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Yémen: le président Hadi ordonne la reprise de Sanaa

| AFP | 119 | 5 par 1 internautes
La mosquée al-Saleh de la ville de Sanaa, le 3 décembre 2017 au Yémen
La mosquée al-Saleh de la ville de Sanaa, le 3 décembre 2017 au Yémen ( Mohammed HUWAIS / AFP )

Le président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi a ordonné lundi à ses troupes de reprendre la capitale Sanaa, où l'alliance entre parties rebelles a volé en éclats ces derniers jours et entraîné des affrontements meurtriers.

Après trois ans de coopération, les partisans de l'ex-président Ali Abdallah Saleh et les rebelles chiites Houthis ont ouvert les hostilités la semaine dernière dans la capitale, qu'elles contrôlent conjointement.

Des combats meurtriers se poursuivent depuis et se sont même étendus à d'autres régions. Lundi, des témoins ont fait état de nouveaux combats dans la capitale, où la population est restée dimanche cloîtrée chez elle.

Dans ce contexte, le président Hadi, dont le pouvoir ne s'exerce que sur une partie du pays -notamment à Aden (sud)-- "a donné pour ordre à son vice-président Ali Mohsen al-Ahmar, qui se trouve à Marib (100 km à l'est de Sanaa), d'activer la marche (...) vers la capitale", a annoncé lundi un membre de son entourage.

Des rebelles houthis à bord d'un véhicule blindé en patrouille dans le centre de Sanaa, le 4 décembre 2017 au Yémen
Des rebelles houthis à bord d'un véhicule blindé en patrouille dans le centre de Sanaa, le 4 décembre 2017 au Yémen ( MOHAMMED HUWAIS / AFP )

Sur fond de tensions régionales entre l'Arabie saoudite et l'Iran, le gouvernement de M. Hadi, soutenu militairement depuis mars 2015 par une coalition emmenée par Ryad, ne cesse d'accuser Téhéran de soutenir les Houthis. Il estime ainsi que Sanaa est sous "influence perse".

L'Iran nie toute implication militaire au Yémen.

- Offre d'amnistie -

Baptisée "Sanaa l'Arabe", l'opération annoncée lundi consisterait, selon le membre de l'entourage de M. Hadi, à prendre la capitale en tenailles sur plusieurs fronts, notamment à l'est et au nord-est.

De la fumée s'échappe d'un bâtiment de la capitale yéménite Sanaa, le 3 décembre 2017
De la fumée s'échappe d'un bâtiment de la capitale yéménite Sanaa, le 3 décembre 2017 ( Mohammed HUWAIS / AFP )

Selon des sources militaires loyalistes à Marib, sept bataillons ont reçu l'ordre de marcher sur Sanaa sur le front est.

Outre le soutien de la coalition sous commandement saoudien, les militaires loyalistes se sont assurés l'appui des tribus de Khawlane qui contrôlent l'est de Sanaa, ont ajouté les mêmes sources.

Dans le but manifeste d'affaiblir les Houthis, le gouvernement Hadi a par ailleurs annoncé lundi sa volonté d'offrir une amnistie à tous ceux qui cessent de collaborer avec ces rebelles.

M. Hadi "proposera prochainement une amnistie générale à tous ceux qui ont collaboré avec les Houthis et décidé de se rétracter", a déclaré le Premier ministre Ahmed ben Dagher à Aden, la grande ville du sud sous contrôle du gouvernement reconnu internationalement.

Des rebelles houthis en patrouille dans une rue de Sanaa, le 3 décembre 2017 au Yémen
Des rebelles houthis en patrouille dans une rue de Sanaa, le 3 décembre 2017 au Yémen ( Mohammed HUWAIS / AFP )

La guerre au Yémen a fait plus de 8.750 morts depuis l'intervention de l'Arabie saoudite et de ses alliés en mars 2015, et le pays est aujourd'hui confronté à la "pire crise humanitaire du monde" selon l'ONU.

Les affrontements à Sanaa ont fait en moins d'une semaine au moins 100 morts et blessés --des combattants mais aussi des civils--, selon des sources de sécurité et hospitalières, renforçant les risques qui pèsent sur la population.

- Avertissement aux civils -

Lundi, la coalition dirigée par Ryad a demandé aux civils de se tenir à "plus de 500 mètres" des zones tenues par les Houthis, a rapporté la chaîne de télévision saoudienne Al-Ekhbariya.

Conflit au Yémen
Conflit au Yémen ( Gillian HANDYSIDE / AFP )

Ceci laisse supposer une intensification des raids sur Sanaa, déjà secouée par des bombardements dans la nuit selon des témoins.

Ces raids aériens auraient visé des cibles proches de l'aéroport international et du ministère de l'Intérieur, tous deux sous contrôle des Houthis, d'après des habitants et une source aéroportuaire.

Une source aéroportuaire a affirmé que des bases rebelles proches avaient été ciblées, mais l'aéroport lui-même n'a pas été visé.

D'après des habitants, les combats ayant éclaté depuis mercredi entre factions rivales de la rébellion se sont étendus hors de la capitale.

Des sources tribales à Sanhan, ville natale de l'ancien président Saleh, au sud de Sanaa, ont indiqué que des violents combats avaient opposé les deux camps dans la nuit de dimanche.

L'ancien président Ali Abdallah Saleh, 75 ans, a été contraint de céder le pouvoir à M. Hadi en février 2012, dans le sillage du Printemps arabe.

Il avait scellé deux ans plus tard une alliance avec les Houthis, issus de la minorité zaïdite --une branche du chiisme--, après les avoir longtemps combattus.

Cette alliance a pris fin la semaine passée, et M. Saleh a offert samedi à l'Arabie saoudite de "tourner la page" en échange d'une levée du blocus imposé par Ryad, qui étrangle le pays.

L'aéroport de Sanaa et les ports maritimes détenus par les rebelles ont en effet subi un renforcement de ce blocus après qu'un missile tiré par les Houthis a été intercepté près de Ryad le 4 novembre.

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