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Le mois de novembre cauchemardesque d'Altice

| Boursier | 426 | 4.67 par 3 internautes

Le titre a perdu 57% depuis le début du mois. Et le rebond ne prend pas...

Le mois de novembre cauchemardesque d'Altice
Credits Numericable SFR / Levet

Avec seulement trois séances de hausse pour dix-sept de baisse depuis le 3 novembre, l'action Altice se dirige vers un mois de novembre cauchemardesque, qu'elle est en passe d'achever sous les 7 euros (le titre perd 1,2% à 6,946 euros à la mi-journée), alors qu'elle l'avait démarré à 16,195 euros. Entre les deux, un avertissement sur les résultats, un constat d'échec sur la stratégie menée par SFR, une grande frousse des investisseurs sur la dette et -57% au compteur. Le marché est tombé sur Patrick Drahi avec la même force que celle qu'il avait déployée à l'encenser jusqu'à une période récente.

Le modèle Altice, la construction d'un grand groupe transatlantique des télécoms et des médias en utilisant au maximum le levier de l'endettement, a longtemps séduit. Certains ont d'ailleurs dressé un parallèle avec Vivendi Universal, qui était passé près du précipice en 2002, provoquant l'éviction de son créateur Jean-Marie Messier. Cependant, la situation des deux groupes est différente, car Altice génère beaucoup de liquidités. Patrick Drahi et son équipe n'ont fait qu'appliquer une méthode simple : l'argent est actuellement très bon marché et les activités rachetées sont fortement génératrices de trésorerie. Ces flux copieux permettent une capacité d'emprunt élevée. Une recette efficace, qui a permis à Altice de récupérer des actifs en perte de vitesse mais bien implantés, comme SFR et Portugal Telecom, tout en jouant les trublions dans les médias (NextRadioTV, des droits sportifs majeurs...) et en prenant pied dans le câble aux Etats-Unis. Un modèle vertueux tant qu'aucun grain de sable ne venait gripper la machine.

SFR s'est fourvoyé

Ce maillon faible, c'est SFR. L'opérateur est loin d'être en difficultés financières. Il continue à cracher des liquidités pour rembourser la dette et investir. Mais la stratégie de réduction drastique des coûts, saluée par les financiers, a ses limites. Devant la grogne des abonnés, qui s'est transformée en hémorragie de la base clients, l'opérateur a dû recommencer à dépenser pour son réseau et son service clients et revenir sur sa stratégie. Mais les résultats se font attendre. Restaurer la confiance des consommateurs prend du temps. Patrick Drahi a fait amende honorable, en reprenant en main, avec sa garde rapprochée, les activités. Exit donc Michel Combes. Exit aussi les objectifs. Et bonjour le doute. Les investisseurs ont vite vu l'effet de ciseau potentiel entre les trajectoires de la dette et de la génération de cash-flows. Et l'action a explosé.

Le message a été entendu. Patrick Drahi s'est empressé de rappeler que les échéances importantes de remboursement sont éloignées (2022). Il a aussi pris l'engagement de céder des actifs pour alléger le bilan, tout en renonçant, cela va de soi, à poursuivre une politique intense d'acquisitions. Les pylônes télécoms, la filiale dominicaine, voire même Portugal Telecom : plusieurs scénarios de vente ont été examinés par les analystes. Relancer SFR, ce qui contribuera notamment à assurer la pérennité de ses cash-flows, coûtera plus cher que prévu, ça aussi les investisseurs l'ont compris. Mais ils veulent maintenant des actes, ce qui explique la déprime qui perdure sur l'action.

Chez les analystes, nous en avons parlé précédemment, les ajustements baissiers d'objectifs se sont multipliés. Le cours-cible moyen était de 24,14 euros au 30 octobre 2017. Un mois plus tard, il est descendu à 14,57 euros, après la décision hier soir de JM Morgan de ramener le sien de 23 à 13,30 euros. Il n'y a plus que HSBC pour oser une valorisation aussi élevée que 20 euros désormais. Le 31 juillet dernier, aucun analyste ne visait moins de 20 euros.

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