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L'E-conoclaste Septembre 2017

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L'E-conoclaste Septembre 2017
Credits  ShutterStock.com

La citation du moment

« En affaires, la concurrence vous mord si vous courez et vous mange si vous vous arrêtez. »

William Knudsen (1879-1948), Industriel automobile et Général américain (WWII).

 

L’actu en chiffres 

750 milliards : est le bénéfice en dollars générés par Apple avec la vente de plus d’un milliard d’iPhones en 10 ans de création. Le coût du nouvel iPhone 8 (8, 8+ et X) revient 76% plus cher à Apple que le 7 (composants et fabrication). Précédemment entre les versions 7 et le 6, le surcoût était de 17%. Selon le FT, 20% des iPhone aficionados sont prêts au sauter le pas quel que soit son prix, probablement supérieur à 1000 dollars…

697 millions : est le total en euros des transferts des clubs français de football cet été soit 4 fois plus que l’an dernier (20% des transferts mondiaux), chiffre gonflé par les 222 millions déboursés par le PSG pour Neymar, le joueur le plus cher du monde à ce jour.

630% : Ne cherchez plus, il s’agit de loin le placement le plus rentable de l’année avec 56 fois la mise et il ne s’agit pas d’une licorne californienne. Get out, le film d’horreur américain a généré depuis février 252 millions de dollars au box-office pour un budget de 4,5 millions (+ budget marketing de 30 millions). Devant Split de la même maison de production Blumhouse (+610%) et la Belle et la Bête de Disney (+400%).

 

Le Selfie du moment

      

 

Marchés et décryptage

          

Et dire que 55% des américains sont climatosceptiques…

Mère nature s’est rebellée dans la zone Caraïbes-Golfe du Mexique juste 3 mois après le retrait de l’Amérique des accords de Paris, les tempêtes Harvey et Irma ont ravagé les vies et les installations de milliers d’îliens et américains.

Les dégâts sont considérables pour l’Amérique seule, ces derniers sont estimés entre 150 et 300 milliards de dollars bien plus que l’ouragan Katrina en 2005 (130 $MM) soit entre 1 et 1,5 point de Pib et de très longs mois seront nécessaires au renouvellement des infrastructures qui étaient certes vieillissantes mais tant que les eaux ne se seront pas retirées, c’est toute une économie au Texas et en Floride (8% et 5% du Pib US respectivement, pour ces 2 Etats figurant parmi les 5 Etats outre-Atlantique les plus riches) qui tourne au ralenti avec des entreprises contraintes et des salariés au chômage technique.

Néanmoins, ce désastre pourrait aider D.Trump à remporter l’assentiment du Congrès pour imposer les baisses d’impôts promises d’ici la fin d’année, ayant déjà réussi le tour de force de s’entendre avec les démocrates au nom de l’unité nationale pour repousser au 15 décembre le défaut de paiement et la paralysie budgétaire.

Heureusement pour les Etats-Unis qui peut profiter de vents porteurs (sans jeu de mots), l’économie mondiale (+3,2% pour 2017) a rarement connu une phase de développement où dans toutes les zones géographiques les moteurs ronronnent gentiment avec +2,1% attendus (hors effets ouragans) aux USA, +2% en Europe (dont 1,7% pour la France), +1,5 % au Japon, +6,7% en Chine.

 

Un autre maître des horloges

Mario Draghi, en maitre des horloges lui aussi, gagne du temps en ayant déclaré lors de son discours de rentrée de septembre, et en repoussant à octobre « l’essentiel de ses décisions » modulant le futur calibrage de la politique monétaire de la BCE.

La croissance en Europe se porte de mieux en mieux pour se rapprocher des objectifs cibles des 2%, en revanche l’autre indicateur suivi, l’inflation, reste faible à moins de 1,5% loin des 2% également visés qui serait le trigger pour augmenter les taux.

En creux, on peut penser que cet objectif est un peu illusoire et prétexte à constater les soubresauts de marché pour remonter les taux en s’assurant de la pertinence de ce comportement expansionniste comme stimulus sur l’activité et l’emploi (point cible le niveau de 8% de chômage structurel dans la zone euro).

Pour le moment, la volatilité sur les changes et l’appréciation de l’euro viennent contrecarrer les plans de remontée d’inflation, d’où le maintien de la cadence mensuelle de rachats d’actifs à 60 milliards d’euros que la BCE pourrait réduire entre 20 et 40 dans les mois prochains avec une éventuelle prolongation de 6 à 9 mois du processus.

La hausse des taux n’interviendra qu’après l’arrêt total des rachats d’actifs, probablement pas avant 2019.

  

Quand Brexit rime avec democracexit

Après d’âpres débats nocturnes de 8 heures début de semaine dernière, le Parlement britannique a mis fin à la suprématie du droit européen au Royaume-Uni.

La fameuse Repeal Bill ou loi d’abrogation :

-       un séisme législatif d’abord avec pas moins de 12 000 lois et textes anglais qui sont d’origine UE ou liées au droit européen à remanier.

-       mais aussi constitutionnel avec la faculté du Gouvernement de Theresa May de pouvoir modifier voire supprimer les dispositions sans en référer au Parlement relativement aux droits des consommateurs, l’environnement, la Charte Européenne des droits fondamentaux, la protection sociale etc.    

