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La valeur du jour en Europe DEUTSCHE BANK : un plan de restructuration plus radical que prévu

| AOF | 173 | Aucun vote sur cette news
La valeur du jour en Europe DEUTSCHE BANK : un plan de restructuration plus radical que prévu
Credits  ShutterStock.com


Depuis l'échec du rapprochement avec Commerzbank fin avril, Christian Sewing, directeur général de Deutsche Bank n’avait d’autre choix qu’une restructuration drastique pour redresser la première banque allemande. Celle annoncée dimanche est plus radicale que la transformation évoquée par la presse récemment. En Bourse, l’action Deutsche Bank grappille 0,03% à 7,177 euros après avoir débuté la séance en tête du Dax. La séance d’explication avec les investisseurs aura lieu lors d’une conférence en début d’après-midi.

Selon UBS, ces changements stratégiques sont probablement encore plus radicaux que ne le suggèrent les attentes du marché et les articles de presse. " Le nouveau plan témoigne de la volonté et de la détermination de modifier le profil de Deutsche Bank ", ajoute l'analyste.

Deutsche Bank compte supprimer 18 000 postes, soit près de 20 % des effectifs pour un coût total de 7,4 milliards d'euros. Cette restructuration ne nécessitera pas d'augmentation de capital, mais contraindra la première banque allemande à suspendre le versement du dividende pour 2019 et 2020. Elle envisage de distribuer 5 milliards d'euros à ses actionnaires à partir 2022.

Cette baisse des effectifs permettra de réduire les coûts de 6 milliards de dollars d'ici 2022, à 17 milliards de dollars, soit une baisse de 25 % par rapport à sa base de coûts actuelle. L'accélération de la fusion entre Deutsche Bank et Postbank doit permettre 1,4 milliard d'économies.

Sur les 7,4 milliards d'euros de charges liées à cette restructuration attendus d'ici 2022, 5,1 milliards d'euros sont enregistrés cette année, dont 3 milliards au deuxième trimestre. L'établissement affichera sur cette dernière période une perte avant impôts de 500 millions d'euros et une perte nette de 2,8 milliards d'euros.

Deutsche Bank va par ailleurs mettre en place une structure de défaisance abritant 74 milliards d'euros d'actifs pondérés des risques, soit 20% du total. Sans surprise, la réduction de voilure de la banque touche principalement les métiers de banque d'investissement. Deutsche Bank va renoncer au courtage actions tout en conservant une activité marché primaire actions.

Un accord préliminaire a été conclu avec BNP Paribas afin d'assurer la continuité de service à ses clients Prime Finance et Electronic Equities. Il prévoit pour cela le transfert à BNP Paribas de la technologie et du personnel nécessaires en temps voulu.

Deutsche Bank va également réduire sa présence dans l'obligataire, en particulier au niveau des métiers de taux. L'établissement se concentrera sur le financement, le conseil, l'obligataire et les changes.

En tout, l'encours pondéré des risques lié à ces métiers sera réduit d'environ 40 %.

La banque vise des revenus de 25 milliards d'euros en 2022 sur son nouveau périmètre contre 22,8 milliards en 2018 en pro forma et une rentabilité des fonds propres tangibles de 8 %. Ce qui correspond à un résultat net de 4,4 milliards d'euros dans trois ans.

L'objectif de rentabilité est jugé difficile à atteindre par les analystes, dont Berenberg, qui est négatif sur la valeur. Ils s'inquiètent des effets secondaires de la restructuration sur les revenus. Celle-ci pourrait en effet dégrader la franchise du groupe et dont peser sur son activité. Or, l'objectif de revenus pour 2022 correspond à une croissance annuelle moyenne de 2,3%.

La première banque allemande a enfin réduit son objectif de ratio de fonds propres durs de 13 % à 12,5 %. Prenant en compte l'impact des restructurations, Berenberg évalue le ratio à 12,7% en pro forma, à comparer avec un niveau réglementaire minimal de 11,8%. Deutsche Bank dispose donc d'une faible marge de manœuvre si la structure de défaisance est plus coûteuse que prévu à liquider.

source : AOF

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