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Un rachat d'Estée Lauder par L'Oréal est-il crédible ?

| Boursier | 703 | Aucun vote sur cette news

La presse britannique croit savoir que le français a approché l'américain avec une offre à 47 Mds$. Mais les prétendants pourraient être plus nombreux.

Un rachat d'Estée Lauder par L'Oréal est-il crédible ?
Credits L'Oréal

L'Oréal a-t-il déposé une offre informelle pour racheter Estée Lauder ? L'édition dominicale du 'Times' de Londres laisse penser que le français aurait proposé 122,80$ par action pour racheter son rival, qui serait valorisé 45 milliards de dollars (47 Mds$ en incluant la, modeste, dette de l'américain). Le journal indique que d'autres acteurs pourraient être intéressés, à l'image d'Unilever. Estée Lauder aurait mandaté Evercore et Goldman Sachs pour l'assister et évaluer ses options. La proposition, présumée, de L'Oréal valoriserait son rival à 4 fois son chiffre d'affaires et 21,5 fois son Ebitda pour l'exercice clos le 30 juin dernier. "Ces multiples sont élevés par rapport aux dernières opérations dans le secteur des soins à la personne, mais ils pourraient encore monter, notamment en cas de guerre boursière entre des acteurs comme Procter & Gamble, L'Oréal ou Unilever", estime Andy Wood, chez Bernstein, qui pense qu'une proposition autour de 144$ l'action ne serait pas inenvisageable, c'est-à-dire une valeur d'entreprise de 55 Mds$. Compte tenu des taux bas actuels, la relution sur le bénéfice par action pourrait être importante pour l'acquéreur, même au prix fort et avant toute synergie. Wood l'estime à 6% pour P&G, 9% pour Unilever et même 16% pour L'Oréal, en cas d'acquisition à 100% par endettement. Le revers de la médaille serait un bilan considérablement alourdi, avec un ratio dette nette sur Ebitda qui pourrait monter à 5,7 fois pour le français, ce qui nécessiterait sans doute une augmentation de capital.

Mais pour l'analyste de Bernstein, la première question à se poser est de savoir si la famille Lauder (40% du capital, 87% des droits de vote) est vendeuse. Récemment, rien n'a circulé laissant penser que les Lauder cherchaient preneur. Mais cela ne signifie pas qu'aucune ouverture n'existe. "Ces dernières années, il y a eu beaucoup de ventes d'activités familiales, sans doute dictées par les craintes géopolitiques actuelles, en particulier après huit année de marché haussiers", poursuit Andy Wood, qui ajoute qu'Estée Lauder fait face à certains défis avec la fragmentation des marques, la fermeture de grands magasins et la confusion entre produits premium et de masse. L'américain a les moyens de répondre à ces challenges, mais l'évolution des tendances a pu influer sur le sentiment des Lauder.

Unilever mieux placé que L'Oréal

Mais si la société est effectivement à vendre, cela appelle plusieurs remarques de la part de Bernstein. D'abord, la taille de l'opération écarte de facto Beiersdorf, Shiseido ou Coty de la course, compte tenu de capitalisations trop faibles. Malgré sa taille, Colgate aurait aussi quelques difficultés. Cela laisserait P&G, Unilever, L'Oréal voire Johnson & Johnson sur les rangs. Du point de vue de l'intérêt stratégique, Unilever et L'Oréal ont toutes les raisons d'être intéressés, le français d'autant plus que la beauté de prestige est son coeur de métier et qu'Estée Lauder est son dauphin mondial en la matière. Mais c'est aussi la principale limite d'un rapprochement : l'antitrust aurait sans doute beaucoup à dire sur plusieurs marchés. La problématique serait moins importante de ce point de vue pour Unilever. Andrew Wood pense aussi que d'autres paramètres sont à considérer : l'approche socialement responsable plus visible et les liens de proximité entre les patrons d'Estée Lauder et d'Unilever pourrait lui donner une longueur d'avance. Enfin, Unilever réaliserait une puissante manoeuvre défensive après les approches de Kraft Heinz.

En conclusion, le spécialiste du secteur au sein du bureau d'études Bernstein estime qu'Unilever serait le favori pour racheter Estée Lauder, devant L'Oréal. Procter and Gamble, Johnson & Johnson et Colgate auraient plutôt le rang d'outsiders. L'accueil du marché serait sans doute très positif pour Unilever, qui compléterait ses positions, tandis qu'il risque d'être un peu plus mitigé pour L'Oréal, compte tenu des craintes antitrust que la transaction soulèverait et du fait qu'elle éloignerait un rachat potentiel des parts détenues par Nestlé au capital. Dernier indicateur, qui ne plaide pas, celui-là, en faveur d'une opération d'envergure, le CEO d'Estée Lauder a vendu récemment 30 millions de dollars d'actions de la société après avoir exercé ses stock-options 2009, qui avaient encore deux années de possibilité d'exercice. Aurait-il procédé ainsi, s'interroge Andy Wood, si une opération majeure ou des développements stratégiques importants étaient dans les tuyaux ?

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