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Les deux valeurs automobiles françaises à ne pas rater en bourse en 2018

| Boursier | 1154 | Aucun vote sur cette news

Bryan Garnier choisit Michelin et Renault...

Les deux valeurs automobiles françaises à ne pas rater en bourse en 2018
Credits Reuters

Les trois dossiers automobiles préférés de Bryan Garnier ce début d'année sont Renault, Daimler et Michelin. Le bureau d'études a procédé à une vaste revue d'effectif, qui a abouti à quelques changements de recommandations, en particulier les relèvements de vendre à neutre sur Continental et Valeo, et l'abaissement d'Hella d'achat à vendre.

Malgré les craintes qui avaient été manifestées début 2017, le millésime précédent s'est montré extrêmement robuste, avec des performances toutefois contrastées, même si l'indice sectoriel automobile européen STOXX 600 Automobile & Equipementiers a progressé de 13,3%. Faurecia a ainsi bondi de 77%, tandis que Renault a perdu -0,7%. Cette année, le contexte devrait être plus volatile, notamment aux États-Unis et en Chine. Bryan Garnier table sur une croissance de 2% du marché après 3,1% en 2017. Le spécialiste recommande une grande sélectivité, compte tenu des incertitudes qui pèsent. Le cycle 2013-2017 a permis d'afficher une solide "surperformance" par rapport aux marchés action, grâce à la forte reprise du secteur, qui a alimenté la progression des bénéfices par action. Le nouveau cycle, qui va s'étendre sur la période 2018 à 2020, ne bénéficiera pas d'une base de comparaison aussi favorable. Il faudra donc être extrêmement sélectif, prévient le bureau d'études.

Dans ce contexte, deux dossiers français se distinguent donc. L'analyste Xavier Caroen recommande à ses clients d'acheter Renault, en visant 109 euros contre 99 euros précédemment. Le groupe devrait bénéficier cette année d'un effet mix favorable au niveau géographique, du fait de sa présence importante sur les marchés émergents, qui sont toujours en phase de reprise. La Russie et l'Amérique latine devraient permettre au groupe de générer 4 à 5% de croissance des volumes, soit plus de deux fois le rythme attendu du marché. Les coentreprises chinoises devraient aussi contribuer. Cette croissance devrait permettre d'améliorer légèrement les marges, à l'inverse par exemple de Peugeot, qui souffrira de l'intégration d'Opel. Un bémol toutefois, les conséquences du scandale de la certification de Nissan au Japon ne sont pas encore connues et pourraient peser sur la contribution du constructeur nippon aux résultats du groupe. En résumé, la marque au losange est la préférée de Bryan Garnier dans le secteur pour 2018, grâce à son exposition géographique optimisée pour cette période de ralentissement de la croissance sectorielle, et à son exposition limitée à un marché américain qui paraît à risque en 2018.

L'autre valeur française préférée de l'intermédiaire est Michelin, suivie à l'achat avec un objectif de cours relevé de 136 à 141 euros. L'analyste pense que le groupe clermontois a fait le bon choix en conservant sa discipline de prix élevés, à laquelle certains de ses concurrents ont renoncé, ce qui les a forcés à lancer des avertissements en 2017. Le relèvement de l'objectif de cours est principalement la conséquence de la baisse des taxes sur les sociétés aux États-Unis, un pays auquel le groupe est fortement exposé. Michelin est le seul pneumaticien recensé par l'analyste à disposer d'un levier important sur ses marges en 2018, tout en conservant un profil relativement défensif, qui s'appuie sur un chiffre d'affaires composé à 80% de pneus de remplacement.

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