5 349.30 PTS
-0.15 %
5 355.0
+0.10 %
SBF 120 PTS
4 267.01
-0.16 %
DAX PTS
13 103.56
+0.27 %
Dowjones PTS
24 651.74
+0.58 %
6 466.32
+1.20 %
Nikkei PTS
22 553.22
-0.62 %
Suivez-nous sur Facebook
Suivez-nous sur Google +
Suivez-nous sur Twitter
Suivez-nous sur Youtube

Altice dément envisager une levée de fonds

| Boursier | 155 | Aucun vote sur cette news

Le groupe s'emploie à combattre les rumeurs...

Altice dément envisager une levée de fonds
Credits Altice

Un air de déjà-vu. Le groupe Altice est confronté depuis le 3 novembre dernier au cercle vicieux du doute sur sa solidité financière, qui a divisé par deux son cours de bourse en onze séances à peine. "Je vous l'avais bien dit", parade le sceptique de la première heure, "que ce groupe est bâti sur un lit de sable". La réalité est sans doute plus complexe. Patrick Drahi a fait monter Altice en puissance en endettant son holding et ses divisions, mais en mettant en face des emprunts d'importants flux de trésorerie. Les renégociations menées cette année sur la dette, très suivies, montrent bien que le marché était avide de ce papier. Tant qu'aucun grain de sable ne vient gripper la machine, cette stratégie ne pose pas vraiment de problème. Or grain de sable, il y a eu. La stratégie adoptée par le holding dans les télécoms en France et dans une moindre mesure au Portugal est un échec et pourrait réduire la génération de liquidités. Cela a coûté sa place à Michel Combes, un dirigeant expérimenté dont le départ a ajouté à la confusion. L'investisseurs sceptique a contaminé l'investisseur prudent, qui juge désormais la situation à risque et qui retire ses billes.

La maison est en feu

Et les rumeurs fusent désormais. A tel point qu'Altice, qu'on a connu plus discret dans ses échanges avec le marché, a dû se fendre cette nuit d'un communiqué. "Altice ne prépare pas de levée de fonds... et n'envisage rien de tel", y explique le management, en ajoutant que la maison-mère Next "n'a aucun prêt sur marge exposé à Altice et n'a pas cédé un nombre important de titres depuis l'entrée en bourse". Par ailleurs, Altice précise que les ventes de titres par le directeur financier en septembre 2017 ont été réalisées par un intermédiaire financier selon un échéancier prédéfini et que les cessions réalisées par le secrétaire général en septembre et en novembre sont intervenues suite à des événements de la vie imprévus. Enfin, Altice consacre un paragraphe à son plan de désendettement, qui passe notamment par la vente d'actifs non-stratégiques en Europe, qui devraient être réalisées dès le premier semestre 2018. Le groupe souligne aussi qu'il n'existe pas de covenants spécifiques ou de mécanismes liés au cours de l'action sur sa dette. Enfin, il rappelle que la maturité moyenne de sa dette est de 6,3 ans et qu'il n'existe pas de maturité majeure pour SFR avant 2022, pour Altice International avant 2023 et pour Suddenlink avant 2020.

Cela suffira-t-il à éteindre l'incendie ? Pas sûr, car dans un monde financier hyperconnecté et à l'affût de la moindre information négative, même douteuse, les marchés se laissent facilement emporter par la spéculation. Il y a urgence à casser la spirale infernale, qui s'alimente chaque jour de nouvelles données. La fin de l'argent bon marché, la rumeur d'utilisation d'actions Altice comme collatéral de certains prêts, la fermeture du robinet du financement qui sonne le glas de la stratégie de grosses acquisitions... et sans doute d'autres "révélations" à venir dans les jours qui viennent. Patrick Drahi et ses lieutenants vont devoir être omniprésents dans les prochaines semaines pour tenter d'apaiser le marché.

La mise au point permet ce matin un rebond de 8% du titre en matinée, à 8,75 euros, dans des volumes très étoffés, environ quatre fois supérieurs à la moyenne récente.

 ■

Les informations et conseils rédigés par la rédaction de Boursier.com sont réalisés à partir des meilleures sources, même si la société Boursier.com ne peut en garantir l'exhaustivité ni la fiabilité. Ces contenus n'ont aucune valeur contractuelle et ne constituent en aucun cas une offre de vente ou une sollicitation d'achat de valeurs mobilières ou d'instruments financiers. La responsabilité de la société Boursier.com et/ou de ses dirigeants et salariés ne saurait être engagée en cas d'erreur, d'omission ou d'investissement inopportun.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 15/12/2017

Le conseil d'administration de SoLocal Group a pris acte de la démission de Monica Menghini et a décidé, sur proposition du comité des nominations, de coopter Marie-Christine Levet en qualité…

Publié le 15/12/2017

En prévision de son départ de Wendel le 31 décembre prochain, Frédéric Lemoine a présenté sa démission du conseil d'administration de Bureau Veritas à compter du 31 décembre 2017. En…

Publié le 15/12/2017

André François-Poncet remplace Frédéric Lemoine au Conseil d'administration de Bureau Veritas à compter du 1er janvier 2018   Neuilly-sur-Seine, le 15 décembre…

Publié le 15/12/2017

L'objectif d'Immobilière Dassault est de lancer un projet de restructuration de ce bâtiment

Publié le 15/12/2017

Immobilière Dassault a finalisé l'achat d'un immeuble situé au 16 rue de la Paix, Paris 2ème, dont elle avait annoncé avoir signé une promesse le 23 octobre dernier. Il est rappelé que cet…

CONTENUS SPONSORISÉS