5 366.63 PTS
+0.49 %
5 356.00
+0.40 %
SBF 120 PTS
4 266.79
+0.36 %
DAX PTS
13 129.97
+0.55 %
Dowjones PTS
23 430.33
+0.31 %
6 308.61
+0.00 %
Nikkei PTS
22 416.48
+0.70 %
Suivez-nous sur Facebook
Suivez-nous sur Google +
Suivez-nous sur Twitter
Suivez-nous sur Youtube

Des Français se lancent dans les machines d'impression 3D métallique

| AFP | 150 | Aucun vote sur cette news
Un technicien travaille sur une imprimante 3D métallique, le 26 octobre 2017, lors du symposium organisé à Charleville-Mézières par Platinium 3D
Un technicien travaille sur une imprimante 3D métallique, le 26 octobre 2017, lors du symposium organisé à Charleville-Mézières par Platinium 3D ( FRANCOIS NASCIMBENI / AFP )

Le développement de la fabrication additive, plus connue sous le nom d'impression 3D, incite des entreprises françaises à se lancer sur le marché des machines d'impression métallique, avec l'espoir de se faire une place dans un secteur en pleine évolution.

L'impression 3D, qui consiste à fabriquer une pièce en déposant peu à peu les unes sur les autres de minces couches de matière, a de nombreuses applications industrielles en fonction des matériaux utilisés: du plastique, du métal ou du sable pour les moules de pièces.

Les constructeurs français de machines d'impression 3D métallique ont fait le point cette semaine lors du symposium organisé à Charleville-Mézières par Platinium 3D, une plate-forme de démonstration, d'expérimentation, de recherche et de formation sur cette nouvelle technologie.

"On est à un point de bascule. Les entreprises sont très en demande. Elles découvrent ce que cette technologie est en mesure de leur apporter", explique Hubert Mongon, directeur général de l'UIMM, la fédération des métiers de la métallurgie.

Réduction de coûts et compétitivité sont des éléments susceptibles de décider les PME à s'équiper, à un moment où l'investissement industriel est en phase de reprise, selon M. Mongon.

Dans un marché européen dominé par les constructeurs allemands de machines d'impression 3D métallique, les Français commencent à se positionner.

Une machine d'impression 3D métallique, le 26 octobre 2017, au symposium organisé à Charleville-Mézières par Platinium 3D
Une machine d'impression 3D métallique, le 26 octobre 2017, au symposium organisé à Charleville-Mézières par Platinium 3D ( FRANCOIS NASCIMBENI / AFP )

Créée il y a cinq ans, la start-up strasbourgeoise Beam a déjà installé une quinzaine de machines et le rythme s'accélère avec cinq machines à livrer d'ici la fin de l'année, indique Pierre-Henri Thiefaine, vice-président développement.

L'offre s'adresse aux "pionniers qui vont faire un investissement d'avenir", explique M. Thiefaine. Beam vient de compléter sa gamme par un troisième modèle, plus petit et donc moins cher, en visant les scientifiques et les centres de recherche.

Autre nouveau sur la ligne de départ: Addup, coentreprise créée en 2016 entre Michelin et le groupe d'ingénierie Fives.

Michelin avait déjà une longue expérience de la fabrication additive qu'elle a intégrée il y a 15 ans avec l'objectif de produire plus rapidement des moules de pneumatiques, a rappelé Alexandre Lahaye, directeur marketing chez Addup.

Un an et demi après sa création, Addup met sur le marché sa première machine de fabrication additive métallique.

La société Prodways, filiale de Groupe Gorgé, qui disposait déjà d'une gamme d'imprimantes 3D pour plastique et céramique, a annoncé il y quelques mois le développement d'une machine pour l'impression métal de grandes pièces.

"Chaque matière permet d'attaquer de nouveaux marchés", a souligné Franck Fabre, ingénieur d'affaires chez Prodways Technologies.

- Des places à prendre -

"Il y a une amorce de filière française dans le domaine de la fabrication additive", observe Jean-Camille Uring, vice-président de la Fédération des industries mécaniques (FIM). "Le moment est important pour se positionner sur le marché".

Le président de l'Alliance pour l'industrie du futur, Philippe Darmayan, va dans le même sens: "il y a de la place à prendre sur les créneaux existants", mais aussi "des marchés de niche dans lesquels une entreprise peut plus facilement trouver son secteur d'excellence".

Sébastien Guenet, délégué général adjoint de l'UIIMM Champagne-Ardennes, au symposium de Charleville-Mézières, le 26 octobre 2017
Sébastien Guenet, délégué général adjoint de l'UIIMM Champagne-Ardennes, au symposium de Charleville-Mézières, le 26 octobre 2017 ( FRANCOIS NASCIMBENI / AFP )

Comme la numérisation et la robotisation, la fabrication additive est l'une des innovations que l'Alliance pour l'Industrie du futur s'efforce de promouvoir auprès des PME et TPE.

Cette ambition est au coeur de la plate-forme Platinium 3D, qui veut "accompagner le tissu industriel pour ne pas être en rupture technologique", souligne Sébastien Guenet, délégué général adjoint de l'UIIMM Champagne-Ardennes.

En aval de la filière, certaines PME ont sauté le pas de l'impression 3D en se positionnant comme sous-traitants pour des grands groupes, notamment dans l'aéronautique et l'automobile.

Mais l'heure de la production de masse n'a pas sonné.

"On est très loin de la grande série. Il y a un savoir-faire à développer et une problématique de compétitivité", témoigne Charles de Forges, directeur général de Spartacus 3D, en reconnaissant peiner à rentabiliser de lourds investissements initiaux.

A l'inverse, le fondateur de 3D MetalPrint, Maxime Hugues, assure avoir "identifié des marchés de niche". "Il est possible d'acheter ces machines, de les faire tourner et d'être rentable", affirme-t-il.

"Les machines que vous avez sur le marché, ce sont des machines dont l'objectif principal est la réalisation de prototypes et de pré-séries", explique M. Uring. "Le vrai passage à l'industrialisation va se faire dans les 2, 3 ans à venir", pronostique-t-il.

 ■

Copyright © 2017 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

OFFRE BOURSE DU MOMENT

Jusqu'à
1000 € OFFERTS

sur vos frais de courtage !*

Valable pour toute 1ère ouverture de compte avant le 30 novembre 2017

CODE OFFRE : RENTREE17

Je profite de l'offre

* Voir conditions
N'oubliez pas pour profiter de l'offre, indiquez le code promo : RENTREE17 lors de votre ouverture de compte.

À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 21/11/2017

Le titre a été chahuté dernièrement, sur des rumeurs de réduction de la voilure des consultants des PSA...

Publié le 21/11/2017

  INFORMATION REGLEMENTEE   Mise à disposition du Document de Référence 2016-2017      Issy-les-Moulineaux, le 21 novembre 2017 - Le Document de référence…

Publié le 21/11/2017

La transaction porte sur environ 0,23% du capital...

Publié le 21/11/2017

La low-cost indienne, Go Airlines, a reçu son premier A320neo de la part du loueur d'avions irlandais, CDB Aviation...

Publié le 21/11/2017

Ceconomy et Carrefour pourraient être sur les rangs...

CONTENUS SPONSORISÉS