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Catalogne: du référendum à la rupture, près d'un mois de crise

| AFP | 2565 | 4 par 1 internautes
Des Catalans célèbrent la déclaration d'indépendance proclamée par le Parlement régional, à Barcelone, le 27 octobre 2017
Des Catalans célèbrent la déclaration d'indépendance proclamée par le Parlement régional, à Barcelone, le 27 octobre 2017 ( PAU BARRENA / AFP )

Près d'un mois après le référendum interdit sur l'indépendance de la Catalogne, la crise politique en Espagne prend un virage décisif vendredi avec la déclaration d'indépendance de la région séparatiste et sa mise sous tutelle quasi simultanée.

- Référendum controversé -

Le 1er octobre, en dépit de son interdiction par la justice espagnole, un référendum d'autodétermination est organisé par le gouvernement régional de Catalogne présidé par l'indépendantiste Carles Puigdemont.

Le vote, non reconnu par Madrid et boycotté par les partis anti-indépendantistes, est émaillé de violences policières faisant au moins 92 blessés. S'ensuivront plusieurs manifestations massives.

Selon les autorités catalanes, le "oui" à la sécession a remporté 90,18% des voix avec une participation de 43%.

Le 3 octobre, dans une rare allocution télévisée, le roi Felipe VI déclare que l’État doit "assurer l'ordre constitutionnel". Il dénonce la "déloyauté inadmissible" des dirigeants catalans.

En réponse, Carles Puigdemont menace de déclarer l'indépendance de la Catalogne dans les prochains jours faute de dialogue.

Le gouvernement conservateur espagnol de Mariano Rajoy appelle les dirigeants catalans à dissoudre leur Parlement et à convoquer de nouvelles élections régionales anticipées.

- Sous pression -

Face aux incertitudes, plusieurs entreprises, dont des banques de premier plan comme Banco Sabadell et CaixaBank ainsi que le groupe gazier Gas Natural annoncent leur départ de Catalogne.

Depuis, plus de 1.500 entreprises ont transféré leur siège social hors de Catalogne. Le Fonds monétaire international (FMI) a prévenu que la crise pourrait menacer la croissance économique en 2018 et l'agence de notation financière Standard and Poor's prévoit "peut-être même une récession".

Le Parti socialiste espagnol demande de renoncer à une déclaration d'indépendance unilatérale. Ada Colau, influente maire de gauche de Barcelone, se prononce également contre une telle déclaration.

Ces voix font écho aux manifestations ayant mobilisé à travers le pays des millions d'Espagnols partisans d'un dialogue ou de l'union.

- L'indépendance... ou pas -

Le 10 octobre, lors d'une séance confuse au Parlement de Catalogne, Carles Puigdemont estime que la Catalogne doit "devenir un Etat indépendant sous forme de République", avant de "suspendre" la proclamation d'indépendance en appelant au dialogue avec Madrid.

En réponse, le Premier ministre Mariano Rajoy fixe un ultimatum au leader indépendantiste, menaçant de prendre le contrôle de la Catalogne comme le lui permet l'article 155 de la Constitution.

Dans les rangs indépendantistes, le ton se durcit. Pour le numéro deux du gouvernement catalan, Oriol Junqueras, l'offre de dialogue de Madrid ne peut porter que sur l'indépendance. L'allié d'extrême gauche, la CUP (Candidature d'unité populaire), presse Carles Puigdemont d'acter le divorce.

- Puigdemont temporise -

Le 16 octobre, le président séparatiste renouvelle son appel au dialogue.

Le 19, à l'issue d'un nouveau délai, M. Puigdemont écrit à M. Rajoy pour l'informer que le Parlement de Catalogne n'a pas voté pour déclarer l'indépendance, mais qu'il pourrait le faire si Madrid suspend l'autonomie.

Le 21, le chef du gouvernement demande l'activation par le Sénat de l'article 155 de la Constitution afin de destituer l'exécutif catalan et de convoquer des élections début 2018.

Carles Puigdemont riposte en menaçant de donner son feu vert à une proclamation unilatérale d'indépendance de la "République de Catalogne". Mais plusieurs membres de son gouvernement semblent se prononcer en faveur d'élections régionales anticipées.

Aux cris de "liberté" et "indépendance", des centaines de milliers de personnes descendent dans les rues de Barcelone pour protester contre les récentes arrestations de deux leader indépendantistes, inculpés de sédition.

Jeudi, à la veille de la décision du Sénat d'approuver l'application de l'article 155, le président catalan annonce qu'il ne convoquera pas d'élections.

- Déclaration d'indépendance et tutelle -

Vendredi, quasi simultanément, le Parlement catalan proclame l'indépendance de la région et le Sénat espagnol autorise le gouvernement à mettre sous tutelle la Catalogne et à destituer ses dirigeants.

Bruxelles, Paris, Londres, Berlin refusent aussitôt de reconnaître la déclaration d'indépendance et apportent leur soutien à Mariano Rajoy, tandis que le parquet général d'Espagne annonce qu'il engagera la semaine prochaine des poursuites contre Carles Puigdemont.

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