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L'EPR, fleuron du nucléaire français aux multiples déboires

| AFP | 374 | Aucun vote sur cette news
Photo de l'EPR de Flamanville prise le 16 novembre 2016
Photo de l'EPR de Flamanville prise le 16 novembre 2016 ( CHARLY TRIBALLEAU / AFP/Archives )

L'EPR, dont un rapport prône la construction de six exemplaires en France à partir de 2025 selon les Echos, est un réacteur nucléaire de troisième génération conçu pour offrir une puissance et une sûreté améliorées, mais qui a subi de nombreuses déconvenues.

Lancée en 1992, cette technologie présentée comme le fleuron de la filière nucléaire française a été codéveloppée par le français Areva (devenu Orano) et l'allemand Siemens, au sein de leur filiale commune Areva NP, dont Siemens s'est depuis retiré.

EDF vient de prendre le contrôle de cette activité dans le cadre de la réorganisation de la filière nucléaire française orchestrée par l'Etat.

Conçu pour fonctionner pendant 60 ans, l'"European Pressurized Water Reactor" se fonde sur la technologie des réacteurs à eau sous pression, la plus utilisée dans le monde.

Il offre une puissance très élevée (1.650 mégawatts) et bénéficie d'une multiplication des systèmes de sauvegarde pour refroidir le cœur du réacteur en cas de défaillance, d'une coque de protection en béton et acier, et d'un récupérateur de corium censé réduire les conséquences en cas d'accident grave.

Le premier chantier a été lancé à Olkiluoto (Finlande) en 2005, pour le compte de l'électricien TVO, avec Areva et Siemens directement maîtres d'œuvre. Mais les contretemps et dérapages budgétaires se sont accumulés. Sa mise en service est prévue en mai 2019, soit dix ans de retard sur le calendrier initial.

Un contentieux opposait TVO à Areva et Siemens, chaque partie imputant les retards à l'autre et réclamant des milliards de dédommagements. Mais celui-ci s'est soldé en mars, avec le versement par le spécialiste français du nucléaire d'une compensation de 450 millions d'euros.

Le deuxième EPR, en chantier depuis 2007 à Flamanville (Manche) a également accumulé les déboires, à cause notamment d'anomalies découvertes sur la composition de l'acier du couvercle et du fond de la cuve.

- Surcoûts et retards -

L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a exigé que le couvercle de la cuve soit remplacé avant la fin 2024.

S'y sont ajouté plus récemment des problèmes de soudures, entraînant nouveaux retards et nouveaux surcoûts.

EDF prévoit désormais de démarrer l'EPR de Flamanville fin 2019, pour une mise en service commerciale en 2020, quand le calendrier initial tablait sur 2012. Son coût a entretemps plus que triplé, à 10,9 milliards d'euros.

Deux autres EPR ont été commandés par la Chine, à Taishan, via une une coentreprise détenue à 51% par l'électricien étatique chinois CGN, à 30% par EDF et, depuis 2012, à 19% par l'électricien de la province du Guangdong.

Raccordé au réseau électrique en juin, l'un d'eux a été le premier au monde à fonctionner, bien que le chantier ait commencé en 2009, après celui de Flamanville. Le deuxième doit être mis en service courant 2019.

L'EPR a aussi été retenu par EDF pour un projet de deux réacteurs à Hinkley Point en Angleterre.

Il y a un an, EDF a annoncé s'attendre à un surcoût de 1,5 milliard de livres (1,7 milliard d'euros) pour cet énorme chantier, ce qui porte l'investissement total à 19,6 milliards de livres, soit environ 22,3 milliards d'euros.

Le groupe évoquait un "risque" de retard de 15 mois pour le premier réacteur, censé entrer en service fin 2025, et de neuf mois pour le second, qui doit démarrer six mois plus tard.

En mars, Paris et New Delhi ont affirmé leur objectif de débuter "à la fin de 2018" les travaux pour la construction en Inde de la "plus grande centrale nucléaire au monde", avec six réacteurs de type EPR, un dossier en négociations depuis près d'une décennie.

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