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Sortir Airbus des affaires par le haut, dernière mission d'Enders

| AFP | 303 | 5 par 1 internautes
Le PDG d'Airbus Tom Enders, lors d'une conférence de presse à Munich, le 27 février 2015
Le PDG d'Airbus Tom Enders, lors d'une conférence de presse à Munich, le 27 février 2015 ( GUENTER SCHIFFMANN / AFP/Archives )

Après avoir contribué à façonner Airbus, parfois à marche forcée, et à l'affranchir de l'influence des Etats, Tom Enders doit d'ici à la fin de son mandat sortir par le haut le géant aéronautique des affaires et le remettre en selle face à ses concurrents, Boeing en tête.

"Au cours des 16 prochains mois, je collaborerai avec le conseil d'administration afin d'assurer une transition fluide avec le prochain président exécutif et une nouvelle génération de dirigeants", a déclaré Tom Enders en annonçant son départ en 2019.

"Je me focaliserai sur nos défis commerciaux et je continuerai à faire progresser et à renforcer nos programmes d'éthique et de conformité", a-t-il ajouté.

Dès son arrivée aux commandes en 2012, Tom Enders a été confronté aux affaires.

Airbus est la cible de deux enquêtes en Autriche et en Allemagne autour de la vente d'avions de combat Eurofighter à Vienne. En Autriche, Tom Enders figure parmi les personnes visées par l'enquête, mais de l'aveu du parquet général de Munich, la justice allemande dispose "de peu de preuves de corruption".

A l'époque, il avait prévenu qu'il "n'y a pas de place chez EADS (l'ex-nom d’Airbus) pour un comportement corrompu ou non conforme à l'éthique".

Las, c'est lui qui a décidé quatre ans plus tard d'auto-dénoncer des irrégularités sur des transactions qui valent à Airbus d’être depuis 2016 sous le coup d'investigations du Parquet national financier (PNF) en France et du Serious fraud office (SFO) en Grande-Bretagne.

Cette stratégie lui est aujourd'hui reprochée par certains, mais grâce à elle, Airbus espère éviter le pire: un procès au pénal et l'interdiction d'accès aux marchés publics en cas de condamnation.

L'annonce de son départ et celui de Fabrice Brégier devrait permettre d'éviter une guerre de succession et d'assurer une continuité avec l'arrivée au poste de numéro deux de Guillaume Faury, le patron d'Airbus Helicopters.

- "Une entreprise comme une autre" -

En interne, on souligne que sa tâche sera compliquée par le fait que son horizon à la tête du groupe est désormais limité.

"C'est compliqué lorsqu'on est donné partant dans un an", résume un cadre du groupe sous couvert de l'anonymat. "Comment discuter des projets et des perspectives quand on sait que la personnes sera partie dans 18 mois."

"On a la stabilité, on espère ne pas tomber dans l'immobilisme", complète un autre. "Les défis ne manquent pas pour Airbus. Il faut se concentrer sur le business."

Car en dépit de succès récents, avec notamment la plus grande commande de son histoire engrangée lors du salon de Dubai, ou le coup majeur annoncé jeudi par Delta pour 100 A321neo, Airbus est à la traine de son rival américain depuis de début de l'année.

Il a néanmoins réussi une autre jolie performance il y a quelques semaines avec l'entrée sur le programme CSeries de Bombardier. Ce coup de maître permet à Airbus d'accroître un peu plus la pression sur Boeing.

Mais le groupe fait face aux départs quasi-simultanés en retraite de plusieurs de ses plus hauts dirigeants, à commencer par John Leahy, le génial directeur commercial qui a fait passer Airbus de 18 à 50% des parts de marché.

Parmi les historiques de la petite équipe mise en place par Enders à son arrivée en 2012, seul reste Thierry Baril, le directeur des ressources humaines d'Airbus, et Harald Wilhem, le directeur financier, dont le sort est lié à celui de Tom Enders.

Fabrice Brégier, cheville ouvrière des programmes A320neo, A350, de la montée en cadence de production et de l'implantation d'Airbus sur les terres de Boeing, avec un ligne d'assemblage à Mobile (Alabama), s'apprête à quitter le groupe moins d'un an après le départ de Marwan Lahoud, le directeur de la stratégie en février dernier.

Des responsables importants, comme Didier Evrard, le patron des programmes, et Tom Williams, le directeur des opérations, doivent bientôt prendre leur retraite.

Après avoir "pacifié le climat franco-allemand en ne gouvernant pas avec son passeport mais en privilégiant les compétences", selon un cadre du groupe, et réussi à faire d'Airbus "une entreprise comme une autre", conformément à son rêve en 2012, Tom Enders n'a que quelques mois pour remettre Airbus sur des rails.

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