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Cinq choses à savoir sur le milliardaire russe Oleg Deripaska

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Le milliardaire russe Oleg Deripaska au Forum économique mondial de Davos, le 23 janvier 2013
Le milliardaire russe Oleg Deripaska au Forum économique mondial de Davos, le 23 janvier 2013 ( JOHANNES EISELE / AFP/Archives )

Jeune fauve parmi les oligarques dans les années 2000, le milliardaire russe Oleg Deripaska a su rester dans les bonnes grâces du président Vladimir Poutine et a bâti un gigantesque empire, notamment dans l'aluminium et l'énergie.

Voici cinq choses à savoir sur le magnat qui a réussi la première introduction en Bourse d'une société russe à Londres depuis le début des sanctions occidentales contre la Russie.

- Proche des présidents

Oleg Deripaska, 49 ans, fait partie des oligarques qui se sont enrichis dans les années suivant la chute de l'URSS. Proche du premier président russe Boris Eltsine, il épouse en 2001 Polina Ioumachev, ancienne éditrice d'un magazine people et fille du chef de cabinet de M. Eltsine. Depuis octobre, Polina Deripaska détient 6,9% d'En+, la holding de son mari, selon le quotidien économique russe Vedomosti.

Si l'influence des oligarques a diminué après l'arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine en 2000, Oleg Deripaska a su rester proche du président malgré quelques tensions passagères, contrairement à d'autres magnats. En 2014, il investit abondamment dans les J.O. d'hiver à Sotchi.

- Ascension fulgurante

Né en 1968 dans la région de Nijni Novgorod (Volga), le milliardaire est fier de ses origines modestes. "J'avais onze ans quand j'ai reçu mon premier salaire dans une usine de Ust-Labinsk. J'étais l'apprenti d'un électricien, autrement dit, j'étais un véritable ouvrier", raconte-t-il dans la biographie de son site internet.

Dans les années 1990, il sort diplômé en physique quantique de la prestigieuse Université Lomonossov de Moscou, alors que le pays est en proie aux privatisations sauvages. Oleg Deripaska se lance dans le négoce de métaux et investit dans une usine d'aluminium en Sibérie. Il en prend la tête à 26 ans et, en quelques années, bâtit un empire vertigineux et se hisse parmi les plus riches du pays.

- Le "roi de l'aluminium"

Aujourd'hui, la fortune d'Oleg Deripaska est estimée par Forbes à 6,5 milliards de dollars. Sa holding En+ est surtout présente dans les métaux avec une participation dans le géant de l'aluminium Rusal et la production d'électricité. En 2016, En+ a enregistré un chiffre d'affaires de près de 10 milliards de dollars.

Basé en Sibérie et présent dans 19 pays, le groupe se présente sur son site en affirmant que "nos capacités de production d'aluminium font de nous le plus large producteur du secteur en dehors de la Chine". Mais l'empire Deripaska s'étend aussi au secteur automobile, aux assurances et à l'agriculture.

- Frappé par la crise

Au moment de la crise financière de 2008, le géant vacille. S'il est frappé de plein fouet, c'est qu'il a développé ses activités en contractant des emprunts à l'étranger garantis par ses actifs. "Au total nous étions endettés à hauteur de 4,5 milliards de dollars", raconte-t-il dans sa biographie. L'état russe vole alors à son secours et la banque publique de développement Vneshekonombank (VEB) lui prête cette somme pour payer ses créanciers.

"Je me souviens très clairement de la nuit du 29 octobre (2008)", raconte-t-il dans sa biographie. "Le conseil d'administration de Rusal s'est réuni dans le bâtiment Vneshekonombank et a signé les documents qui ont approuvé un prêt de 4,5 milliards de dollars".

- Ingérence russe aux USA

Oleg Deripaska - un temps proche de l'ancien directeur de la campagne Trump Paul Manafort visé par l'enquête du FBI - a offert de collaborer avec les commissions du Congrès enquêtant sur les éventuelles ingérences russes dans l'élection présidentielle remportée par Donald Trump.

Fin mai, dans un communiqué publié par sa holding, le magnat a réfuté avoir exigé de bénéficier d'une immunité en échange d'une participation à l'enquête - comme l'a rapporté le New York Times -, ajoutant ne pas détenir d'informations soutenant la thèse d'une ingérence russe mais "des preuves témoignant du contraire".

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