En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.
  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
4 154.58 PTS
-
4 138.00
-1.9 %
SBF 120 PTS
3 262.43
-
DAX PTS
9 525.77
-
Dow Jones PTS
21 052.53
-1.69 %
7 528.11
-1.41 %

La BCE déçoit sur ses taux, le CAC40 se dirige vers une chute historique

| Boursier | 610 | 5 par 1 internautes

Le marché parisien se dirige vers une semaine historique avec un CAC40 qui enregistre son deuxième krack en l'espace de quatre jours...

La BCE déçoit sur ses taux, le CAC40 se dirige vers une chute historique
Credits Reuters

Le marché parisien se dirige vers une semaine historique avec un CAC40 qui enregistre son deuxième krach en l'espace de quatre jours. La seule séance du jour pourrait également entrer dans les annales puisque l'indice vedette parisien plonge actuellement plus de 10%, et pourrait ainsi essuyer la plus forte baisse quotidienne de son histoire. Les marchés sont plombés par les dernières annonces de Donald Trump pour tenter d'enrayer la propagation de l'épidémie de coronavirus mais également par la déception provenant de Francfort après le statu quo de la BCE sur ses taux. Si l'institut a dévoilé de nouvelles mesures de soutien au marché du crédit, les investisseurs semblent davantage retenir le maintien des taux à leur niveau actuel. Voici une première salve de réactions de spécialistes :

"L'absence de baisse de taux a certainement déplu aux investisseurs mais les décisions prises aujourd'hui (mesures de financement ciblées et apports de liquidité) sont probablement ce qu'il y avait de mieux à faire pour l'économie réelle. L'enveloppe de 120 milliards d'euros d'achats d'actifs offre également une flexibilité accrue à la BCE dans la mise en oeuvre de sa politique", affirme Valentin Bissat, économiste & stratégiste chez Mirabaud.

Paul Diggle, économiste principal chez Aberdeen Standard Investments, retient deux points positifs et une déception. "Les points forts sont l'augmentation du QE et le nouveau programme TLTRO-III, qui sont clairement les bienvenus et devraient contribuer à maintenir le flux de liquidités dans l'économie. Le taux d'intérêt de -0,75% sur les prêts TLTRO aux banques est une innovation importante, car c'est la première fois que la banque centrale prête aux banques à un taux inférieur à son principal taux directeur - dans un sens, il s'agit d'une réduction ciblée du taux. Mais ce qui manque, c'est l'absence d'une réduction du taux principal des dépôts, ce qui est une déception par rapport aux attentes du marché, et envoie le signal que même la BCE elle-même pense qu'elle est au bout du chemin lorsqu'il s'agit de réduire les taux d'intérêt".

Andrew Bosomworth, responsable de la gestion de portefeuilles allemands chez PIMCO, note pour sa part que les principaux éléments de l'ensemble des mesures d'assouplissement dévoilées par la BCE se concentrent sur la fourniture de liquidités à l'économie réelle par le biais d'opérations supplémentaires de financement à terme à des taux d'intérêt subventionnés ainsi que sur le soutien de la demande globale par le biais d'achats nets d'actifs supplémentaires. Laisser le taux de la facilité de dépôt inchangé à -0,5% reflète en revanche implicitement le fait que le Conseil des gouverneurs reconnaît l'efficacité limitée des réductions de taux en dessous des niveaux actuels. La BCE cherchera à obtenir une forte contribution du programme d'achat par le secteur privé lorsqu'elle mettra en oeuvre les achats d'actifs supplémentaires, ce qui suggère un penchant pour les achats d'obligations de sociétés privées. La réaction initiale sur les marchés du crédit a toutefois été négative, les spreads se creusant encore, ce qui souligne à la fois les attentes élevées placées dans la BCE et la fragilité de l'environnement actuel du marché".

"Aucune des mesures de la BCE ni aucune autre initiative de politique monétaire, fiscale ou réglementaire ne peut être le coupe-circuit dans la récession dans laquelle la zone euro semble être tombée ce mois-ci", affirme de son côté à 'Bloomberg', Holger Schmieding, chef économiste chez Berenberg. "Mais le paquet de la BCE, et les mesures supplémentaires prises par les autorités de surveillance des banques ainsi que par la politique fiscale, peuvent limiter les effets de second tour".

"Le fait que la BCE n'ait pas opté pour des taux d'intérêt plus négatifs vous renseigne sur le manque total de coordination entre les États-Unis et l'UE. Des taux d'intérêt plus négatifs sont probablement considérés comme une dévaluation par les États-Unis au moment d'importantes négociations commerciales et d'une interdiction de voyager", souligne enfin Sebastien Galy, macrostratégiste senior chez Nordea asset management.

 ■

Les informations et conseils rédigés par la rédaction de Boursier.com sont réalisés à partir des meilleures sources, même si la société Boursier.com ne peut en garantir l'exhaustivité ni la fiabilité. Ces contenus n'ont aucune valeur contractuelle et ne constituent en aucun cas une offre de vente ou une sollicitation d'achat de valeurs mobilières ou d'instruments financiers. La responsabilité de la société Boursier.com et/ou de ses dirigeants et salariés ne saurait être engagée en cas d'erreur, d'omission ou d'investissement inopportun.

Votez pour cet article
1 avis
Note moyenne : 5
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 03/04/2020

Le groupe publiera son chiffre d'affaires du premier trimestre le 15 avril

Publié le 03/04/2020

Unibel a annoncé que, compte tenu des incertitudes résultant du contexte actuel lié au COVID-19, l'assemblée générale du 14 mai 2020 se tiendra au siège social, 2, Allée de Longchamp 92 150…

Publié le 03/04/2020

Le rendez-vous de l'Opep+ sera ouvert à tous les producteurs, et pas seulement aux membres de l'organisation des pays exportateurs de pétrole et leurs alliés habituels...

Publié le 03/04/2020

Dans son communiqué du 11 mars dernier, Transgène a initialement prévu une consommation nette de trésorerie de l'ordre de 25 millions d'euros pour 2020. Malgré les effets difficilement…

Publié le 03/04/2020

Transgene prévient qu'elle pourrait souffrir de dysfonctionnements dans la chaîne d'approvisionnement et d'expédition dont elle dépend