis.

Jeremy Dauchin, directeur général de Resinoplast, à Reims le 13 février 2018
Jeremy Dauchin, directeur général de Resinoplast, à Reims le 13 février 2018 ( François NASCIMBENI / AFP )

"C'est un outil très utile qui nous permet de tester le rendu de la couleur sur un disque" mais aussi de s'assurer "d'un bon son" sur des disques "aux effets métallisés", précise Mme Mirbel, insérant une pâte bleue chauffée à 160° degrés entre les mâchoires de la presse.

"Un 33 tours de bonne qualité, c'est 180 g de +compounds+ et, si les méthodes de fabrication n'ont pas changé, ce sont les exigences qui ont évolué, notamment sur la qualité du son: il ne faut pas que ce soit juste beau et cette relation entre la matière et le son est intéressante", souligne Jérémy Dauchin.

L'entreprise espère ainsi répondre aux attentes des collectionneurs, désormais rejoints par des amateurs de musique ou des consommateurs désireux de "retrouver le son de leur enfance" renfermé dans "cet objet de collection au toucher, au grain et à l'affect particuliers", poursuit-il.

Pour se démarquer, Resinoplast propose une palette d'une douzaine de couleurs différentes, des vinyles transparents, phosphorescents, qui changent de couleur dans le noir ou même qui sentent le chocolat: un monde des possibles selon les désirs de leurs clients comme le label du rockeur américain Jack White.

A ses yeux, le renouveau du vinyle, dont les premiers prix tournent autour d'une vingtaine d'euros mais peuvent s'envoler, s'explique par "un effet de mode" et "le besoin pour les artistes de matérialiser leurs œuvres" à l'heure de l'écoute et de l'achat en ligne.

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