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Marchés : l'Asie tente de se ressaisir après la déroute de Wall Street

| Boursier | 244 | Aucun vote sur cette news

Les marchés restent dans une zone de très forte turbulence ce vendredi, alors que Wall Street a connu sa pire séance depuis le krach d'octobre 1987...

Marchés : l'Asie tente de se ressaisir après la déroute de Wall Street
Credits Reuters

Les marchés restent dans une zone de très forte turbulence ce vendredi, alors que Wall Street a connu sa pire séance depuis le krach d'octobre 1987 hier soir. Ce matin, la zone Asie-Pacifique qui partait à la dérive dans la nuit se reprend en partie, à l'image de la bourse de Sydney qui remonte même de 4,4%. Bombay est en recul de 0,8%, Singapour et Shanghai reculent de 1,5%. En revanche, Hong Kong cède encore 3% et Tokyo 6%... Le choc venu des annonces de Donald Trump qui a interdit aux ressortissants de 26 pays européens de se rendre aux Etats-Unis pour une durée de 30 jours à compter de ce vendredi minuit, reste difficile à amortir. Certains marchés comme celui de Madrid commence toutefois à prendre des mesures
techniques d'interdiction de vente à découvert...

Hier soir, la Bourse de New York s'est effondrée de près de 10%, subissant son pire coup de tabac depuis le Lundi noir du krach boursier de 1987. A la clôture, l'indice Dow Jones a dévissé de 9,99% à 21.200 points, sa pire journée depuis le krach boursier de 1987, tandis que l'indice large S&P 500 a lâché 9,51% à 2.480 pts et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques, perdait 9,43% à 7.201 pts. Les trois indices américains sont désormais tombés dans un marché baissier ("bear market") caractérisé par une baisse de plus de 20% par rapport à leurs derniers pics...

Les investisseurs ont cédé à un vent de panique après une série de réponses politiques et monétaires jugées insuffisantes pour lutter contre les effets du coronavirus Covid-19... Donald Trump a particulièrement choqué les marchés en annonçant une suspension des transports aériens d'Europe vers les Etats-Unis, tandis que la BCE a annoncé jeudi des mesures de soutien qui ne sont pas allées assez loin selon les marchés...

En début de soirée, la Fed a annoncé son intention de racheter 1.500 milliards de dollars d'obligations d'Etat supplémentaires, mais cela n'a soulagé que très temporairement les indices, les investisseurs craignant que la panique actuelle n'entraîne une crise de liquidités.
Le Dow Jones est désormais revenu à son plus bas niveau depuis près de 3 ans, à la fin mai 2017, tandis que le S&P 500 est au plus bas depuis la fin 2018, et que le Nasdaq est revenu à son niveau de janvier 2019.

Les compagnies aériennes laminées

Aux Etats-Unis, la population a pris soudain conscience de la gravité de la pandémie, symbolisée notamment par l'annulation de nombreux événements sportifs, salons professionnels ou festivals. A Wall Street comme sur les autres marchés, aucun secteur n'a été épargné par la baisse, mais les transports aériens et le tourisme se sont effondrés après l'annonce par Donald Trump du gel pendant 30 jours des vols en provenance d'Europe vers les Etats-Unis.

Parmi les plus fortes baisses à Wall Street figurent Delta Air Lines (-21%), Southwest Airlines (-15%), American Airlines (-17,3%), United Airlines (-24,8%), Boeing (-18,1% après -18% mercredi) ou encore Avis Budget group (-20%) ou Seaworld (-24,5%), Walt Disney (-13%) ou encore le croisiériste Carnival (-31%). Après la clôture des marchés, Disney a annoncé la fermeture de son parc de loisirs Disneyland en Californie, à partir de samedi matin, et jusqu'à la fin du mois.

Sur les marchés obligataires, les taux d'intérêt ont limité leur recul après les annonces surprises de la Fed, qui a annoncé son intention d'injecter 1.500 milliards de dollars supplémentaires cette semaine sur le marché monétaire.
La Fed a donc offert dès jeudi 500 milliards de dollars à échéance de trois mois, et offrira vendredi 500 milliards à trois mois et 500 milliards à un mois. Par la suite, la banque centrale américaine injectera chaque semaine 500 milliards à trois mois et 500 milliards à un mois jusqu'au 13 avril, a-t-elle précisé.
Après ces annonces, le rendement du T-Bond à 10 ans a limité les dégâts à une perte de 6 points de base, à 0,81%, après s'être écroulé jusqu'à 0,64% en début de séance. Le taux du T-Bond à 30 ans a même rebondi à 1,42%, (+10 pdb) après une chute jusqu'à... 1,16% plus tôt dans la journée.

Donald Trump sur le gril

Donald Trump joue désormais clairement son prochain mandat à la tête des Etats-Unis sur la gestion de cette crise sanitaire de grande ampleur. Dans son discours, le président américain a d'ailleurs reproché à l'Europe d'être "en partie responsable" de la propagation du coronavirus aux Etats-Unis.
"L'Union européenne a échoué à prendre les mêmes précautions et restrictions de voyage pour la Chine et d'autres zones sensibles. Par conséquent, un nombre important de nouveaux foyers de contamination aux Etats-Unis ont été semés par des voyageurs venus d'Europe", a déclaré Trump.

Pas plus tard que mardi, Donald Trump avait appelé au calme face au Covid-19 : "Cela va s'en aller... Restez calme. Cela va s'en aller", avait-il expliqué, après sa rencontre au Capitole avec des parlementaires républicains. "Nous voulons protéger notre secteur maritime, notre secteur des croisières, les navires de croisière. Nous voulons protéger notre secteur aérien".

