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COLUMBIA THREADNEEDLE INVESTMENTS : PERSPECTIVES D'INVESTISSEMENT

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COLUMBIA THREADNEEDLE INVESTMENTS : PERSPECTIVES D'INVESTISSEMENT
Credits Sean pavone  ShutterStock.com

 

  • Les marchés actions que nous privilégions sont le Japon, l'Europe continentale et les marchés émergents de l'Asie
  • Royaume-Uni, l'exception à l'échelle mondiale : sa croissance stagne en raison des incertitudes causées par le Brexit
  • Risques potentiels : Brexit, instabilité politique en Europe, politique étrangère des Etats-Unis et valorisations élevées du crédit
  • Une approche disciplinée, active et axée sur les fondamentaux reste essentielle en raison des risques géopolitiques et des valorisations élevées des marchés

 

LONDRES, LE 4 DECEMBRE 2017 : Les politiques monétaires toujours favorables, la croissance mondiale coordonnée, l'expansion du commerce mondial, les solides fondamentaux des entreprises et la croissance des bénéfices continueront à fournir un contexte porteur pour les actifs risqués en 2018, d'après Columbia Threadneedle Investments. Cependant, les risques géopolitiques et les valorisations élevées sur les marchés du crédit signifient que les vents contraires resteront forts pendant l'année à venir.

Mark Burgess, Deputy Global CIO chez Columbia Threadneedle Investments, a déclaré : « A l'exception du Royaume-Uni, l'économie mondiale est en pleine expansion synchronisée. Les bénéfices des sociétés sont en hausse, les échanges commerciaux se multiplient et la croissance est robuste aux Etats-Unis, en Europe et ailleurs. L'Asie bénéficie de ce phénomène mondial, ainsi que de la poursuite de la croissance économique en Chine. Les actions nippones, en particulier, se trouvent pour l'heure dans une situation très favorable en raison du regain de vigueur des bénéfices et de la poursuite des réformes au niveau des entreprises, avec à la clé de meilleurs rendements pour les actionnaires. Sur le plan de la politique monétaire, en dépit du resserrement modeste opéré par la Réserve fédérale américaine en Amérique du Nord et de l'augmentation des taux d'intérêt par la Banque d'Angleterre pour la première fois depuis dix ans, l'environnement international demeure très porteur.

 

Il n'est donc pas surprenant, dans ce contexte, que les actions se négocient actuellement à des niveaux élevés. Cependant, nous sommes plus optimistes pour les actions en 2018 que pour le crédit et les emprunts d'Etat. En tant qu'investisseurs, nous devons tout de même nous demander ce qui pourrait affecter ces perspectives positives. Outre les rendements historiquement faibles du crédit et l'absence notable d'inflation dans le monde entier, les risques géopolitiques ne manquent pas, avec notamment le Brexit, l'instabilité potentielle en Europe et les relations entre les Etats-Unis et la Corée du Nord, la Chine et le Mexique.

 

Perspectives pour les différentes classes d'actifs en 2018

 

Actions

Nous prévoyons une croissance des bénéfices des sociétés de 10 à 15% en 2018 grâce aux conditions exceptionnellement favorables consistant en une croissance économique modérée, un faible taux d'inflation et une politique monétaire favorable aux investissements. Les régions pour lesquelles nous nous montrons les plus optimistes sont le Japon, l'Europe continentale et les marchés émergents de l'Asie.

 

Nous prévoyons une croissance des bénéfices des entreprises de 8% au Japon l'année prochaine, grâce à une croissance économique plus élevée qu'attendu, aux réformes adoptées par les entreprises, à la baisse du niveau de risque politique et à une politique monétaire propice aux investissements. L'engagement à améliorer le retour sur investissement pris par un nombre croissant de grandes entreprises japonaises est un facteur important.

