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Bilan Actions 2017 : hausse à tous les étages, +9,26% pour le CAC 40

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Bilan Actions 2017 : hausse à tous les étages, +9,26% pour le CAC 40
Credits  ShutterStock.com


2017 aura incontestablement été une année faste pour les marchés actions partout dans le monde. Du Nikkei japonais (+19,10%) au S&P 500 américain (+19,90%) en passant par l'EuroStoxx 50 (+6,60%), les grands indices ont tous bénéficié d'un cocktail très favorable fait de reprise macroéconomique, de politiques monétaires qui restent accommodantes et de résultats d'entreprises en hausse. A Paris, le CAC 40 a pris sa part de la hausse globale : malgré un repli de 0,50% aujourd'hui, le principal indice français a gagné 9,26% depuis le 1er janvier et termine l'année à 5 312,56 points.

En Europe, la progression des indices a été plus heurtée qu'aux Etats-Unis en raison de deux facteurs principalement : les incertitudes politiques et l'évolution de l'euro. La première partie de l'année a été particulièrement prudente en attendant le résultat de la présidentielle française. Après l'élection d'Emmanuel Macron en mai, cet obstacle a été levé et, par la suite, les événements politiques ont semblé avoir moins d'impact sur le comportement des investisseurs. Dernier en date, l'absence de coalition en Allemagne suite aux élections de fin septembre n'a pas empêché l'EuroStoxx 50 d'atteindre son pic de l'année le 1er novembre à 3 708,8 points.

L'évolution des devises et la politique monétaire au cœur des débats en 2017

En fait, les pointes de stress qui ont pu être observées sur les marchés européens, notamment cet été, ont surtout été liées à l'appréciation de l'euro. La devise européenne s'est appréciée cette année de plus de 13% face au dollar et termine 2017 au-dessus de 1,20 dollar, mettant ainsi fin à trois années consécutives de baisse. Elle a été soutenue par les bonnes statistiques économiques qui se sont enchainées, mois après mois, en zone euro. A titre d'exemple, le dernier indice PMI publié par IHS-Markit en 2017, qui couvre le mois de novembre, est ressorti à 58 points, au plus haut depuis février 2011. Celui de janvier s'était élevé à 54,4 points.

De plus, l'euro a été porté par la perspective d'un retrait, certes très graduel, du soutien monétaire de la BCE. C'est bien en 2017 que l'institution a commencé à réduire ses achats d'actifs, à 60 milliards d'euros par mois depuis avril, et que son président Mario Draghi a dévoilé ses intentions pour aller vers une extinction du QE sans doute en 2018. Ainsi, à partir de janvier et jusqu'à septembre, la BCE n'achètera "plus que" 30 milliards d'euros d'obligations par mois.

Wall Street a enchainé les records en 2017

Enfin, l'euro a bénéficié de la faiblesse du dollar américain, pénalisé par les doutes sur la capacité de Donald Trump à mener à bien la relance promise et par le discours très prudent de la Fed. Sur le premier point, l'année 2017 a été évidemment la première du mandat de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis. Elle a commencé par un échec politique pour le locataire de la Maison-Blanche, qui a échoué à supprimer l'Obamacare, qui a fait naître des doutes sur sa capacité à réformer. Dans ce contexte qui a marqué l'ensemble de l'année, le vote de la réforme fiscale en toute fin d'année n'a pas pesé très lourd.

Le dollar américain a également été impacté par l'évolution de la politique monétaire, qui s'est affirmée toute l'année comme LE sujet cristallisant l'attention des marchés, aux Etats-Unis. La Fed a certes relevé trois fois ses taux cette année mais non seulement sa présidente Janet Yellen avait clairement prévenu les investisseurs mais, de surcroit, ce resserrement s'est accompagné de nombreux messages apaisants. Ainsi, la Fed a souligné à de nombreuses reprises que la faiblesse de l'inflation l'encouragerait à se montrer très prudente dans les futures hausses, au point que le consensus table sur seulement une à deux hausses en 2018. Et tant pis si les projections de la Fed prévoient toujours trois relèvements…

Dans cet environnement mouvant aux Etats-Unis, Wall Street a signé une année impressionnante. Le Dow Jones, principal indice américain, a clôturé à 71 reprises à un nouveau record historique. Ce vendredi soir, il cède 0,09% à 24 814,92 points. Parmi les secteurs les plus prisés aux Etats-Unis figurent la distribution et la technologie. En revanche, les valeurs liées au pétrole n'ont guère profité de la hausse des cours enregistrée en 2017.

Pétrole et cuivre en forme en 2017

Le cours du baril de Brent a ainsi progressé de 17,6% et s'élève ce soir à 66,42 dollars, au plus haut depuis mai 2015. Depuis son plus bas de l'année atteint fin juin à 44,82 dollars, il a bondi de 50%. Les cours de l'or noir ont été soutenus par la mise en place des quotas par les pays exportateurs, qu'ils soient ou non membres de l'Opep, destinés à réduire la production mondiale de pétrole. Cet accord continuera à impacter le marché pétrolier puisque les pays signataires ont décidé de le prolonger jusqu'à la fin de l'année.

