En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
4 847.53 PTS
-
4 823.50
-0.44 %
SBF 120 PTS
3 868.16
+0.00 %
DAX PTS
11 090.11
-
Dowjones PTS
24 404.48
-1.22 %
6 646.81
+0.00 %
1.137
+0.04 %

En 2019, le Congrès américain devrait s'atteler à règlementer les grands du numérique

| AFP | 242 | Aucun vote sur cette news
Image d'illustration d'un logo de Facebook apparaissant sur un écran cassé, pris en photo le 16 mai 2018 à Paris, France
Image d'illustration d'un logo de Facebook apparaissant sur un écran cassé, pris en photo le 16 mai 2018 à Paris, France ( JOEL SAGET / AFP/Archives )

Le Congrès américain devrait s'atteler cette année à entourer les géants du numérique de garde-fous pour protéger les données personnelles et la vie privée, les grands groupes se disant prêts à coopérer.

La vague de scandales sur la gestion des données personnelles par Facebook et d'autres plateformes en ligne a suscité de plus en plus d'appels à l'action législative pour qu'il soit mis un frein aux utilisations abusives des informations privées.

Singulièrement, la plupart des groupes de technologie se disent prêts --sans toutefois donner de détails-- à accepter de nouvelles réglementations à la suite de l'entrée en vigueur du Règlement européen de protection des données (RGPD) en 2018.

Mais ces règlementations fédérales pourraient empêcher l'application d'une législation promulguée en Californie, qui a été calquée sur la protection des données adoptées par l'UE.

"Que les grands groupes ou petites entreprises de technologie le veuillent ou non, 2019 sera une année de réglementation", a déclaré Doug Clinton de la société d'investissement Loup Ventures, dans un article de blog récent.

Il s'attend à ce que les Etats-Unis examinent "les points les plus importants" du RGPD, notamment le consentement, l'accès, la portabilité et l'effacement des informations personnelles.

Coopérer plutôt que reculer

Le sénateur Brian Schatz et 14 autres démocrates ont approuvé un projet de loi visant à obliger les entreprises en ligne à protéger les informations personnelles et à mettre un terme à leur utilisation abusive. "Les gens s'attendent généralement à ce que les informations personnelles qu'ils fournissent aux sites et aux applications soient bien protégées et ne soient pas utilisées à leur encontre", a déclaré M. Schatz le mois dernier.

"Tout comme les médecins et les avocats sont censés protéger et utiliser de manière responsable les données personnelles qu'ils détiennent, les sociétés en ligne devraient être tenues de faire de même", a-t-il ajouté.

Une autre proposition, présentée en décembre par le Center for Democracy and Technology, un groupe de défense des droits numériques, promeut le droit des consommateurs à accéder aux données détenues par les entreprises en ligne, à les corriger et à limiter leur accès à des tiers.

"De nombreuses applications collectent votre localisation même si cela n'a rien à voir avec le service qu'elles fournissent", a souligné Michelle Richardson, une responsable de cette organisation.

Face à cette offensive règlementaire, au lieu de reculer, les géants du numérique ont offert de coopérer sur un projet de loi sur la protection de la vie privée, même si cette approche conciliante ne convainc pas les sceptiques.

Sundar Pichai, directeur général de Google, a déclaré lors d'une audience au Congrès en décembre: "je pense que nous serions mieux lotis avec un cadre global de protection des données pour les utilisateurs. Ce serait une bonne chose à faire".

Le patron d'Apple, Tim Cook a réclamé au début de l'année une législation fédérale sur la protection de la vie privée et s'est attaqué à l'utilisation "automatisée" de données privées achetées et vendues en ligne.

Alan McQuinn, analyste des politiques à la Fondation Information Technology and Innovation, un groupe de réflexion basé à Washington, estime qu'il pourrait se former un consensus sur la nécessité de renforcer la transparence, l'accès des consommateurs et la lutte contre l'utilisation abusive de données personnelles.

Mais il souligne que le RGPD en Europe s'est révélé "incroyablement lourd" et a poussé certaines entreprises à quitter l'UE ou à bloquer leur présence en ligne. "Les gens ne réalisent pas que la législation n'affecte pas seulement les géants de l'internet, elle affecte également votre épicerie locale et crée des coûts dans tout le système", dit M. McQuinn.

L'analyste estime qu'exiger un consentement pour tout type de données pourrait avoir des conséquences inattendues en nuisant à l'innovation et en renforçant paradoxalement les plus grandes entreprises qui ont les ressources pour se conformer à la loi.

Une solution possible consisterait à créer des "niveaux" de catégories de données, seules les catégories les plus sensibles nécessitant un consentement préalable.

Bien que beaucoup se rejoignent sur la nécessité de garde-fous pour la protection des données, le processus de législation "sera difficile", estime M. McQuinn évoquant la grande division qui règne actuellement dans le paysage politique américain.

 ■

Copyright © 2019 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

RETROUVEZ LES WEBINAIRES BOURSE DIRECT

Les Turbos Call, du levier à la hausse pour votre portefeuille
Lundi 28 janvier de 12h30 à 13h30

Les SCPI, un produit incontournable dans la conjoncture actuelle ?
Vendredi 1er février de 12h15 à 13h00

Protéger son portefeuille avec les Turbos Put
Lundi 11 février de 12h30 à 13h00

Tradez sur le CAC 40 avec du levier
Lundi 18 février de 12h15 à 13h00

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 23/01/2019

L'EUR/USD approche de son support à 1.1300

Publié le 23/01/2019

Neopost annonce l’acquisition de Parcel Pending, spécialiste des consignes automatiques sur le marché américain. Après avoir procédé à une revue stratégique de son portefeuille d'activités…