Le maintien des performances solides dans l'ensemble de la zone euro est favorisé par des résultats solides dans le secteur secondaire et par une demande soutenue dans ce secteur, tandis que la consommation intérieure un facteur clé pour la poursuite de la croissance a été stimulée par la baisse du chômage et l'amélioration de la situation financière des ménages. La confiance est au beau fixe, les affaires prospèrent et des emplois sont créés à un rythme impressionnant ; par conséquent, dans un tel contexte, nous estimons que les bénéfices des entreprises européennes pourraient augmenter de 15% l'année prochaine.

 

Cependant, tout dépendra du rythme de la réduction des achats d'obligations par la Banque Centrale Européenne (BCE), la fin de l'assouplissement quantitatif et l'augmentation des taux d'intérêt. La BCE achète toujours des obligations à hauteur de soixante milliards d'euros par mois et, même après la réduction de ce chiffre en 2018, il est vraisemblable qu'elle sera toujours active sur ce marché pendant la plus grande partie de l'année. Néanmoins, lorsque la reprise de l'économie européenne sera avérée, la BCE pourrait commencer à se demander si sa politique accommodante demeure justifiée.

 

Obligations

La demande de revenus de qualité élevée restera un sujet d'actualité et cela ne risque pas de changer compte tenu du vieillissement démographique à l'échelle mondiale. Cependant, au vu des rendements actuels, il est peu probable que les investisseurs bénéficient d'un surcroît de rendement sur les marchés obligataires.

 

Nous avons depuis longtemps une opinion relativement pessimiste des principaux emprunts d'Etat, et ce point de vue n'a pas changé  nous estimons toujours qu'ils sont vulnérables, avec des primes à terme négatives et des taux à court terme déprimés, et leur valorisation est excessive selon nous.

 

Nous adoptons une position neutre à l'égard du crédit ; les spreads se sont nettement améliorés, quoiqu'ils représentent toujours une compensation pour le risque de défaut des sociétés et le risque de liquidité sous-jacents. Dans ce contexte, les obligations d'entreprises européennes à haut rendement disposent d'un potentiel de hausse marginalement plus élevé que leurs homologues de qualité investment grade.

Toutefois, dès lors que les rendements ont atteint des niveaux extrêmement bas par rapport à ceux des années précédentes, et compte tenu de la contraction des primes à terme au niveau mondial qui en résulte, une correction sur les marchés obligataires constitue clairement un risque. Pour l'heure, les facteurs structurels sont toujours présents, mais si les rendements venaient à évoluer à la hausse, c'est en Europe qu'ils sont le plus susceptibles de le faire.

 

Matières premières

L'embellie macroéconomique s'est avérée bénéfique pour les marchés des matières premières, et la poursuite de la dynamique favorable au niveau de l'offre et de la demande influence positivement l'évolution des prix, mais nous ne perdons pas de vue un certain nombre de facteurs. L'énergie étant partie intégrante de toutes les chaînes logistiques, les remous au Moyen-Orient seront un élément important à observer, de même que la politique intérieure de la Chine, où le gouvernement accorde actuellement une grande attention aux politiques environnementales (qui ont été utilisées pour s'attaquer au problème de la capacité excessive de certaines industries lourdes, comme les secteurs de l'acier et de l'aluminium).

 

Plutôt que d'augmenter la production en réponse à l'accroissement de la demande, les sociétés adoptent une plus grande discipline en matière d'approvisionnement et de restitution du capital aux investisseurs par le biais de rachats d'actions propres et par le versement de dividendes. Une augmentation importante des cours pétroliers pourrait faire dérailler la croissance économique actuelle, mais l'environnement macroéconomique avec une forte croissance de l'économie américaine et la coopération de la Chine et des marchés émergents devrait soutenir le prix des matières premières en 2018.

