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EDF pourrait redémarrer Tricastin début novembre

| Boursier | 141 | Aucun vote sur cette news

Le régulateur estime que la digue du canal de Donzère-Mondragon présente un risque en cas de fort séisme...

EDF pourrait redémarrer Tricastin début novembre
Credits Pool New / EDF

L'Autorité de sûreté nucléaire continue à hausser le ton face à EDF. Par une décision prise le 27 septembre, elle a ordonné la mise à l'arrêt provisoire et sans délai des quatre réacteurs de la centrale du Tricastin. En cause, une insuffisance de solidité de la digue du canal de Donzère-Mondragon, qui pourrait, en cas de séisme très important, entraîner une inondation susceptible de provoquer "un accident de fusion du combustible nucléaire des quatre réacteurs de la centrale nucléaire du Tricastin" et de rendre "particulièrement difficile la mise en oeuvre des moyens de gestion d'urgence internes et externes". EDF a prévenu l'ASN le 18 août de ce risque constaté grâce aux modélisations de sûreté nucléaire. L'énergéticien a été auditionné le 26 septembre pour apporter ses éléments complémentaires. Une rencontre qui n'a pas dissipé les doutes de l'ASN, qui a estimé qu'il existe un risque de court terme et qui a par conséquent ordonné l'arrêt des réacteurs "dans les délais les plus courts".

Le groupe va devoir "compléter ses investigations géotechniques afin de caractériser plus finement la constitution de la partie de la digue concernée et procéder, avant le redémarrage des réacteurs, aux renforcements nécessaires pour assurer la résistance de la digue au séisme maximal retenu dans la démonstration de sûreté nucléaire", impose l'ASN. En parallèle, le régulateur a aussi auditionné Areva qui dispose d'installations à proximité. Il demande à la société de mettre à niveau les moyens de limitation des conséquences des rejets chimiques pour les installations W et Comurhex 1 (Pierrelatte). La reprise de l'activité de Comurhex 1, actuellement à l'arrêt, est conditionnée à cette mise à niveau.

Cet arrêt imposé mais "contesté" par EDF, souligne ce matin Natixis, va coûter quelques MWh de production à l'énergéticien, qui a révisé en baisse son objectif de production nucléaire 2017, revu de "390 à 400 TWh" à "385 à 392 TWh". L'impact final dépendra du temps d'arrêt, qui pourrait être relativement bref puisque le groupe espère redémarrer les quatre réacteurs début novembre, après avoir renforcé la digue incriminée. Natixis estime que l'opération coûtera environ 30 millions d'euros d'Ebitda au groupe en 2017. EDF a confirmé ses objectifs 2017 et 2018. L'action a marqué le coup hier, en perdant -2,2%. Elle recule encore ce matin, de -1% à 10,51 euros.

L'ASN a enfin reclassé l'événement déclaré par EDF au niveau 2 de l'échelle INES. Ce niveau est relativement rare en France, puisqu'on ne compte que quelques cas chaque année, contrairement aux niveaux 0 et 1, qui se chiffrent à plusieurs centaines.

L'échelle INES

L'échelle internationale de gravité des incidents ou accidents nucléaires, ou INES, a été créée après l'accident de Tchernobyl, en Ukraine, en 1986. Elle est graduée de 0 à 7, les niveaux 1 à 3 étant des "incidents" et les niveaux 4 à 7 des "accidents". Trois critères de classement entrent en ligne de compte : les conséquences de l'événement à l'extérieur du site, les conséquences de l'événement à l'intérieur du site (sur les travailleurs ou l'installation) et la dégradation des lignes de défense en profondeur de l'installation. Les paramètres fournis ci-dessous sont synthétiques et ne se substituent pas à l'étude approfondie nécessaire au classement d'un événement par les autorités :

- Un événement classé au niveau 0 n'a pas d'importance du point de vue de la sûreté.

- Un événement de niveau 1 concerne une anomalie sortant du régime de fonctionnement autorisé.

- Un événement de niveau 2 est un incident assorti de défaillances importantes des dispositions de sécurité. Il est utilisé aussi en cas de contamination importante à l'intérieur d'un site ou de surexposition d'un travailleur.

- Un événement de niveau 3 signale un accident évité de peu, une contamination grave ou des effets aigus sur la santé d'un travailleur et est utilisé en cas de très faible rejet à l'extérieur.

- Un événement de niveau 4 signale un endommagement important du coeur du réacteur ou des barrières radiologiques, ou l'exposition mortelle d'un travailleur. Il est utilisé pour des rejets extérieurs "mineurs", c'est à dire une exposition du public dans les limites prescrites. C'est le niveau de l'accident le plus grave rencontré en France, l'endommagement du coeur du réacteur A2 de la Centrale de Saint-Laurent-des-Eaux (Loir-et-Cher) en 1980.

- Un événement de niveau 5 signale un endommagement grave du coeur du réacteur ou des barrières radiologiques. Il est utilisé en cas de rejet "limité", mais susceptible de déclencher les contre-mesures prévues. Ce fut le cas de l'accident de Three Mile Island aux Etats-Unis en 1979.

- Un événement de niveau 6 concerne un rejet important susceptible d'exiger l'application immédiate des contre-mesures prévues. Un événement a été classé au niveau "6" : Kyshtym (1957, URSS)

- Un événement de niveau 7 concerne un rejet majeur avec des effets considérables sur la santé et l'environnement. Deux événements ont été classés "7" : Tchernobyl en 1986 (Ukraine) et Fukushima en 2011(Japon).

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