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La drôle de guerre (commerciale)

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La drôle de guerre (commerciale)
Credits  ShutterStock.com

« Hurricane » Carter a été l'un des meilleurs boxeurs de tous les temps. Son extraordinaire histoire a été popularisée par la chanson « Hurricane » de Bob Dylan. Ce surnom « hurricane » (ouragan), lié à la crainte et au respect qu'il suscitait chez ses adversaires, lui avait été donné par les puristes du fait d'un style agressif combiné à des coups puissants. Ces deux qualités lui ont fait gagner la plupart de ses combats par KO dès les premiers « rounds ».

L'avenir nous dira si « Hurricane Trump » restera dans l'Histoire comme l'un des plus grands négociateurs. D'ores et déjà, il va lui falloir plusieurs « rounds » avant de faire plier un adversaire aussi coriace que la Chine. Lui-même le reconnait puisqu'il inscrit sa stratégie sur le long terme, comme les Chinois. Pour cette raison, à peine l'imposition de nouveaux droits de douane de 10% sur 200 milliards de dollars (Mds$) d'importations chinoises actée, un troisième « round » est annoncé. Celui-ci portera sur 267 Mds$ d'importations supplémentaires si jamais la Chine venait à riposter, ce que ces derniers ont promis de faire. Tout comme d'autres adversaires comme le Japon, l'Union européenne voire même la très pacifique Suisse. Il n'aura pas fallu une journée pour voir la Chine décider de mesures de rétorsion, avec une hausse des tarifs douaniers de 5 à 10% sur 60 Mds$ d'importations américaines.

Aussi bizarrement qu'il n'y paraisse, les marchés n'ont pas flanché. Tout d'abord, les investisseurs ont accueilli assez favorablement la hausse moins forte des droits de douane américains (seulement 10% contre 25% anticipés). Ensuite, les autorités américaines, maniant alternativement le bâton et la carotte, ne ferment pas la porte au dialogue. Elles ont ainsi laissé à la Chine la possibilité jusqu'à la fin de l'année d'éviter le passage des tarifs de 10% à 25% en cas d'accord. Enfin, le sentiment des marchés est à l'optimisme quant à la résolution de ces bisbilles commerciales depuis les avancées positives avec le Mexique et l'Union européenne. D'où une hausse spectaculaire des indices riches en valeurs exportatrices comme le Dow Jones (+2,25%), le Dax (+2,53%) ou l'EuroStoxx 50 (+2,58%). Les progressions ont été plus mitigées pour le Nasdaq (-0,29%), pénalisé par la refonte des indices.

Ce vent d'optimisme a également été renforcé par des enquêtes de bonne facture. Aux Etats-Unis, l'indicateur avancé du Conference Board, après une vingt-septième hausse consécutive, s'est établi à un sommet historique. Cela s'est traduit par une remontée des rendements de titres souverains américains sur les échéances les plus longues (+10 centimes sur la semaine pour le 10 ans, à 3,0680%). Le rendement du taux à 2 ans a très peu profité (+2 points de base pbs - à 2,81%) en dépit de l'imminence d'un troisième relèvement de taux directeur par la Réserve fédérale cette semaine. Les taux américains ont aspiré à la hausse les taux en Europe, malgré des statistiques décevantes comme la baisse du moral des consommateurs (de -1,9 à -2,9, soit un plus bas de 16 mois). Si on ajoute à cette déprime des ménages la contraction de l'indicateur avancé PMI dans le secteur manufacturier (-1,3, à 53,3 points, soit un plus bas de deux ans), les espoirs de voir l'activité rebondir fortement au troisième trimestre se sont beaucoup amenuisés. Ce ralentissement de l'activité européenne pourrait même se prolonger au-delà en cas d'absence de solutions avec le Royaume-Uni sur les modalités de sortie de l'Union européenne. Cette incertitude a pénalisé les titres anglais qui ont sous-performé les titres américains (+12 pbs, à 1,46% pour le taux à 10 ans).

Sur la scène des changes, le recul de l'aversion pour le risque a profité à l'euro, flirtant avec la barre de 1,18 dollar avant de refluer pour finir la semaine en hausse de 1,05%. Il semble que les investisseurs ont écarté le scénario d'un conflit entre l'Italie et Bruxelles sur le budget italien, ce qui les pousse à augmenter leur exposition en titres libellés en euros. Le taux de change effectif du dollar est ressorti quant à lui en recul (-0,78% sur la semaine). Il faut dire que les hausses de taux directeurs décidées par les autorités monétaires des pays émergents sont parvenues à calmer la situation. La livre turque s'est ainsi stabilisée. Cela ne signifie pas pour autant que la crise de ce pays est terminée. On pourrait ainsi assister à une nouvelle phase baissière de la devise turque malgré le plongeon de 50% depuis le début de l'année.

 

Rendez-vous lundi prochain

 

Source : Ecofi Investissements, au 21 septembre 2018. Les performances passées ne sont pas un indicateur fiable des performances futures. Document non contractuel. Le présent document contient des éléments d'information, des opinions et des données chiffrées qu'Ecofi Investissements considère comme exacts ou fondés au jour de leur établissement en fonction du contexte économique, financier ou boursier du moment. Il est produit à titre d'information uniquement et ne constitue pas une recommandation d'investissement personnalisée.

 

 

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