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Au Yémen, la ville d'Aden a encore changé de main, le pouvoir accuse les Emirats

| AFP | 416 | 1 par 1 internautes
Des combattants des forces séparatistes dans le sud du Yémen font le V de la victoire le 29 août 2019 à bord d'un pick-up à Aden, la grande ville du Sud
Des combattants des forces séparatistes dans le sud du Yémen font le V de la victoire le 29 août 2019 à bord d'un pick-up à Aden, la grande ville du Sud ( Nabil HASAN / AFP )

Le gouvernement au Yémen a accusé jeudi les Emirats arabes unis d'avoir mené des frappes aériennes contre ses troupes dans la "capitale provisoire" Aden, en soutien aux séparatistes qui affirment avoir repris le contrôle de cette ville du sud du pays en guerre.

A New York, le Conseil de sécurité de l'ONU s'est dit, dans une déclaration adoptée à l'unanimité, "particulièrement préoccupé" par la situation dans le sud du Yémen, appelant à "préserver l'intégrité et à "la reprise de négociations globales (...) pour mettre un terme au conflit".

En à peine 24 heures, la cité portuaire d'Aden, supposée symboliser la résistance aux insurgés Houthis, a encore changé de main dans un combat fratricide opposant séparatistes sudistes et gouvernement du président Abd Rabbo Mansour Hadi reconnu par la communauté internationale.

L'ONG Save the Children, présente au Yémen, a décrit un climat de terreur pendant les combats à Aden. "C'était des circonstances extrêmement effrayantes pour les adultes, alors que dire pour les enfants".

Les séparatistes ont dit avoir repris Aden aux forces loyalistes qui la contrôlaient mercredi. La ville avait été conquise une première fois le 10 août par les séparatistes après des combats meurtriers.

La guerre ouverte entre gouvernement et séparatistes et les accusations concernant le rôle d'Abou Dhabi ébranlent davantage la cohésion d'une coalition militaire au Yémen dont les deux piliers, l'Arabie saoudite et les Emirats, se retrouvent aux antipodes.

En effet, le premier pays, voisin du Yémen, soutient le gouvernement Hadi tandis que le second appuie les séparatistes réunis au sein du Conseil de transition du sud (STC) qui réclame l'indépendance du Sud.

Saoudiens et Emiratis se sont unis en 2015 pour intervenir au Yémen et empêcher les rebelles Houthis venus du Nord et soutenus par l'Iran, rival régional de Ryad, de prendre le contrôle de l'ensemble du Yémen.

Selon le porte-parole du STC, Haitham Nezar, les séparatistes "contrôlent complètement Aden et ses entrées".

Les forces gouvernementales "se sont retirées" vers la province voisine d'Abyane, a confirmé une source de sécurité du gouvernement.

Mettre fin à "l'escalade"

Selon des responsables de la sécurité, les séparatistes ont pourchassé les loyalistes jusqu'à Zinjibar, capitale de la province voisine d'Abyane située à une centaine de km à l'est d'Aden, où des combats opposent les deux camps.

Le gouvernement de M. Hadi s'est empressé d'accuser les Emirats d'avoir apporté un soutien décisif aux séparatistes pour reprendre Aden, en bombardant les forces loyalistes.

Au Yémen, des séparatistes sudistes patrouillent dans une rue d'Aden, ville reprise aux forces gouvernementales, le 28 août 2019
Au Yémen, des séparatistes sudistes patrouillent dans une rue d'Aden, ville reprise aux forces gouvernementales, le 28 août 2019 ( Nabil HASAN / AFP )

"Le gouvernement condamne les bombardements aériens des Emirats contre ses troupes à Aden et Zinjibar", a déclaré sur Twitter Mohammed al-Hadhrami, vice-ministre des Affaires étrangères, en appelant Ryad à "mettre fin à l'escalade".

Des habitants d'Aden ont indiqué à l'AFP avoir entendu des bruits de raids aériens mercredi lorsque les forces du gouvernement entraient dans la ville.

Selon un tweet du ministre yéménite de l'Information Mouammar al-Iryani, les frappes ont fait 40 morts entre militaires et civils et 70 blessés.

Ni les Emirats, ni l'Arabie saoudite n'ont réagi aux nouvelles accusations du pouvoir yéménite. La semaine dernière, les Emirats avaient nié soutenir les séparatistes.

Aden est devenue la "capitale provisoire" du pouvoir après que les Houthis ont pris la capitale Sanaa située dans le nord de ce pays pauvre de la péninsule arabique.

Renforts

Séparatistes et forces gouvernementales avaient auparavant combattu ensemble les Houthis mais leurs relations se sont tendues à partir de 2017. Les combats les opposant dans le Sud depuis début août constituent un nouveau front dans la guerre au Yémen.

Des combattants séparatistes yéménites photographiés après avoir repris le contrôle d'Aden, dans le sud du Yémen, le 29 août 2019
Des combattants séparatistes yéménites photographiés après avoir repris le contrôle d'Aden, dans le sud du Yémen, le 29 août 2019 ( Nabil HASAN / AFP )

Les séparatistes ont fait venir des renforts et semblent déterminés à reprendre le contrôle des secteurs aux mains du pouvoir dans le Sud.

Cette partie du Yémen était un Etat indépendant jusqu'à l'unification du Sud et du Nord du Yémen en 1990.

Selon Haitham Nezar, les séparatistes envisagent une offensive sur les provinces d'Abyane et Chabwa, actuellement aux mains du pouvoir.

Lors d'une rencontre avec le prince Khaled ben Salmane, frère du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a appelé à un règlement négocié avec les séparatistes.

La rencontre a eu lieu après que le Wall Street Journal a indiqué que Washington s'apprêtait à entamer des pourparlers directs avec les Houthis pour tenter de mettre fin à la guerre déclenchée après une offensive de ces rebelles qui se sont emparés de larges pans du territoire dont Sanaa.

Depuis 2014, le conflit a fait des dizaines de milliers de morts dont de nombreux civils d'après des ONG, et plongé le pays dans la pire crise humanitaire au monde selon l'ONU.

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