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2019 un bon cru pour l'emploi en France, 2020 suspendu au coronavirus

| AFP | 526 | 3.67 par 3 internautes
2019 a été un bon cru pour les créations d'emplois, qui se sont accélérées en fin d'année pour atteindre 260.000
2019 a été un bon cru pour les créations d'emplois, qui se sont accélérées en fin d'année pour atteindre 260.000 ( PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP/Archives )

L'année 2019 a été un bon cru pour les créations d'emplois, qui se sont accélérées en fin d'année pour atteindre 260.000, et l'emploi devrait résister en 2020 si la crise du coronavirus ne s'installe pas dans la durée, selon des experts.

En plein conflit sur la réforme des retraites, le dernier trimestre de l'année a vu 88.800 postes créés, soit plus du double par rapport au troisième trimestre.

Sur l'ensemble de l'année, le secteur privé a crée 263.100 emplois (+1,4%), soit presque 100.000 emplois de plus qu'en 2018, mais 90.000 de moins qu'en 2017.

Pour Bruno Ducoudré, économiste à l'OFCE, le millésime 2019 est "plus fort que ce qu'on attendait" au regard de la croissance observée en France.

Selon lui, l'explication se trouve dans le nouveau dispositif d'allègements de cotisations sur les bas salaires dont ont bénéficié les entreprises en 2019. "Une partie des entreprises l'ont utilisé pour créer des emplois", estime-t-il auprès de l'AFP.

Créations d'emplois salariés dans le privé
Créations d'emplois salariés dans le privé ( / AFP )

Comme toujours ce sont les services marchands qui tirent l'emploi privé, avec plus de 200.000 créations nettes de postes en 2019. Le secteur de la construction enregistre "sa plus forte hausse annuelle depuis 2007", relève l'Insee, avec 45.000 créations (+3,3%).

Ces chiffres tombent alors que tout le monde a les yeux rivés sur l'épidémie de Covid-19 qui percute de plein fouet l'économie mondiale. L'OCDE a déjà prévenu que le monde pourrait même connaître une récession lors du premier trimestre.

L'impact du coronavirus "sera sévère sur la croissance française en 2020" et touchera aussi l'emploi, a prévenu lundi le ministre de l'Economie Bruno Le Maire. De son côté, la Banque de France estimait que cette croissance n'atteindrait que 0,1% au premier trimestre, contre 0,3% escomptés il y a un mois.

Chute d'activité

Le gouvernement a déployé tout un arsenal en début de semaine, dont le renforcement du chômage partiel: l'Etat va ainsi porter de 7,74 euros à 8,04 euros, soit le niveau du Smic, l'indemnité horaire compensatrice versée aux employeurs ayant recours à ce dispositif.

Plusieurs secteurs sont déjà touchés: hôtellerie, restauration, événementiel...

La France a créé plus d'emplois en 2019 que l'année précédente (+1,4%) mais sans atteindre le niveau de 2017, selon les chiffres définitifs publiés mardi par l'Insee
La France a créé plus d'emplois en 2019 que l'année précédente (+1,4%) mais sans atteindre le niveau de 2017, selon les chiffres définitifs publiés mardi par l'Insee ( Aurore MESENGE / AFP/Archives )

Quelque 900 entreprises ont demandé à bénéficier de mesures de chômage partiel pour environ 15.000 salariés, selon la ministre du Travail Muriel Pénicaud, précisant que ce chiffre avait plus que doublé en quelques jours, et affichant la volonté de "préserver au maximum l'emploi". Elle n'a d'ailleurs pas caché que l'objectif d'un taux de chômage à 7% à l'issue du quinquennat était "plus difficile (à atteindre) qu'avec les indicateurs qu'on avait il y a deux mois, c'est sûr".

D'après une enquête en ligne réalisée par les chambres des métiers et de l'artisanat (CMA), à laquelle quelque 500 entreprises ont répondu, sept entreprises sur dix sont touchées dans leur activité du fait du coronavirus. Leur président, Bernard Stalter, réclame des mesures supplémentaires. 80% font état d'une "tension sur la trésorerie" mais seulement 6% "envisagent une réduction des effectifs".

"Il va y avoir une chute d'activité mais l'emploi ne va pas s'ajuster aussi vite", estime M. Ducoudré. "On s'attend à ce que cela reparte assez vite, les entreprises peuvent absorber le choc" si le ralentissement de l'activité dure un ou deux trimestres, notamment du fait de l'aide de l'Etat (activité partielle, carence, indemnités journalières) mais aussi au prix de non renouvellements de contrats courts ou d'intérim, juge-t-il.

C'est d'ailleurs ce qui inquiète la CFDT, qui a demandé au gouvernement de renoncer au deuxième volet de la réforme de l'assurance chômage, qui doit entrer en vigueur le 1er avril et modifie le calcul de l'indemnisation chômage, notamment pour ceux qui enchaînent les contrats courts.

"Des mesures sont annoncées pour soutenir les entreprises et les secteurs en difficulté" à cause du coronavirus, "qu'en est-il des demandeurs d'emploi et des travailleurs précaires ?", interroge le premier syndicat français, vivement opposé à cette réforme.

"Les emplois précaires (CDD de courte durée, intérimaires…) sont la première variable d'ajustement", ajoute le syndicat, qui estime que "c'est bien en période de crise que le rôle d'amortisseur social de l'assurance chômage doit être réaffirmé".

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