De quoi qualifiée cette nouvelle liberté accordée au premier ministre  de « prérogatives Henri VIII », référence au célèbre démocrate Tudor se revendiquant de droit divin au 16ème siècle…

 

L’enfant terrible du numérique, distribution man 2.0

Amazon continue à dynamiter le secteur de la distribution.

Apres avoir racheté le leader américain du bioalimentaire, Whole Foods market pour près de 14 milliards d’euros avec ses précieux 450 points de vente, le n° 1 mondial du commerce en ligne captant 90% de la croissance du commerce en général cherche tout simplement à se rapprocher des leaders mondiaux de la distribution.

Sans prétendre dépasser les 500 mds USD de revenus de la distribution pure du mammouth Walmart ou les clubs des 100 milliards de revenus composés par Carrefour, Costco, Ahold, Tesco, la firme au sourire, symbole du travail accompli et de perspectives alléchantes, peut légitiment espérer dépasser d’ici 5 ans les enseignes Target, Dollar General et Dollar Tree.

Le succès de la recette de Jeff Bezos repose naturellement sur sa capacité  à mobiliser chez lui ses 85 millions de cyberacheteurs américains autour d’évènements tel l’Amazon Prime Day, avec son outil CRM unique hors pair et disruptif qui connait parfaitement et sait fidéliser ses clients. 63% de la population US est connectée dans un rayon de 20 miles de ses nombreux points de relais physiques.

Sachant que l’e-commerce ne représente encore qu’une part mineure dans les ventes de détail en général avec une pénétration entre 10 et 12% aux Etats-Unis et en Europe occidentale, loin des 17% de la Chine ou de la Corée mais bien plus que l’Inde ou l’Amérique latine avec moins de 4%, le potentiel reste intact.

Le service apporté aux clients reste la clé, chose évidente mais pas toujours naturelle et commode à appliquer pour les acteurs classiques du secteur, avec par exemple la livraison dans l’heure et des partenariats noués avec des Samsung, Whirlpool, GE permettant d’indiquer au consommateur par exemple qu’il est temps de réapprovisionner le réservoir à lessive du lave-linge, manœuvre qui peut être réalisée en un clic avec l’ « Amazon Dash », boitier permettant de commander instantanément le fameux produit et stopper le sevrage.

Et je vous assure je ne suis pas commissionné par Amazon pour en faire la promotion.

Du passage du virtuel au physique, viril mais correct !

 

L’enfant terrible tout court, sans détour, tout en nuance n’effraie plus les marchés.

Pour le moment. A une erreur de balistique près…

Après plusieurs tirs de missiles et son sixième essai nucléaire, Kim Jong-un continue dans les invectives verbales en appelant à « couler » le Japon et à réduire les Etats-Unis en cendres pour les plonger dans les ténèbres au motif que l’existence du Japon n’est plus nécessaire à leurs côtés et que ces deux pays ont voté l'alourdissement des sanctions au Conseil de sécurité des Nations Unies. Ce dernier étant lui-même qualifié d' « outil du mal » formé d'« États corrompus » aux ordres de Washington. Les sanctions de la communauté internationale s’accumulent à l’égard de la Corée du Nord sans perspective aucune.

Seule Super Nanny aurait pu inverser le cours de l’histoire en s'occupant de l'éducation du leader coréen.

Notons de plus que l’ambiance de guerre froide entre les USA et la Russie sur fond de bruits de botte en Biélorussie, les interventions en Syrie, les échanges moyennement diplomatiques entre ambassades et le retrait annoncé de l’antivirus Kaspersky des administrations américaines suspecté de logiciel espion n’ajoute pas à la concordance de tons à l’égard du remuant voisin coréen.

 

L’or noir se reprend en hausse de 5% ce mois-ci portant à 18% la performance sur les 3 derniers mois et a accéléré ces derniers jours dans l’optique d’un prolongement de l’accord de réductions des quotas de production de l’OPEP entre 32,50 et 33 mb/j des pays au-delà du 31  mars 2018 (à confirmer à Vienne en novembre prochain) sur fond de réduction trop lente quoique bien réelle des stocks de brut mondiaux (en excès de « seulement » 195 millions de barils par rapport à la moyenne des 5 dernières années contre 250 en novembre 2016), d’une production de pétroles de schiste toujours soutenue (pourtant ralentie par Harvey) à 756 rigs (contre 400 un an plus tôt).

Une révision à la hausse par l’OPEP de sa prévision de demande mondiale de brut de +50 000 b/j pour fin 2017 et +70 000 b/j grâce à l’accélération de la croissance dans le monde concomitamment au maintien des quotas devrait maintenir les cours du baril au-dessus des 50 $, ce qui accessoirement serait un facteur de soutien à l’inflation faisant le jeu des banquiers centraux, même si l’inflation core est de plus en plus l’indicateur suivi.

 

Rédigé par Christophe Gautier, Equipe de Gestion ACTIS AM.

 

Ce document est un document non contractuel, strictement limité à l’usage privé du destinataire, diffusé à des fins d’information et ne saurait en aucun cas s’interpréter comme constituant une offre de vente ou sollicitant une offre d’achat de titres qui y sont mentionnés. L’opinion formulée dans le présent document ne saurait en aucun cas se substituer au jugement de son destinataire. Les informations fournies dans ce document n’ont aucun caractère exhaustif et leurs précisions ne peuvent être garanties. Les appréciations formulées reflètent l’opinion d’Actis AM à la date de publication et sont susceptibles d’être révisées ultérieurement.

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