Joe Biden, le candidat favori pour l'investiture démocrate à l'élection présidentielle américaine, a vivement critiqué la politique de l'administration Trump, l'accusant d'avoir voulu dissimuler l'ampleur de la maladie en ne procédant pas aux tests de dépistage... Biden a estimé que les tests devraient être rendus accessibles et gratuits pour toutes les personnes exposées au risque du coronavirus. Il a appelé les hôpitaux à se préparer à augmenter rapidement le nombre de lits disponibles pour les malades du Covid-19.

Panique en Europe

En Europe, les marchés boursiers ont de nouveau plongé jeudi pour perdre 12,28% en clôture à 4.044 points sur le CAC40, soit la pire chute de l'indice depuis sa création en 1987. A l'issue d'une 6e séance consécutive dans le rouge, la baisse atteint désormais quasiment 35% depuis les récents pics atteints le mois dernier par le marché.
Ailleurs, la bourse de Milan a chuté de 16,6%, suivi de Madrid qui a perdu près de 15%, Bruxelles a reculé de 13,5% et Francfort de 12%. Londres a abandonné 11% et Amsterdam -10,75%.

Dans l'après-midi de jeudi, la BCE a déçu après avoir décidé que le taux d'intérêt des opérations principales de refinancement ainsi que ceux de la facilité de prêt marginal et de la facilité de dépôt demeureraient finalement inchangés, à respectivement 0,00%, 0,25% et -0,50%... Le Conseil des gouverneurs prévoit que les taux d'intérêt directeurs de la BCE resteront à leurs niveaux actuels ou à des niveaux plus bas jusqu'à ce qu'il ait constaté que les perspectives d'inflation convergent durablement vers un niveau suffisamment proche de, mais inférieur à 2% sur son horizon de projection, et que cette convergence se reflète de manière cohérente dans la dynamique d'inflation sous-jacente...

Le discours de Christine Lagarde a été particulièrement mal reçu par les investisseurs, jugé contradictoire et très critique à l'attention des Etats européens et de leur "inaction face à la crise". La patronne de la BCE a estimé que "depuis la dernière réunion du Conseil des gouverneurs fin janvier, la propagation du coronavirus (COVID-19) a constitué un choc majeur pour les perspectives de croissance des économies mondiales et de la zone euro et a accru la volatilité des marchés". Même s'il est temporaire, ce choc aura un impact important sur l'économie... "Il ralentira la production en raison de la rupture des chaînes d'approvisionnement et réduira la demande intérieure et étrangère, notamment en raison de l'impact négatif des mesures de confinement nécessaires".

Macron réplique aussitôt

Dans ces conditions, "les gouvernements et toutes les autres institutions politiques sont invités à prendre des mesures opportunes et ciblées pour relever le défi de santé publique consistant à contenir la propagation du coronavirus et à atténuer son impact économique... Conformément à notre mandat, le Conseil des gouverneurs est déterminé à soutenir les ménages et les entreprises face aux perturbations économiques actuelles et à l'incertitude accrue" a poursuivi la patronne de la BCE. Emmanuel Macron lui a répondu du tac au tac hier soir en estimant que la Banque centrale pouvait faire plus face à la crise. Le président de la République a décidé de fermer les établissements scolaire à partir de lundi et n'a pas exclu de fermer certaines frontières par la suite, répétant que l'épidémie n'en était qu'au début...

Auparavant, Christine Lagarde avait appelé une nouvelle fois les gouvernements à agir vite : "une position budgétaire ambitieuse et coordonnée est désormais nécessaire compte tenu de l'affaiblissement des perspectives et pour se prémunir contre une nouvelle matérialisation des risques à la baisse".
Lagarde a annoncé également que "la revue stratégique de la BCE était reportée pour le moment" ... "Nous ne déterminons pas notre position politique sur les variations monétaires ; nous y sommes attentifs, mais ce n'est pas le facteur déterminant", affirme également la directrice de l'Institution en réponse à une question d'un journaliste sur l'évolution de la parité euro/dollar.

La BCE a annoncé dans le même temps que des opérations de refinancement à long terme (LTRO) supplémentaires seront menées, temporairement, pour apporter un soutien immédiat en termes de liquidité au système financier de la zone euro.
Bien que le Conseil des gouverneurs ne voit pas de signes importants de tensions sur les marchés monétaires ou de pénurie de liquidités dans le système bancaire, ces opérations constitueront un soutien efficace en cas de besoin... Elles seront effectuées par le biais d'une procédure d'appel d'offres à taux fixe, la totalité des soumissions étant servie, avec un taux d'intérêt égal au taux moyen de la facilité de dépôt. Ces opérations de LTRO fourniront des liquidités à des conditions favorables pour couvrir la période allant jusqu'à l'opération TLTRO III prévue en juin prochain.

Une enveloppe temporaire d'achats d'actifs nets supplémentaires de120 milliards d'euros sera mise en place jusqu'à la fin de l'année, assurant une forte contribution du QE dédiée au secteur privé. En combinaison avec le programme d'achat d'actifs (APP) existant, cela permettra de soutenir des conditions de financement favorables pour l'économie réelle en période d'incertitude accrue. Le Conseil des gouverneurs continue de s'attendre à ce que les achats nets d'actifs durent aussi longtemps que nécessaire pour renforcer l'effet accommodant de ses taux directeurs et prennent fin peu avant qu'il ne commence à relever les taux d'intérêt directeurs...
En outre, la BCE utilisera toutes les flexibilités qui sont intégrées dans le cadre du programme d'achat d'actifs", a encore précisé Christine Lagarde. A la fin du QE, la BCE "convergera vers les clés de répartition du capital"...
Ce matin, l'euro se cale sur les 1,12/$, tandis que le pétrole remonte à 33,75$ le brent (+3%).

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