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Investir plus face à la neige ? Coûteux et pas forcément utile

| AFP | 626 | Aucun vote sur cette news
La route N118 près de Vélizy-Villacoublay (Yvelines, le 7 février 2018 juste après sa fermeture
La route N118 près de Vélizy-Villacoublay (Yvelines, le 7 février 2018 juste après sa fermeture ( Samuel Boivin / AFP/Archives )

Faut-il investir plus pour éviter la pagaille sur les routes ? La question se pose à chaque épisode neigeux en Ile-de-France mais le caractère exceptionnel de ces phénomènes et le niveau d'équipement actuel rendent inutiles ces coûteux investissement, s'accordent à dire les collectivités.

"12 centimètres en 24 heures, on n'avait pas vu ça depuis 1987. Mais clairement, on n'a aucun intérêt à investir en masse dans des véhicules spécialisés" qui seraient utilisés très épisodiquement, tranche la Ville de Paris, qui estime être "bien équipée". Un camion chasse-neige neuf coûte ainsi plus de 100.000 euros, le prix d'une simple lame s'élevant à plusieurs milliers d'euros.

L'épisode neigeux de ces derniers jours a perturbé les transports en commun franciliens, et la route nationale 118, traditionnel point noir dans la région en pareille situation, a encore fait la une des journaux lorsque 1.500 à 2.000 automobilistes sont restés bloqués mardi soir au sud-ouest de Paris.

Les Républicains ont fustigé le "manque d'anticipation" du gouvernement, quand le porte-parole de ce dernier, Benjamin Griveaux, assurait que face à cette "situation exceptionnelle", des "moyens exceptionnels" étaient engagés.

Cumuls de neige prévus
Cumuls de neige prévus ( Thomas SAINT-CRICQ / AFP )

L’État dispose déjà de "moyens très importants sur tout le territoire", fait-on valoir au ministère des Transports, avec en particulier 73 camions équipés de lames de déneigement et de saleuses en Ile-de-France, sans compter ceux des sociétés d'autoroutes.

Et la circulation des poids-lourds a été interdite pour des raisons de sécurité et afin de réduire le trafic.

Même discours à la SNCF, "déjà pas mal équipée" selon un porte-parole: la compagnie dispose de chasse-neige prépositionnés sur le réseau et s'équipe progressivement en engins "racleurs" pour éviter que les caténaires ne gèlent.

Dans Paris intramuros, 34 saleuses tournent depuis lundi soir, en priorité sur les grands axes comme les grands boulevards et sur le périphérique, et 200 agents sont mobilisés nuit et jour. 200 à 250 tonnes de sel sont déversées chaque demie journée.

Résultat, "aujourd'hui, une rue sur deux est salée", se félicitait-on jeudi à la mairie, en expliquant que les automobilistes font aussi sans le savoir une part du travail: leurs véhicules disséminent à travers la ville le sel qui adhère à leurs pneus.

- 'Information dysfonctionnelle' -

Dans la commune de Bussy-Saint-Georges en Seine-et-Marne, 30.000 habitants et 80 kilomètres de routes, le maire Yann Dubosc considère aussi que "l'investissement est déjà maximum": 20 à 30 personnes, qu'il faudra rémunérer en conséquence, deux saleuses-déneigeuses et des quads, sont mobilisés jour et nuit.

"La plupart des communes ont ce type de matériel", explique-t-il.

Mais il reconnaît que si l'épisode dure et s'aggrave, il ne pourra pas mettre de moyens humains supplémentaires: "Les agents sont très fatigués".

La neige recouvre des rails de chemin de fer près à Artenay près d'Orléans à 120 km au sud de Paris le 8 février 2018
La neige recouvre des rails de chemin de fer près à Artenay près d'Orléans à 120 km au sud de Paris le 8 février 2018 ( CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP/Archives )

Les petites communes, elles, ne peuvent pas s'offrir d'engins déneigeurs. Même amorti sur plusieurs années, leur coût de 70.000 à 100.000 euros selon M. Dubosc reste une charge trop importante pour elles.

C'est donc la solidarité qui joue: les déneigeuses des communes voisines plus grandes peuvent parfois poursuivre leur travail au-delà des limites de la commune pour dégager les routes des villages.

Mais outre les moyens matériels et humains, c'est bien l'organisation et l'information des usagers qui gagneraient selon certains à être renforcées.

"Ce n'est pas forcément une question de moyens, mais de coordination et d'aide à la décision. Se retrouver bloqués sur des voiries d’État ou départementales est inadmissible car on est prévenu, et on sait gérer en principe car on a le matériel", estime Yann Dubosc.

Valérie Pécresse, la présidente LR de la région Ile-de-France, a, elle, reconnu jeudi que l'information était le "gros point "noir".

"A l'heure de l'internet, à l'heure du digital, c'est un sujet sur lequel il faut que nous soyons beaucoup plus exigeants", a-t-elle estimé, évoquant une "information voyageur totalement dysfonctionnelle" ces derniers jours et invitant en particulier la SNCF à "mettre les bouchées doubles" en la matière.

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