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Trois questions à Vincent Chaigneau, Directeur de la Recherche de Generali Investments - "Le marché tarde à s'ajuster au nouveau paradigme de l'inflation"

| AOF | 240 | Aucun vote sur cette news
Trois questions à Vincent Chaigneau, Directeur de la Recherche de Generali Investments - "Le marché tarde à s'ajuster au nouveau paradigme de l'inflation"
Credits  ShutterStock.com


Vincent Chaigneau, Directeur de la Recherche de Generali Investments, a dévoilé ses prévisions pour 2022. S'il reste confiant dans la reprise économique, la façon dont les banques centrales vont manœuvrer face à l’inflation sera particulièrement à surveiller.

Quelles sont vos perspectives pour l'économie mondiale ?

L'économie mondiale devrait poursuivre sa reprise en 2022 soutenue par la consommation et l'investissement. La consommation pourrait bénéficier de l'importante épargne accumulée par les ménages depuis le début de la pandémie. L'investissement, lui, devrait profiter de la transformation énergétique et des solides free cash flows générés par les entreprises. L'investissement pourrait également être soutenu par l'inflation salariale. Pour limiter l'impact de la hausse des salaires sur leurs coûts, les entreprises ont en effet tendance à investir dans le progrès technologique afin de protéger leur productivité. Aux Etats-Unis, plusieurs signaux clairs témoignent de cette pression salariale. Ainsi, le turn-over atteint 3%, soit un niveau historiquement élevé. Ce ratio est proche de 1% en bas de cycle.

En Europe, l'inflation atteint 4,9%. Dès lors, les négociations salariales qui s'engageront en début d'année sont à suivre avec attention. Les demandes seront plus fortes face au risque de détérioration du pouvoir d'achat des ménages.

Enfin, la reprise continuera d'être alimentée par les politiques économiques. Les banques centrales et les États vont se désengager très progressivement pour éviter de déstabiliser l'économie.

Certes, le variant Omicron va freiner la reprise au quatrième trimestre 2021 et au premier trimestre 2022, mais si le chiffre des décès n'explose pas, l'économie mondiale devrait rester sur de bons rails.

Comment vont évoluer les taux ?

Les taux longs devraient remonter un peu l'an prochain (au-dessus de 2% aux Etats-Unis et légèrement positif en Allemagne). Le marché a fortement revu à la hausse ses prévisions concernant la Fed. Il table désormais sur près de trois hausses des taux en 2022, contre aucune début 2021. Il est intéressant d'observer que les anticipations d'inflation ont nettement progressé alors que les taux réels restent extrêmement bas et négatifs. Aux Etats-Unis, ils sont de -1%. Ce décalage montre que le marché pense que les banques centrales ne pourront pas normaliser aussi rapidement qu'elles le souhaitent leur politique monétaire au risque de faire vaciller l'économie. Ainsi, la Fed cible à moyen terme sur un taux directeur de 2,5% contre 1,35% pour le marché.

Nous pensons que le marché tarde à s'ajuster au nouveau paradigme de l'inflation. D'autant que l'inflation actuelle n'est pas que temporaire.

Selon nous, les prix sont soutenus par des tendances structurelles comme les dépenses liées à la transformation environnementale, à la politique climat, à la démographie et à la fin du mouvement de globalisation. Ces vingt dernières années, l'arrivée de la Chine dans le commerce internationale a été très désinflationniste, mais ce mouvement arrive à son terme. Selon nous, l'inflation sera plus élevée qu'auparavant.

La question est de savoir comment le marché va réagir à la normalisation des politiques des banques centrales. Tant que les taux longs réels restent bas et que la reprise se poursuit, les actions vont continuer à générer du rendement. En revanche, une action trop agressive des banques centrales risquerait d'impacter fortement les actions. C'est pour cette raison que nous attendons davantage de volatilité l'an prochain. Les actions devraient générer un rendement plus faible, de l'ordre de 7% à 10%. Les banques centrales vont naviguer entre contrôle de l'inflation et soutien à la croissance.

La Fed s'est engagée à cesser ses rachats d'actifs en mars prochain, mais cela sera compensé en partie par les achats des assureurs et les fonds de pension. Leur ratio de couverture s'est nettement amélioré ces dernières années pour dépasser le seuil des 100%. Or, les fonds de pension ont tendance dans ce cas, pour sécuriser leurs bilans, à augmenter la duration de leurs placements, et donc d'acheter des obligations de longue échéance. Par ailleurs, le Trésor américain devrait émettre moins de titres cette année en raison de la réduction programmée du déficit budgétaire américain.

Nous restons confiants vis-à-vis de la dette corporate de qualité, soit Investment Grade. Avec la crise, cette dernière est devenue un outil de politique monétaire et nous sommes persuadés que lors de la prochaine crise, les autorités monétaires en achèteront de nouveau.

Quelle stratégie actions ?

Sur les actions nous adoptons pour 2022 une stratégie " barbell " qui consiste à investir dans des actifs opposés afin de limiter la volatilité. Nous privilégions d'un côté les actions " value ", c'est-à-dire cycliques et bon marché, dans des secteurs comme les biens de consommation durable, la banque et l'assurance ou l'énergie. Ce dernier secteur, qui est certes confronté à la problématique ESG, devrait bénéficier d'une transition énergétique moins douce qu'espérée. Le secteur Value a tendance à bien se comporter quand les taux remontent.

De l'autre côté, nous recommandons des valeurs plus défensives comme l'agroalimentaire et les pharmaceutiques.

D'un point de vue géographique, nous préférons l'Europe aux Etats-Unis où les marchés sont nettement plus valorisés. Un écart qui s'explique par la surreprésentation des valeurs de croissance et de la tech à Wall Street.

Propos recueillis par Pierre-Jean Lepagnot

source : AOF

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