Autre matière première à avoir passé une belle année : le cuivre, dont le cours a bondi de 33% en 2017. A 3,3 dollars, il est désormais au plus haut depuis janvier 2014. Le métal rouge a été le grand gagnant de la reprise économique qui s'est accélérée et synchronisée cette année. Cette dernière se traduit par une hausse de la demande mondiale de cuivre. Dans le même temps, la Chine a travaillé à la réduction de ses capacités de production.

Les marchés émergents surperforment

La hausse des cours des matières premières, combinée à l'accélération de la croissance mondiale, a été particulièrement bénéfique en 2017 pour les pays émergents. Les indices actions émergents ont surperformé les marchés globaux pour la deuxième année consécutive. Des grands pays de cet univers comme le Brésil ou la Russie sont sortis de récession cette année tandis que la rentabilité des entreprises émergentes a continué à s'améliorer, dépassant les estimations des analystes.

D'autre part, les craintes d'un atterrissage brutal de la croissance chinoise se sont nettement atténuées, contribuant à rassurer les investisseurs sur la situation dans les pays émergents.

Les gagnants et les perdants de 2017 à Paris

Du côté des valeurs, difficile de trouver une logique sectorielle au bilan 2017. La première place du SBF 120 en 2017 est occupée par Air France-KLM (+162,47%) qui, sous l'impulsion de son nouveau PDG Jean-Marc Janaillac, a lancé cette année son nouveau plan d'amélioration de sa compétitivité, une nouvelle compagnie Joon, et a vu son trafic progresser nettement mois après mois.

La performance des groupes de luxe Kering (+84,25%) et LVMH (+35,28%) est aussi à saluer, qui les place dans le peloton de tête du CAC 40 cette année. 2017 a d'ailleurs vu LVMH devenir la première capitalisation de la Bourse de Paris, devant Total, à plus de 124 milliards d'euros.

Enfin, des valeurs technologiques comme Soitec (+102,21%) ou STMicroelectronic (+68,96%) se sont distinguées à la hausse.

Du côté des baisses, Carrefour (-21,19%) a indéniablement vécu une année 2017 compliquée. Des résultats très dégradés dans un contexte de forte concurrence et de pression sur les prix ont mis la pression sur le titre du distributeur. La nomination d'Alexandre Bompard à sa présidence cet été a remis un peu de baume au cœur des investisseurs mais ces derniers attendent maintenant des mesures concrètes de redressement. Alexandre Bompard présentera son plan stratégique le 23 janvier.

Enfin, Technicolor (-44,16%), plus forte baisse 2017 du SBF 120, et Elior (-20,70%) ont été fortement sanctionnés après avoir lancé un ou plusieurs avertissements sur leurs résultats. Elior a également subi le départ de son PDG cet été.

Les perspectives 2018

Pour 2018, les analystes et gestionnaires d'actifs s'attendent à ce que les grandes tendances de 2017 perdurent - l'environnement macroéconomique devrait donc continuer à s'améliorer, les entreprises vont poursuivre la reconstitution de leurs marges, la politique monétaire va être resserrée prudemment... – mais dans une moindre ampleur que cette année. De ce fait, les marchés actions devraient continuer à progresser l'année prochaine mais, eux aussi, à un rythme moins important.

Plusieurs incertitudes devraient peser sur les marchés en 2018, incitant sans doute les investisseurs à plus de prudence, soulignent les gérants. D'abord, des incertitudes politiques/géopolitiques liées au Brexit, aux élections italiennes, aux élections américaines de mi-mandat voire à certains scrutins dans les pays émergents (Brésil, Mexique…) ou aux tensions en Corée du Nord ou au Moyen-Orient vont perdurer. Ensuite, les experts ne sont pas d'accord sur le point de savoir si l'économie américaine est ou non au bord de la récession. Les plus pessimistes n'excluent pas une dégradation en fin d'année 2018.

Troisièmement, les marchés actions terminent 2017 sur des niveaux très élevés, parfois historiques comme aux Etats-Unis. Cette problématique des valorisations est donc clé pour appréhender l'évolution des indices en 2018. Et une nouvelle croissance des résultats des entreprises sera nécessaire l'année prochaine pour justifier encore une nouvelle appréciation des multiples.

Enfin, l'évolution de la politique monétaire va rester au cœur des attentions en 2018 avec la normalisation décidée par la plupart des grandes banques centrales de la planète. Si ces mouvements auront sans doute un impact sur le marché obligataire, et par ricochet sur celui des actions, tous les observateurs s'accordent pour dire que les grands argentiers ne prendront aucun risque dans le resserrement de leurs politiques. Après avoir mis 10 ans à tourner la page de la crise financière, ils ne voudront surtout pas gâcher tous leurs efforts.

source : AOF

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