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L'Algérie depuis l'annonce de la candidature de Bouteflika à un 5e mandat

| AFP | 334 | Aucun vote sur cette news
Des étudiants algériens manifestent contre la perspective d'un cinquième mandat du président Abdelaziz Bouteflika, le 26 février 2019 à Alger
Des étudiants algériens manifestent contre la perspective d'un cinquième mandat du président Abdelaziz Bouteflika, le 26 février 2019 à Alger ( RYAD KRAMDI / AFP )

Les principaux développements depuis l'annonce le 10 février par le président algérien Abdelaziz Bouteflika de sa décision de briguer un cinquième mandat, qui a déclenché une contestation d'ampleur nationale.

Bouteflika candidat

Au pouvoir depuis deux décennies, Abdelaziz Bouteflika, 81 ans, met fin à des mois de spéculations le 10 février en annonçant qu'il briguera un cinquième mandat lors de la présidentielle du 18 avril, malgré un accident vasculaire cérébral (AVC) l'ayant considérablement affaibli depuis 2013.

"Bien sûr, je n'ai plus les mêmes forces physiques qu'avant, chose que je n'ai jamais occultée à notre peuple". "Mais la volonté inébranlable de servir la Patrie ne m'a jamais quitté et elle me permet de transcender les contraintes liées aux ennuis de santé auxquels chacun peut être un jour confronté", écrit-il.

Protestations massives

Le 22 février, des dizaines de milliers de personnes, répondant à des appels lancés par des anonymes sur les réseaux sociaux, manifestent dans plusieurs ville contre un 5e mandat. A l'exception de quelques affrontements à Alger --jets de pierre de manifestants contre tirs de gaz lacrymogènes de forces de l'ordre--, aucun incident notable n'est signalé.

"Pas de 5e mandat", "Ni Bouteflika, ni Saïd" (frère du chef de l'Etat, souvent perçu comme son successeur potentiel) scandent les manifestants, des jeunes hommes pour l'essentiel, à Alger, ville où les manifestations sont interdites depuis 2001.

Le lendemain, un candidat déclaré à la présidentielle, l'homme d'affaires Rachid Nekkaz, est contraint par la police de quitter Alger, après y avoir drainé des centaines de personnes. Il s'était rendu dans le centre de la capitale pour y récolter une partie des 60.000 parrainages d'électeurs nécessaires pour présenter sa candidature.

Silence des médias officiels

Le 24, des centaines de personnes manifestent à Alger, malgré un important dispositif policier, à l'appel d'une association opposée au 5e mandat. A Paris, où vit une importante diaspora algérienne, des centaines de manifestants brandissent des pancartes sur lesquelles on peut lire "Pouvoir assassin" ou "Système, dégage".

Des journalistes de la radio nationale fustigent le silence imposé par leur hiérarchie sur les manifestations, dénonçant le "traitement exceptionnel" réservé au camp du président Bouteflika. La radio et la télévision publiques ont largement passé sous silence les manifestations.

Une rédactrice en chef de la radio nationale, qui avait déjà démissionné de ses fonctions pour protester contre cette absence de couverture, annonce que l'émission qu'elle animait a été supprimée par la radio.

Le président Bouteflika quitte l'Algérie pour un "court séjour" à Genève, où il doit subir des "examens médicaux périodiques". Il s'y trouvait toujours mercredi, selon La Tribune de Genève.

Le 25, le Premier ministre Ahmed Ouyahia écarte implicitement l'hypothèse d'un renoncement de M.Bouteflika en affirmant que les "urnes trancheront". "Les élections auront lieu dans moins de deux mois et chacun choisira librement", dit-il, mettant en garde "contre les risques de dérapages sérieux".

Les étudiants dans la rue

Le 26, environ 500 étudiants se regroupent aux cris de "Non au 5e mandat!", "Bouteflika dégage!", "Algérie libre et démocratique", à l'intérieur de la "fac centrale" à Alger. Ils sont ensuite plusieurs milliers à marcher pacifiquement dans le centre de la capitale.

De nombreux rassemblements sont rapportés par des médias ou sur les réseaux sociaux dans l'agglomération d'Alger et plusieurs villes du pays.

La candidature d'Abdelaziz Bouteflika sera déposée le 3 mars, annonce dans le même temps son directeur de campagne, Abdelmalek Sellal.

Reporters sans frontières (RSF) accuse de son côté les autorités de chercher à "museler" les médias. L'ONG évoque "interpellations, agressions, interdiction de couvrir, confiscation de matériel, pressions sur les médias publics et ralentissement du réseau internet" depuis le début des manifestations.

Jeudi, une dizaine de journalistes algériens participant aux côtés de confrères à un sit-in contre "la censure" sont interpellés à Alger.

Alors que les autorités brandissent souvent le spectre de la décennie noire (1992-2002) pour appeler les protestataires à la raison, le Premier ministre fait aussi référence au drame du conflit syrien lors d'un discours au Parlement.

"Des manifestants heureux ont offert des roses aux policiers. Mais rappelons-nous ensemble qu’en Syrie, ça a commencé aussi avec des roses", dit M. Ouyahia.

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