A quoi devons-nous nous attendre : les risques susceptibles de déstabiliser les marchés en 2018

Le Royaume-Uni et le Brexit

Les bénéfices des sociétés au Royaume-Uni ont été décevants, et la croissance de l'économie intérieure a été ralentie par les incertitudes associées au Brexit, ce qui est une préoccupation non seulement pour les sociétés britanniques, mais également pour celles qui investissent au R.-U. Si les négociations commerciales sont constructives, nous verrons peut-être un cadre plus solide dans lequel sociétés et investisseurs pourront prendre des décisions concernant l'avenir. Actuellement, les activités se ralentissent au R.-U., et des conditions défavorables dans le cadre du Brexit pourraient entraîner un choc géopolitique qui se répercuterait dans les économies et les marchés du monde entier.

La réaction des consommateurs au Brexit aura un rôle important à jouer pour l'économie du Royaume-Uni. Si la Banque d'Angleterre adopte un ton plus incisif, la propension à la dépense des consommateurs risque de diminuer en 2018. Bien que la valorisation des actions au R.-U. semble raisonnable, la dynamique conjoncturelle en termes de bénéfices les rend moins intéressantes que celles d'autres marchés ; et un choc majeur associé au Brexit pourrait les rendre encore moins intéressantes.

Instabilité politique en Europe

La montée en puissance des partis populistes en Europe n'a pas été aussi prononcée en 2017 que ce à quoi les marchés s'attendaient, mais il demeure un potentiel d'instabilité politique en Europe. La situation en Espagne avec la Catalogne pourrait affaiblir la coordination européenne à l'avenir. Nous attendons toujours l'arrivée d'un gouvernement stable en Allemagne, et les prochaines élections législatives en Italie pourraient être marquées par une progression de la droite populiste. Par conséquent, bien que les marchés aient actuellement tendance à ne pas se préoccuper de ces événements, ces derniers pourraient avoir un impact sur la cohésion observée l'année dernière en Europe.

Réformes et politique étrangère des Etats-Unis

Il ne fait aucun doute que l'attitude du président Trump aura une grande incidence sur les marchés. Jusqu'à présent, il n'a pas été en mesure de mettre en uvre les politiques qu'il a proposées, et certaines de celles-ci comme les restrictions commerciales et la construction d'un mur entre les Etats-Unis et le Mexique semblent avoir été complètement abandonnées. Les réformes fiscales sont toujours à l'ordre du jour, mais les bénéfices et la croissance aux Etats-Unis en souffriront si elles ne se concrétisent pas. Ceci dit, nous estimons que le succès d'une réforme fiscale serait associé à une augmentation modeste des cours des actions à court terme correspondant à peu près à une baisse similaire en cas d'échec de la nouvelle législation.

 

Sur le plan géopolitique, les relations des Etats-Unis avec la Corée du Nord, la Chine et le Mexique pourraient toujours affecter les marchés. Jusqu'à présent, les relations entre les Etats-Unis et la Corée du Nord n'ont pas été au-delà de l'escalade verbale, tandis que les restrictions commerciales et les perturbations en résultant pour la chaîne logistique entre les Etats-Unis et le Mexique ne se sont toujours pas traduites en propositions sérieuses de nouvelles politiques. Les liens diplomatiques entre les Etats-Unis et la Chine semblent meilleurs qu'il y a un an, mais toute dégradation de ces relations pourrait avoir un impact négatif sur les marchés. Comme tous les événements géopolitiques possibles, il s'agit de facteurs de risque que les investisseurs ont du mal à intégrer à leurs prévisions relatives au cours des marchés, mais il est néanmoins nécessaire de ne pas les perdre de vue.

Possibilité d'un choc inflationniste

La pression inflationniste est absente dans presque toutes les grandes économies développées depuis un certain temps, malgré un taux de chômage quasi nul. Aux Etats-Unis, cette situation est due en partie à la montée du dollar à la suite de l'élection du président Trump et à la déception générée par l'absence de mise en uvre des réformes promises. De façon plus générale, les attentes concernant l'inflation restent modérées sur les marchés développés en conséquence de facteurs à court terme et à long terme, tels que le prix des matières premières, les taux de change, les nouvelles technologies et l'évolution des technologies actuelles, ainsi que la mondialisation proprement dite, qui ont eu pour effet d'atténuer la croissance des salaires sur un marché du travail mondial de plus en plus concurrentiel.

