5 349.30 PTS
-0.15 %
5 355.0
+0.10 %
SBF 120 PTS
4 267.01
-0.16 %
DAX PTS
13 103.56
+0.27 %
Dowjones PTS
24 651.74
+0.58 %
6 466.32
+1.20 %
Nikkei PTS
22 553.22
-0.62 %
Suivez-nous sur Facebook
Suivez-nous sur Google +
Suivez-nous sur Twitter
Suivez-nous sur Youtube

Airbus hausse le ton contre l'Autriche dans le dossier Eurofighter

| Boursier | 219 | Aucun vote sur cette news

Le groupe a dévoilé des éléments de la défense déposée devant le Parquet de Vienne...

Airbus hausse le ton contre l'Autriche dans le dossier Eurofighter
Credits Reuters

Airbus s'était jusque-là fait plutôt discret concernant ses déboires avec l'Autriche, du moins discret sur les détails de "l'affaire des Eurofighter". Le torchon brûle entre Vienne et Airbus depuis février dernier et les accusations proférées par le gouvernement, qui soupçonne l'industriel et ses partenaires, BAE Systems et Leonardo, d'avoir gonflé le prix des 18 jets de combat commandés en 2003 pour 2 milliards d'euros (contrat ramené à 15 appareils en 2017). Les griefs tiennent à la fraude et à la tromperie volontaire. Le préjudice avait publiquement été évalué jusqu'à 1,1 MdE par le ministre de la défense, Peter Doskozil.

Dans un communiqué publié à la mi-journée du 18 septembre, Airbus profite de la communication de certaines pièces du dossier au Parquet de Vienne pour mettre les points sur les "i". L'entreprise "récuse formellement les accusations formulées par le ministre le 16 février 2017 lors d'une conférence de presse, ainsi que dans un exposé des faits présenté au parquet de Vienne" et s'indigne de la méthode. Elle évoque même des accusations "factices et fondées sur des motifs politiques" et reproche au gouvernement d'avoir manipulé les textes pour tenter d'annuler les délais de prescription. "Le ministre de la Défense cherche à exercer une pression sous-jacente afin d'obtenir une complaisance juridique, impossible à obtenir dans une procédure de droit ordinaire", contre-attaque le conseiller juridique spécial du groupe, Peter Kleinschmidt.

Airbus s'attarde, dans sa communication sur "deux accusations concrètes". Le ministre autrichien a ainsi accusé le consortium Eurofighter de n'avoir pas été en mesure ni n'avoir la volonté de livrer les avions commandés, et de ne pas avoir mentionné les coûts des activités de compensation de façon séparée dans l'offre de 2002. Sur le premier point, l'industriel réplique que "les avions ont été livrés conformément aux termes du contrat" qui prévoyait qu'ils pourraient provenir soit de la tranche 1, soit de la tranche 2. Sur le second grief, Airbus estime qu'il n'était pas nécessaire de détailler les coûts car aucun coût susceptible de s'ajouter au prix fixe n'était calculé pour les opérations de compensation. En outre, ces coûts n'étaient pas déterminants dans l'attribution du marché. "Airbus considère avoir largement satisfait, avec le volume fourni dans le cadre du contrat de compensation, aux obligations contractées envers la République d'Autriche, comme l'a également confirmé le représentant du ministère de l'Économie, responsable des activités de compensation, à la Commission d'enquête du Conseil national", martèle le groupe européen.

Lors d'une sortie médiatique remarquée en février 2017, le ministre autrichien de la défense avait accusé Airbus d'avoir menti sur le prix d'achat, les délais de livraison et les équipements des Eurofighter. L'affaire est complexifiée par une enquête parallèle concernant des soupçons de corruption pesant sur ses politiques et des hauts fonctionnaires locaux, dans le cadre de contrats annexes avec des entreprises autrichiennes.

 ■

Les informations et conseils rédigés par la rédaction de Boursier.com sont réalisés à partir des meilleures sources, même si la société Boursier.com ne peut en garantir l'exhaustivité ni la fiabilité. Ces contenus n'ont aucune valeur contractuelle et ne constituent en aucun cas une offre de vente ou une sollicitation d'achat de valeurs mobilières ou d'instruments financiers. La responsabilité de la société Boursier.com et/ou de ses dirigeants et salariés ne saurait être engagée en cas d'erreur, d'omission ou d'investissement inopportun.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 15/12/2017

Le conseil d'administration de SoLocal Group a pris acte de la démission de Monica Menghini et a décidé, sur proposition du comité des nominations, de coopter Marie-Christine Levet en qualité…

Publié le 15/12/2017

En prévision de son départ de Wendel le 31 décembre prochain, Frédéric Lemoine a présenté sa démission du conseil d'administration de Bureau Veritas à compter du 31 décembre 2017. En…

Publié le 15/12/2017

André François-Poncet remplace Frédéric Lemoine au Conseil d'administration de Bureau Veritas à compter du 1er janvier 2018   Neuilly-sur-Seine, le 15 décembre…

Publié le 15/12/2017

L'objectif d'Immobilière Dassault est de lancer un projet de restructuration de ce bâtiment

Publié le 15/12/2017

Immobilière Dassault a finalisé l'achat d'un immeuble situé au 16 rue de la Paix, Paris 2ème, dont elle avait annoncé avoir signé une promesse le 23 octobre dernier. Il est rappelé que cet…

CONTENUS SPONSORISÉS