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Echanges de médicaments entre hôpitaux: une appli pour réduire le gaspillage

| AFP | 86 | Aucun vote sur cette news
Le gaspillage de médicaments périmés se chiffre chaque année à des dizaines de millions d'euros
Le gaspillage de médicaments périmés se chiffre chaque année à des dizaines de millions d'euros ( CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP/Archives )

Un traitement pour une maladie rare vendu 15.000 euros par l’hôpital de Troyes à celui de Saint-Malo: la transaction est possible avec la plateforme MaPUI, créée par des Bretons afin de réduire le gaspillage de médicaments périmés qui se chiffre chaque année à des dizaines de millions d'euros.

"La genèse du projet vient d'un constat que j'ai fait au cours de mes différents passages dans les CHU pendant mon internat: les médicaments se perdent. Ce n'est pas dû à une mauvaise gestion de stocks mais juste intrinsèque à l'activité", explique Antoine Fouéré, pharmacien hospitalier et cofondateur de "Ma Pharmacie à usage intérieur, MaPUI".

A titre d'exemple, à l'hôpital de Saint-Malo où il exerce, "six médicaments pour un montant de 30.000 euros sont sur nos bras parce qu'on a eu une prise en charge particulière tel jour, et que le patient est décédé ou on a dû changer de traitement".

Le stock de médicaments des centres hospitaliers doit permettre "de traiter tout type de patient. On va être contraint d'avoir plein de médicaments mais certains traitements coûtent de plus en plus cher sur des maladies où l'espérance de vie est assez faible", témoigne le pharmacien au CH de Saint-Malo qui compte 888 lits.

"Un flacon de médicament anticancéreux peut coûter entre 5.000 et 10.000 euros, si on le perd, c'est un coût pour l'établissement", précise-t-il.

Pour un budget global de 22 millions d'euros, "la perte n'est pas si énorme, mais mis bout à bout avec tous les hôpitaux cela génère plusieurs dizaines de millions d'euros", observe M. Fouéré qui a lancé MaPUI en 2016 avec un ami d'enfance informaticien, Goulwen Lorcy.

Les hôpitaux payent un abonnement en fonction de leur taille, trois euros en moyenne par lit, et accèdent à une cartographie des médicaments disponibles en France. Près de 150 établissements sont déjà inscrits dont les CHU de Lille et Marseille.

- 'faire bouger les mentalités' -

"Nous avons même eu une demande du CHU de Tunis pour consulter notre plateforme mais le dispositif ne s'applique qu'entre hôpitaux français", indique Goulwen Lorcy, qui précsie toutefois que "le modèle est transposable à d'autres pays".

Une fois la transaction effectuée entre l'hôpital qui souhaite céder son médicament onéreux arrivant bientôt à péremption et l'établissement acquéreur, la plateforme, en partenariat avec Chronopost Santé, se charge de la traçabilité et de la livraison en 24H00 du produit. MaPUI propose également des préparations de médicaments.

Pour gérer les ruptures d’approvisionnement, les hôpitaux reçoivent aussi toutes les deux semaines un point par mail sur l'état des stocks.

"On peut envoyer une alerte automatique plutôt que d'appeler un par un les hôpitaux. Le dispositif peut servir sur les alertes attentats pour savoir où sont les médicaments disponibles", ajoute Goulwen Lorcy, PDG de MaPUI.

"Il n'y a rien de révolutionnaire dans ce que nous proposons, c'est du bon sens, mettre les gens en relation pour améliorer les choses, l'idée est de dématérialiser les échanges", estime-t-il.

Pour l'informaticien de 34 ans, qui a parcouru toute la France pour convaincre les centres hospitaliers et les cliniques de leur projet, "la difficulté est de faire bouger les mentalités". "On n'a pas forcément envie de reprendre le truc (médicament) d'un autre".

"La norme c'est toujours de passer par des institutions, c'est tellement lourd que parfois ça en vient à décourager la volonté des gens, les projets", abonde Antoine Fouéré. "C'est lié à mon âge, on veut aller sur des solutions qui vont vite", poursuit le pharmacien de 34 ans.

La création des groupements hospitaliers de territoire (GHT), en juillet 2016, a permis à la MaPUI d'asseoir sa légitimité. Dans la région Ouest, les CH de Rennes, Saint-Malo, Quimper ou encore Rouen s'échangent désormais des antibiotiques.

La start-up bretonne, qui emploie cinq personnes, entend pérenniser la plateforme. Après avoir bénéficié de subventions régionales, elle a lancé une levée de fonds de 300.000 euros afin de renforcer le développement informatique et embaucher un commercial.

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