En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.
  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 378.98 PTS
-
5 317.0
-
SBF 120 PTS
4 247.11
-
DAX PTS
12 168.74
+0.21 %
Dowjones PTS
25 776.61
-0.39 %
7 420.66
-0.41 %
1.115
-0.01 %

Guerre commerciale: l'arsenal de la Chine face à Trump

| AFP | 557 | 5 par 1 internautes
Pékin a tiré une première salve de sanctions commerciales contre les Etats-Unis, en réponse aux augmentations de droits de douane de l'administration Trump
Pékin a tiré une première salve de sanctions commerciales contre les Etats-Unis, en réponse aux augmentations de droits de douane de l'administration Trump ( JOHANNES EISELE / AFP/Archives )

Pékin a tiré une première salve de sanctions commerciales contre les Etats-Unis, en réponse aux augmentations de droits de douane de l'administration Trump. D'autres mesures pourraient suivre.

Relever les droits

La Chine importe presque quatre fois moins de biens qu'elle n'en exporte vers les Etats-Unis, ce qui limite sa marge de manoeuvre face aux nouvelles sanctions commerciales.

Si, à partir du 1er juin, Pékin va relever ses tarifs douaniers à 10%, 20%, voire jusqu'à 25% sur un ensemble de marchandises américaines déjà taxées --gaz naturel liquéfié, produits chimiques, fruits et légumes, fruits de mer-- il arrive désormais à court de munitions.

Aujourd'hui, la quasi totalité des marchandises américaines sont surtaxées en Chine, soit 110 milliards de dollars sur un total annuel de 120 milliards.

La nouvelle salve de mesures porte sur 5.140 produits représentant 60 milliards de dollars d'importations annuelles.

Passer à l'étape supérieure?

"Augmenter les droits de douane, c'est s'infliger soi-même des coups" car "on augmente le coût des importations de ses propres producteurs", estime Robert Lawrence, professeur de commerce international à l'Université Harvard.

Cependant, en pleine guerre commerciale "les considérations économiques sont secondaires", reconnaît-il, car "il s'agit beaucoup plus d'une question de posture et de politique". "La Chine peut-elle passivement accepter (un tel traitement)?"

Les automobiles et pièces détachées auto en provenance des Etats-Unis sont menacées par une hausse de 25% des droits. Annoncée par Pékin en décembre, cette mesure a été suspendue en début d'année mais peut être facilement réactivée.

Le secteur, crucial pour l'économie américaine, représente aussi une importante base électorale pour Donald Trump.

Dévaluer le yuan?

La banque centrale chinoise peut-elle abaisser le cours de sa monnaie, le yuan, pour soutenir les firmes exportatrices, comme Donald Trump l'en accuse régulièrement?

Cette stratégie serait "peu réaliste", selon Rajiv Biswas, du cabinet IHS Markit.

Au contraire, "depuis 2015, l'une des priorités du gouvernement chinois a été de stabiliser le taux de change" afin de "protéger les réserves" du pays, rappelle l'économiste.

"Une baisse déstabilisatrice du yuan pourrait déclencher de nouvelles sorties importantes de capitaux", selon M. Biswas.

Pénaliser les entreprises?

La Chine pourrait entraver le fonctionnement des entreprises américaines chez elle: exigences réglementaires, durcissement des contrôles sanitaires et fiscaux ou encore blocages en douane.

Ces mesures "bénéficieraient d'un large soutien en Chine, mais elles mineraient davantage la confiance des entreprises" étrangères, prévient Jake Parker, de la Chambre de commerce américaine.

Si Pékin optait pour cette option, cela constituerait "une escalade", analyse Jacob Funk Kirkegaard, chercheur au Peterson Institute for International Economics (PIIE). "Si on fait ça, on prend le risque que l'administration Trump décide de faire un autre ZTE et bloque l'accès (de la Chine) à certaines technologies".

L'an dernier, Washington avait interdit toutes ventes de composants électroniques à ZTE, mettant en péril l'existence même de ce géant des télécoms, accusé d'avoir violé des embargos contre l'Iran et la Corée du Nord.

Donald Trump avait finalement consenti à revenir sur cette décision.

Appeler au boycott?

Les Chinois pourraient être incités à ne plus acheter de produits phares américains, à l'image des iPhone.

En froid avec le Japon en 2012 ou la Corée du Sud en 2017, des campagnes de boycott orchestrées par le pouvoir avaient conduit à un effondrement de 50% des ventes pour les marques automobiles de ces deux pays en un mois.

Mais cette mesure pénaliserait aussi les millions de Chinois employés par des entreprises américaines et leurs partenaires locaux.

Snober Boeing?

La Chine est capitale pour Boeing, qui y vend un quart de ses avions.

Relations commercialesentre les Etats-Unis et la Chine
Relations commercialesentre les Etats-Unis et la Chine ( Vincent LEFAI / AFP )

Le rédacteur en chef du journal nationaliste Global Times -- contrôlé par le gouvernement chinois -- a relancé la possibilité que son pays réduise les commandes de Boeing, bien que l'avionneur se dise "confiant".

Fin mars, Pékin a pourtant finalisé une commande ferme de 300 Airbus, à l'occasion de la visite du président chinois en France.

Vendre la dette?

La Chine est le principal détenteur de dette américaine (environ 1.200 milliards de dollars). Mais en vendre une grosse partie serait risqué, car toute déstabilisation des marchés pourrait entamer la valeur des bons du Trésor détenus par Pékin.

 ■

Copyright © 2019 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
1 avis
Note moyenne : 5
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

OFFRE ASSURANCE VIE

BOURSE DIRECT HORIZON

Découvrez le nouveau contrat d'assurance vie de Bourse Direct

JUSQU'A 170 € DE PRIME OFFERTE*
OU 500 € OFFERTS* EN FRAIS DE COURTAGE

* SOUS CONDITIONS

Pour toute 1ère adhésion au contrat d’assurance vie Bourse Direct Horizon avant le 30 juin 2019 inclus, avec un versement initial investi à 20% minimum sur un (ou des) support(s) d'investissement en unités de compte non garantis en capital.

Je profite de l'offre

PRIMÉ MEILLEUR NOUVEAU CONTRAT D’ASSURANCE VIE

Ce contrat présente un risque de perte en capital.

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 22/05/2019

Retour d'Assemblée générale...

Publié le 22/05/2019

Information aux ationnaires...

Publié le 22/05/2019

La cotation de la société de biotechnologie spécialisée dans le développement de nouveaux traitements pour les maladies liées à l'âge, reprendra le 23 mai...

Publié le 22/05/2019

Ce partenariat vise à publier sur PagesJaunes (site & mobile) un parcours de prise de rendez-vous en ligne pour les établissements et professionnels de santé...

Publié le 22/05/2019

Situé à proximité du centre-ville de Champigny-sur-Marne, cet ensemble immobilier est composé de 2 bâtiments en R+6...