5 517.93 PTS
-0.16 %
5 519.0
-0.09 %
SBF 120 PTS
4 420.31
+0.00 %
DAX PTS
13 434.45
-
Dowjones PTS
26 071.72
+0.21 %
6 834.33
+0.00 %
Nikkei PTS
23 816.33
+0.03 %
Suivez-nous sur Facebook
Suivez-nous sur Google +
Suivez-nous sur Twitter
Suivez-nous sur Youtube

Discover, fragile laboratoire de l'information à destination des plus jeunes

| AFP | 155 | Aucun vote sur cette news
Le réseau social Snapchat vient de fêter le premier anniversaire de la version française de sa composante Discover, un kiosque à journaux virtuel misant sur des textes courts et beaucoup d'images
Le réseau social Snapchat vient de fêter le premier anniversaire de la version française de sa composante Discover, un kiosque à journaux virtuel misant sur des textes courts et beaucoup d'images ( LIONEL BONAVENTURE / AFP/Archives )

Le réseau social Snapchat vient de fêter le premier anniversaire de la version française de sa composante Discover, un kiosque à journaux virtuel misant sur des textes courts et beaucoup d'images: un réel succès chez les adolescents, mais un modèle économique encore balbutiant.

Douze titres de presse français, contre huit lors du lancement à la mi-septembre 2016, publient désormais sur Discover des "stories" : des pages interactives à durée de vie limitée, aux textes incisifs, accompagnés d'images et de vidéos entrecoupés de publicités. De l'info gratuite taillée pour les "millenials" nés à l'orée du XXIe siècle.

Snapchat (8 millions d'utilisateurs affichés en France) "nous permet de toucher des jeunes qui +ne nous calculaient pas avant+", confirme Guillaume Dubois, directeur de la rédaction de L'Express, qui a rejoint la plateforme fin juin avec trois autres médias (MTV, Vogue, Society).

"80% de nos lecteurs y ont moins de 24 ans, soit bien en-dessous de notre lectorat papier. Cela crée un lien avec de futurs lecteurs", estime-t-il, revendiquant 100.000 lectures par "story".

Discover séduit les rédactions avec sa possibilité de développer des contenus adaptés aux écrans verticaux des smartphones, nécessitant des compétences nouvelles telles les motion-designers (graphistes spécialistes de la vidéo et des animations).

"On expérimente des formats, on récupère des sujets du site du Monde pour les reformuler de façon plus pédagogique, mais il arrive aussi maintenant que l'on propose des contenus originaux", témoigne Jean-Guillaume Santi, responsable de l'équipe du Monde dédiée à cette application.

Certaines rédactions y développent une nouvelle interaction: les lecteurs de l'Équipe sur Discover ont ainsi récemment été sollicités pour dessiner la prochaine coiffure de l'excentrique footballeur Paul Pogba, souligne le responsable du pôle numérique du quotidien sportif, Emmanuel Alix.

- Fréquentation difficile à évaluer -

Tout cela a toutefois un coût et certains, comme Le Figaro, ont préféré renoncer: "Leur cœur de cible est trop jeune pour nous et leur modèle économique ne nous semble pas pérenne", explique Pascal Pouquet, DG de CCM Benchmark, qui rassemble plusieurs titres du groupe Le Figaro. "De plus, nous développons nos propres +stories+ sur notre application".

Malgré l'intérêt de plusieurs médias, la rentabilité de Discover pose question.

"Être rentable est le seul de nos trois objectifs que nous n'avons pas atteint cette année", souligne-t-on à L’Équipe. Chaque "story" du journal génère entre 400.000 et 500.000 lectures, ce qui en ferait l'un des plus lus de l'application, même si aucun chiffre n'est officiellement communiqué par Snapchat.

Les médias tirent des revenus en gérant directement la publicité dans leurs "stories" ou touchent un pourcentage quand cette publicité est proposée par Snapchat.

Pour Éric Delcroix, consultant indépendant spécialiste des réseaux sociaux, le modèle économique de Snapchat souffre du flou qui entoure la fréquentation du réseau: "Contrairement à Instagram, où chaque clic est comptabilisé, on a beaucoup de difficultés à évaluer les flux sur Snapchat. Cela pose problème aux annonceurs", relève-t-il.

Au printemps, la société de Los Angeles a annoncé que la fréquentation en France de Discover avait doublé depuis son lancement.

La confiance des investisseurs reste cependant limitée: depuis son introduction en bourse à Wall Street en mars 2017, le titre Snapchat a perdu la moitié de sa valeur. La croissance de ses utilisateurs - près de 173 millions quotidiens dans le monde selon la société - n'a atteint que 4% entre mars et juin 2017.

Le consultant Éric Delcroix ne croit toutefois pas à un déclin prochain de cette nouvelle façon de s'informer: "La consommation d'information sur Discover est très rapide. C'est une temporalité et une façon de communiquer qui s'adressent à des communautés différentes de celles d'Instagram ou d'autres réseaux sociaux comme Pinterest. C'est une vitrine vers l'information, que chacun est libre ensuite de creuser si cela l'intéresse. Et c'est comme ça que les nouvelles générations s'informent".

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 22/01/2018

Si le dirigeant est condamné dans l'affaires Tapie, il devra démissionner, dit Bruno Le Maire...

Publié le 22/01/2018

Eiffage et Kier, qui étaient en joint-venture avec Carillion pour la réalisation de deux lots du projet HS2 (LGV britannique) pour 1,4 milliard de livres sterling, confirment leur offre d’embauche…

Publié le 22/01/2018

Richemont a annoncé son intention de lancer une OPA sur les actions de Yoox-Net-à-porter qu'il ne détient pas encore au prix de 38 euros par action. Le groupe suisse détient actuellement 24,97% du…

Publié le 22/01/2018

Nanobiotix, société française pionnière en nanomédecine développant de nouvelles approches thérapeutiques pour le traitement du cancer, présente les résultats intermédiaires de sécurité et…

Publié le 22/01/2018

Un projet crédible, mais qui devra attendre quelques dizaines d'années...

CONTENUS SPONSORISÉS