5 383.81 PTS
-
5 383.50
+0.01 %
SBF 120 PTS
4 301.32
-
DAX PTS
13 043.03
+0.37 %
Dowjones PTS
23 157.60
+0.70 %
6 114.35
-0.13 %
Nikkei PTS
21 437.23
+0.35 %
Suivez-nous sur Facebook
Suivez-nous sur Google +
Suivez-nous sur Twitter
Suivez-nous sur Youtube

Glyphosate: la bataille du diagnostic sanitaire

| AFP | 176 | Aucun vote sur cette news
Des environnementalistes brandissent des maquettes de papillons géants à côté d'un immense spray de désherbant au glyphosate devant la porte de Brandebourg à Berlin, le 8 février 2017
Des environnementalistes brandissent des maquettes de papillons géants à côté d'un immense spray de désherbant au glyphosate devant la porte de Brandebourg à Berlin, le 8 février 2017 ( Britta Pedersen / dpa/AFP/Archives )

L'impact sur la santé du glyphosate, herbicide classé "cancérogène probable" en 2015 par le Centre de recherche sur le cancer de l'OMS, est au coeur d'une vive polémique entre industriels, scientifiques, ONG, et autorités d'évaluation.

- "Cancérogène probable" -

Cet herbicide de synthèse familier des agriculteurs et des jardiniers a été classé en mars 2015 "cancérogène probable" par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Le CIRC, basé à Lyon et composé de scientifiques internationaux, évalue, sur la base des études publiées, les causes environnementales du cancer. Il s'est prononcé sur l'impact d'environ un millier d'agents (produits chimiques, pollutions, etc).

Ses bilans ne mesurent pas la probabilité qu'un cancer survienne en cas d'exposition, mais la force des indices scientifiques montrant un impact cancérogène.

Elle propose cinq niveaux de classement. "Cancérogène probable", le dernier avant "cancérogène", signifie qu'on a des données de cancérogénéité "limitées" chez l'homme mais suffisantes chez l'animal de laboratoire.

Pour le glyphosate, les risques ont été évalués en se fondant notamment sur des études d'exposition agricole aux Etats-Unis, au Canada, en Suède ainsi que sur des animaux en laboratoires.

Il existe aujourd'hui "suffisamment de preuves de son caractère cancérogène à travers des expériences animales", soulignait le CIRC en 2015. L'agence indiquait aussi avoir tenu compte des travaux de l'agence américaine de l'environnement (EPA) qui, après avoir classé le glyphosate "cancérogène possible" en 1985, était revenue en arrière en 1991.

- "Substance suspecte" -

En novembre 2015, l'Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) estimait "improbable" que le glyphosate présente un danger cancérogène pour l'homme.

Il n'est pas non plus génotoxique, c'est-à-dire susceptible d'endommager l'ADN, selon l'Efsa, qui en revanche lui fixe pour la première fois un seuil de sécurité toxicologique.

En 2017, l'Efsa a réitéré sa position et l'agence européenne en charge des produits chimiques (ECHA) est allée dans le même sens.

En 2016, l'Agence française de sécurité sanitaire (Anses) avait affirmé: "au vu du niveau de preuve limité", le glyphosate ne peut être classé "cancérogène avéré ou présumé pour l'être humain", mais une classification comme "substance suspectée d'être cancérogène" peut "se discuter".

Au-delà de la substance active, l'Agence française se préoccupe aussi des adjuvants renforçant les préparations à base de glyphosate, en particulier la tallowamine. En 2016, 132 produits associant les deux composés se voient ainsi imposer un retrait du marché, du fait de "risques pour les utilisateurs du grand public ou du monde agricole".

- Évaluations au crible -

Alors, cancérogène ou pas?

L'Efsa explique que la divergence de résultats avec l'agence de l'OMS tient à la prise en compte "d'une vaste quantité d'éléments, y compris un certain nombre d'études non évaluées par le CIRC".

Des scientifiques et des ONG dénoncent eux une évaluation européenne "biaisée", car basée sur des rapports fournis par les industriels tandis que, selon eux, d'autres études ne sont pas - ou mal - prises en compte.

Selon l'ONG autrichienne Global 2000, sur les 12 études disponibles sur la cancérogénicité du glyphosate, sept montrant un risque accru pour les rongeurs exposés n'ont pas été prises en compte par les agences européennes, pour des raisons de méthode statistique.

La dernière évaluation de l'ECHA a aussi été mise en cause par un toxicologue américain renommé, Christopher Portier, qui a eu accès aux données utilisées. "L'Efsa comme l'ECHA n'ont pas réussi à identifier tous les cas statistiquement significatifs sur le cancer dans les études menées sur les rats", a écrit l'expert à Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne.

Une centaine de scientifiques, avec M. Portier à leur tête, avaient tiré un signal d'alarme début 2016.

Des parlementaires et des ONG comme l'association bruxelloise Corporate Europe Observatory (CEO), ont réclamé l'accès à l'intégralité des études industrielles utilisées, dont seuls des résumés sont fournis. L'industrie des pesticides invoque de son côté la confidentialité, le secret commercial et la propriété intellectuelle.

 ■

Copyright © 2017 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

OFFRE BOURSE DU MOMENT

Jusqu'à
1000 € OFFERTS

sur vos frais de courtage !*

Valable pour toute 1ère ouverture de compte avant le 15 novembre 2017

CODE OFFRE : RENTREE17

Je profite de l'offre

* Voir conditions
N'oubliez pas pour profiter de l'offre, indiquez le code promo : RENTREE17 lors de votre ouverture de compte.

À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 18/10/2017

Les revenus locatifs des 9 premiers mois de l'année sont de 25,1 ME en 2017...

Publié le 18/10/2017

En diffusant Myrian et ses applications d'imagerie, CGTR fournit aux médecins du réseau des applications d'imagerie expertes, notamment sur la cancérologie et les pathologies vasculaires...

Publié le 18/10/2017

Le détachement du coupon aura lieu le 28 novembre 2017 à zéro heure...

Publié le 18/10/2017

Cette cérémonie est organisée par EuropaBio...

Publié le 18/10/2017

La notation des valeurs est réalisée sur plus de 130 critères extra-financiers...

CONTENUS SPONSORISÉS