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Lombard Odier s'attend à une timide reprise des marchés émergents en 2020

| AOF | 316 | 4 par 1 internautes
Lombard Odier s'attend à une timide reprise des marchés émergents en 2020
Credits  ShutterStock.com


Dans le monde émergent, la vague massive et sans précédent de baisses de taux en 2019 restera gravée dans les annales, souligne Stéphanie de Torquat, stratège macro chez Lombard Odier. Au sein de son univers comprenant 18 grands pays émergents, 15 ont vu leurs taux directeurs baisser, les seules exceptions étant la Hongrie et la Pologne (où les taux étaient déjà à des niveaux historiquement bas) ainsi que la Colombie. Et cet assouplissement a été d'une ampleur considérable, atteignant en moyenne 100 pb contre 75 pb aux Etats-Unis.



Malgré tout, les économies émergentes ont connu un ralentissement assez important, la croissance du PIB réel reculant de 4,9% en 2018 à un taux de 4,5% prévu en 2019, indique Lombard Odier.

Les tensions commerciales ont eu un impact immédiat sur les économies émergentes, vu leur forte intégration dans des chaînes d'approvisionnement longues et complexes, tandis que les baisses de taux mettent toujours du temps à déployer leurs effets sur l'économie réelle, commente Stéphanie de Torquat.

Selon elle, pour 2020, deux bonnes nouvelles méritent d'être soulignées. Premièrement, l'effet différé des baisses de taux signifie que certains de leurs bénéfices sont encore à venir.

Deuxièmement, les banques centrales n'ont pas tout à fait terminé leur assouplissement. Même si la Fed est en mode attentiste pour l'instant, Lombard Odier continue de penser qu'elle pourrait abaisser ses taux à deux reprises en 2020 pour contrer le ralentissement progressif de la croissance américaine.

On fait par ailleurs souvent l'impasse sur un élément qui a son importance ajoute Stéphanie de Torquat : l'inflation intérieure est faible dans l'ensemble du bloc émergent grâce à l'absence de tensions mondiales sur les prix, bien sûr, mais aussi à l'amélioration des fondamentaux (réduction des déficits de la balance courante ainsi que fiabilité et crédibilité accrues des instances politiques).

Mais si le potentiel de croissance des marchés émergents reste intact à long terme, Lombard Odier constate plusieurs écueils. Totalisant 71'400 milliards de dollars, soit 220% du PIB (données IIF), la dette émergente totale atteint un niveau record, dont une part importante contractée à court terme par des entreprises non financières.

La baisse des taux américains devrait être utilisée pour allonger les échéances et assainir les bilans. Si, au contraire, les pays émergents continuent à profiter des conditions financières favorables pour accroître leur endettement, à une époque où l'indépendance totale de certaines banques centrales pourrait être remise en question (en Turquie notamment, et en Inde dans une moindre mesure), ils risquent de perdre leur crédibilité durement acquise.

Dans l'immédiat précise Stéphanie de Torquat, le différend commercial demeure le principal obstacle à la croissance en 2020. Un accord partiel apporterait évidemment un certain soulagement, mais il en faudra davantage pour libérer pleinement le potentiel de croissance.

Enfin note la stratège, la montée des troubles sociaux (Chili, Pérou, Bolivie, Equateur, Hong-Kong, Liban, etc.) devrait être observée de près, car elle pourrait entraîner un recul des réformes, des déficits plus importants et donc un cercle vicieux d'inflation plus élevée, de politiques monétaires plus strictes et de croissance plus lente.

Globalement, Lombard Odier prévoit une reprise de la croissance dans le bloc émergent hors Chine en 2020, qui devrait compenser en partie le ralentissement aux Etats-Unis ou au Japon.

source : AOF

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