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Canal+ réduit son financement dans le cinéma et réclame de nouvelles règles

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Etant basé en France, Canal Plus est soumis à des obligations d'investissement et de quotas, contrairement aux plateformes américaines Netflix et Amazon
Etant basé en France, Canal Plus est soumis à des obligations d'investissement et de quotas, contrairement aux plateformes américaines Netflix et Amazon ( LIONEL BONAVENTURE / AFP/Archives )

Le groupe Canal+ va réduire sa participation au financement du cinéma suite à la baisse de son chiffre d'affaires, a averti mercredi son directeur général Maxime Saada, qui réclame de nouvelles règles face à l'arrivée d'acteurs comme Netflix, Altice Studio ou Amazon.

"En 2017, compte tenu d'une baisse de l'activité de Canal+ France, les montants que nous allons investir en pré-achats de films français et européens baisseront de 35 millions d'euros, pour s'établir à 160 millions d'euros contre 195 millions d'euros l'an dernier", indique Maxime Saada dans une interview au Figaro.

"C'est un effet mécanique, car selon l'accord interprofessionnel signé en 2015, nous devons investir 12,5% de notre chiffre d'affaires", poursuit le directeur général du bouquet de chaînes de télévision payante, premier financeur privé du cinéma français.

La filiale du géant des médias Vivendi souffre d'une érosion du nombre d'abonnés. Le redressement qui a eu lieu récemment, après le lancement de nouvelles offres, "n'aura de plein effet que progressivement", ajoute M. Saada.

Selon lui, "Canal+ est l'opérateur le plus vertueux du secteur", car "toutes ses opérations sont effectuées depuis la France et il est donc soumis à toutes les obligations d'investissement, de quotas et à toute la règlementation", contrairement aux plateformes américaines Netflix et Amazon ou à Altice Studio, la chaîne dédiée aux séries et au cinéma de l'opérateur de téléphonie français SFR, basées à Amsterdam ou au Luxembourg.

Maxime Saada veut "rétablir une forme d'équité pour pouvoir nous battre à armes égales". Il réclame également, comme il l'a déjà fait, de pouvoir diffuser les films six mois après leur sortie au cinéma, contre dix actuellement et un meilleur arsenal pour lutter contre la piraterie.

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