En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
4 875.93 PTS
+1.70 %
4 872.00
+1.68 %
SBF 120 PTS
3 888.85
+1.75 %
DAX PTS
11 205.54
+2.63 %
Dowjones PTS
24 706.35
+1.38 %
6 784.61
+0.98 %
1.136
+0.00 %

Carlos Ghosn, les accusations et sa défense

| AFP | 284 | 5 par 1 internautes
Le magistrat Yuichi Tada (c) siège tribunal de Tokyo avant le début de l'audience, le 8 janvier 2019
Le magistrat Yuichi Tada (c) siège tribunal de Tokyo avant le début de l'audience, le 8 janvier 2019 ( Kiyoshi Ota / POOL/AFP )

L'empereur déchu de l'automobile Carlos Ghosn, détenu depuis mi-novembre à Tokyo pour des malversations financières présumées, a répondu mardi point par point aux accusations du parquet lors de sa première comparution publique.

"Votre Honneur, je suis innocent des accusations proférées à mon encontre. J'ai toujours agi avec intégrité et je n'ai jamais été accusé d'avoir mal agi au cours de ma carrière professionnelle de plusieurs décennies", a-t-il lancé devant le tribunal.

Récapitulatif de ce qui lui est reproché, des soupçons de dissimulation de revenus aux charges d'abus de confiance.

Dissimulation de revenus

Carlos Ghosn a été mis en examen le 10 décembre pour avoir minimisé, dans les rapports de Nissan remis aux autorités boursières, une partie de ses revenus: environ 5 milliards de yens (40 millions d'euros) sur cinq années, de 2010 à 2015.

Il est aussi soupçonné d'avoir fait de même sur la période de 2015 à 2018, pour un montant de 4 milliards de yens, mais il n'est à ce stade pas poursuivi pour ce motif.

Selon une source proche du dossier, il a procédé de la sorte en raison de l'entrée en vigueur d'une loi imposant aux administrateurs les mieux payés de divulguer leurs rémunérations.

L'avocat de Carlos Ghosn, Motonari Otsuru, donne une conférence de presse devant les correspondants étrangers après la comparution de son client, le 8 janvier 2018 à Tokyo
L'avocat de Carlos Ghosn, Motonari Otsuru, donne une conférence de presse devant les correspondants étrangers après la comparution de son client, le 8 janvier 2018 à Tokyo ( Kazuhiro NOGI / AFP )

"Tout d'un coup, M. Ghosn s'est retrouvé obligé de publier ses revenus annuels (qui s'élevaient à l'époque à 2 milliards de yens), et à partir de ce moment-là il a commencé à les diviser en deux parties: un montant déclaré, un autre non déclaré censé en théorie lui être versé au moment où il se retirerait du groupe", assure cette source.

Le but de la manoeuvre aurait été d'éviter les critiques des actionnaires et des employés, dans un pays où les PDG perçoivent des émoluments plus modestes qu'ailleurs.

Devant le juge mardi, le dirigeant de 64 ans a assuré ne "jamais avoir signé de contrat avec Nissan pour recevoir un montant fixe non divulgué".

Il y a bien eu des projets pour déterminer les revenus que M. Ghosn percevrait après sa retraite, "mais à ma connaissance, ils ont été examinés par des avocats internes et externes" au groupe, "témoignant du fait que je n'avais aucune intention de violer la loi", a ajouté le magnat de l'automobile.

Abus de confiance

Carlos Ghosn est en outre accusé d'avoir tenté de faire couvrir par Nissan "des pertes sur des investissements personnels" au moment de la crise financière d'octobre 2008, qui a fait chuter le dollar face au yen et plonger les actions de Nissan. La somme incriminée s'élève à 1,85 milliard de yens.

Pour résoudre ce problème financier, il aurait obtenu qu'un milliardaire saoudien, Khaled Juffali, se porte garant et aurait effectué ultérieurement des virements d'un montant équivalent sur le compte de ce dernier depuis un compte d'une filiale de Nissan.

Selon une source proche du dossier, il a puisé ces fonds dans "la réserve du PDG", prévue pour parer à des imprévus (catastrophes naturelles par exemple).