Cela signifie que les politiques sont restées accommodantes et ont apporté à leur tour un soutien aux actifs risqués. Dès lors que les taux mondiaux sont déjà tout près du plancher zéro, un choc inflationniste ne laisserait guère de marge de man uvre aux banques centrales pour stimuler l'économie, ce qui entraînerait une déstabilisation des marchés.

Risque de valorisation dans le crédit

Nous sommes plus proches de la fin du cycle de crédit que du début. A ce stade, le risque de défaut augmente, étant donné que les entreprises s'endettent de plus en plus et s'engagent dans des activités de fin de cycle telles que des fusions et acquisitions et des rachats d'actions propres. Bien que de tels comportements puissent être positifs pour les actions, ils risquent d'affaiblir les valorisations du crédit et de déstabiliser les marchés. La valorisation du crédit est beaucoup plus élevée que celle des actions ; c'est en particulier le cas pour le crédit à haut rendement. De fait, il est de plus en plus difficile d'examiner la situation en ces termes en raison de l'importance de la chute des taux d'intérêt.

Malgré tout, bien que nous gardions un il sur la situation, nous ne nous attendons pas à un bouleversement des marchés obligataires l'année prochaine. Ceci est en partie la conséquence des attentes modérées en matière d'inflation et du risque très faible d'un resserrement monétaire agressif coordonné à l'échelle mondiale en 2018. D'une manière plus générale, la demande de sources de revenus de qualité demeure solide.

 

Ralentissement de la croissance chinoise

En raison de l'envergure de son économie, d'aucuns pourraient affirmer que la Chine constitue le risque le plus important pour les marchés mondiaux et que ce pays a été l'une des principales causes de volatilité au cours des dernières années. Pour autant, la croissance économique dans la région reste stable (à un rythme plus lent, mais plus durable), les revenus disponibles augmentent et atteignent leur niveau le plus élevé depuis deux ans (stimulant la consommation, qui est la principale composante de la croissance du PIB), les bénéfices des industries chinoises connaissent une croissance solide et les sorties de capitaux ont diminué, les investisseurs chinois ayant pris le relais.

 

La Chine et ses investisseurs semblent avoir accepté la nécessite d'un rééquilibrage de l'économie du pays. Cependant, il y aura bien des obstacles à surmonter pour y parvenir. Nous notons par exemple que malgré le fait que les exportations et les importations globales augmentent substantiellement, l'excédent de la balance courante s'érode. Par ailleurs, depuis quelque temps, la Chine s'efforce de trouver un équilibre entre la poursuite d'un taux de change contrôlé, la libre circulation des capitaux et une politique monétaire indépendante son « trilemme ». Des signes clairs indiquent que ce dernier pourrait mettre le feu aux poudres dans les cinq prochaines années, mais il ne s'agit selon nous pas d'un risque à court terme.

 

Conclusion

Pour conclure, le contexte macroéconomique est très favorable aux marchés actions et, en 2018, nous estimons que les marchés vont augmenter modérément en raison de la solidité continue des fondamentaux et de la poursuite de la croissance des bénéfices. Mais le potentiel de hausse est faible sur le marché du crédit en raison de la valorisation toujours excessivement élevée ; cela ne veut cependant pas dire que les investisseurs doivent absolument éviter cette classe d'actifs dans son ensemble. 

 

Dès lors qu'un resserrement monétaire ou un remaniement fiscal à grande échelle ne semblent pas en vue, l'Asie, le Japon et l'Europe pourraient être actuellement les meilleures régions où se positionner pour bénéficier de l'exposition cyclique à la croissance économique mondiale. Toutefois, en raison des risques géopolitiques et économiques à l'horizon, en 2018, les gestionnaires actifs devront exploiter toutes leurs compétences pour gérer prudemment leurs portefeuilles et trouver des opportunités d'investissement de long-terme qui produisent des retours sur investissement stables. »

 

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