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Une loi pour les riches? Les peines sont souvent légères pour les patrons sud-coréens

| AFP | 184 | 5 par 1 internautes
L'héritier de l'empire Samsung Lee Jae-yong le 7 août 2017 à Séoul
L'héritier de l'empire Samsung Lee Jae-yong le 7 août 2017 à Séoul ( Ahn Young-joon / POOL/AFP )

Le parquet sud-coréen a réclamé lundi une peine de 12 ans de prison contre l'héritier de l'empire Samsung jugé pour corruption dans le cadre d'un vaste scandale qui a coûté son poste à l'ancienne présidente.

Lee Jae-Yong est loin d'être le seul capitaine d'industrie à se retrouver aux prises avec la justice.

Les puissants conglomérats familiaux qui dominent l'économie sud-coréenne, appelés "chaebols", ont des liens rapprochés avec le pouvoir. Leurs patrons ont bien souvent été inculpés entre autres pour corruption, abus de biens sociaux, évasion fiscale.

Cependant, peu d'entre eux ont passé du temps derrière les barreaux. Même s'ils sont reconnus coupables, nombre de chefs d'entreprise ont vu leur peine considérablement réduite en appel, voire assortie du sursis intégral.

Certains ont bénéficié d'une grâce présidentielle pour services rendus à l'économie.

Cet état de fait a alimenté la colère de l'opinion publique face aux relations malsaines entre les pouvoirs politique et économique au sein de la quatrième économie d'Asie.

Voici quelques exemples d'affaires pénales impliquant les riches et les puissants.

- Samsung -

Lee Kun-Hee, président du premier conglomérat sud-coréen et père de Lee Jae-Yong, s'est retrouvé englué dans un énorme scandale de corruption en 2007, accusé d'avoir mis en place une caisse noire pour soudoyer la classe politique et tenté illégalement de faciliter la passation du pouvoir au bénéfice de son fils.

Le parquet avait réclamé sept années de prison contre lui mais il avait été condamné en 2008 à trois ans de prison avec sursis et une amende de 110 milliards de wons (82 millions d'euros) pour évasion fiscale. Il avait été gracié l'année suivante par l'ancien président Lee Myung-Bak.

- Hyundai -

En 2007, les procureurs avaient requis six ans d'emprisonnement contre le président du constructeur automobile Hyundai Motors, Chung Mong-Koo, pour abus de biens sociaux et corruption.

Il avait été reconnu coupable d'avoir détourné des centaines de millions de dollars pour corrompre des responsables du gouvernement. Condamné à trois ans de prison, sa peine avait été entièrement assortie du sursis en appel. Il avait également été gracié par le président Lee.

- SK -

Le parquet avait demandé six ans de prison contre Chey Tae-Won, président de SK Group (puces, opérateur mobile), pour avoir détourné près de 50 milliards de wons en 2013. M. Chey avait été condamné à quatre ans de prison, dont il avait purgé environ la moitié, l'une des plus longues peines effectuée par un dirigeant de "chaebol". Il avait été gracié en 2015 avec des milliers d'autres condamnés par la présidente désormais destituée Park Geun-Hye. Cette grâce controversée était destinée à marquer le 70ème anniversaire de la fin du règne impérial japonais sur la Corée.

- Hanwha -

Le président du groupe Hanwha (BTP, hôtels) Kim Seung-Youn a été condamné en 2012 à quatre ans de prison et 5,1 milliards de wons d'amende pour avoir détourné des centaines de millions de dollars. La peine était inférieure aux neuf années requises mais avait été saluée comme une rupture dans la tradition de magnanimité réservée aux patrons de "chaebols". Mais M. Kim n'avait passé que quelques mois derrière les barreaux avant qu'elle ne soit transformée en peine avec sursis.

jhw-sh/slb/ev/tes

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