M. Ghosn a livré une toute autre version.

Il avait signé en 2006 et 2007 deux contrats pour lui assurer une certaine stabilité de ses revenus face à la volatilité des changes. Or, quand la crise a éclaté en 2008, "la banque m'a demandé de fournir une garantie, ce qui m'était impossible" à moins de démissionner de Nissan afin de recevoir ma pension de retraite.

Le PDG a donc décidé de demander à Nissan de se porter garant, le temps de trouver une autre solution. "Les contrats ont ensuite été de nouveau transférés à mon nom sans que Nissan n'ait à supporter aucune perte".

Quant à l'argent transféré à M. Juffali, "un partenaire de long terme de Nissan", il n'a aucun rapport avec cette affaire, a-t-il assuré. "Sa compagnie a été rémunérée de manière appropriée - en accord avec les responsables concernés du constructeur - en échange d'importants services rendus à Nissan", a insisté M. Ghosn. Il s'agissait d'aider le groupe à "réorganiser le réseau de distribution dans la région du Golfe".

Khaled Juffali Company a publié un communiqué défendant "les motifs légitimes" de ces paiements, relatifs à la résolution d'un différend avec une société locale et à l'établissement d'une usine dans le royaume.

Résidences de luxe, et autres soupçons

Nissan, qui mène l'enquête depuis des mois, accuse par ailleurs son ancien sauveur d'autres malversations, pour lesquelles il n'est pas mis en cause à ce stade par le parquet.

Le dossier mentionne l'existence de résidences de luxe à Beyrouth, à Rio de Janeiro et à Paris, achetées par l'intermédiaire d'une filiale basée aux Pays-Bas, officiellement censée financer des investissements dans des start-up.

Nissan a engagé des actions en justice pour récupérer l'accès à l'ensemble de ces propriétés, d'après une source proche du dossier.

Le constructeur soupçonne aussi M. Ghosn d'avoir rémunéré sa soeur d'un montant de 50.000 à 110.000 dollars par an, entre 2003 et 2016, pour des activités de conseil dont il n'a pas été trouvé trace. Nissan a pris des dispositions juridiques afin d'éviter toute prescription de l'affaire.

Enfin, le responsable franco-libano-brésilien aurait versé près de 40 millions d'euros à des "relations" au Liban et ailleurs (Brésil, Inde, Etats-Unis), argent provenant des caisses de Nissan.

Carlos Ghosn n'a pas répondu à ces accusations mardi.

 ■

Copyright © 2019 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
1 avis
Note moyenne : 5
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

RETROUVEZ LES WEBINAIRES BOURSE DIRECT

Les Turbos Call, du levier à la hausse pour votre portefeuille
Lundi 28 janvier de 12h30 à 13h30

Les SCPI, un produit incontournable dans la conjoncture actuelle ?
Vendredi 1er février de 12h15 à 13h00

Protéger son portefeuille avec les Turbos Put
Lundi 11 février de 12h30 à 13h00

Tradez sur le CAC 40 avec du levier
Lundi 18 février de 12h15 à 13h00

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 18/01/2019

SOITECLe groupe dévoilera son chiffre d'affaires au troisième trimestre.source : AOF

Publié le 18/01/2019

A la suite du communiqué du 7 décembre 2018, MM. Philippe Houdouin, Silvère Baudouin, Christophe Sollet, Michel Picot, Éric Saiz, Dominique Roche, HIFIC ainsi que Financière Arbevel ont annoncé…

Publié le 18/01/2019

En 2018, Biosynex a réalisé un chiffre d'affaires de 31,2 millions d'euros, en hausse de 2,3%. La tendance est similaire à celle constatée au premier semestre avec notamment une forte dynamique de…

Publié le 18/01/2019

Iliad annonce la mise en oeuvre d'un partenariat stratégique avec la société Jaguar Network, fournisseur de service à destination des entreprises et des marchés publics, à travers une prise de…

Publié le 18/01/2019

                                Paris, le 18 janvier 2019    Alliance stratégique entre Iliad et Jaguar Network       Le Groupe Iliad annonce la mise en…