En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 153.19 PTS
+0.00 %
5 158.50
+0.15 %
SBF 120 PTS
4 084.66
+0.00 %
DAX PTS
11 299.80
-
Dowjones PTS
25 883.25
+1.74 %
7 055.18
+0.00 %
1.131
+0.13 %

Washington appelle ses alliés à rapatrier leurs jihadistes détenus en Syrie

| AFP | 272 | Aucun vote sur cette news
(Image d'illustration) Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo le 1er février 2019 à Washington
(Image d'illustration) Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo le 1er février 2019 à Washington ( Eric BARADAT / AFP )

Les Etats-Unis ont appelé lundi les autres pays à rapatrier leurs jihadistes détenus en Syrie, tentant de déminer l'un des nombreux casse-tête provoqués par leur retrait militaire en vue d'une réunion de la coalition internationale contre le groupe Etat islamique (EI).

Deux jours avant cette rencontre mercredi à Washington des ministres des Affaires étrangères de la coalition contre l'organisation jihadiste en Irak et en Syrie, le département d'Etat américain a longuement insisté sur la "contribution" des combattants arabo-kurdes des Forces démocratiques syriennes (FDS).

Rappelant que les FDS ont fait prisonniers "des centaines de terroristes étrangers venus de dizaines de pays", la diplomatie américaine exhorte leurs gouvernements "à rapatrier et juger chez eux" ces jihadistes.

Le risque est que, à la faveur du départ des Etats-Unis, les détenus échappent au "contrôle positif" des Kurdes et "fuient du nord-est de la Syrie vers des zones du monde plus permissives d'où ils pourraient poursuivre le combat", met en garde un haut responsable américain.

L'appel américain va s'inviter dans un débat ultrasensible en France, frappée par une vague d'attentats meurtriers souvent planifiés depuis les bastions syriens du groupe jihadiste.

Après avoir clairement fait savoir qu'il préférait voir les Français partis combattre sous la bannière de l'EI être jugés et incarcérés sur place par les Kurdes, le gouvernement français semble progressivement se résoudre à leur retour en raison du retrait des Etats-Unis.

Le département d'Etat américain tente donc de l'inciter dans cette direction, également pour soulager les forces kurdes.

Critiquée par de nombreux alliés mais aussi jusque dans ses propres rangs républicains pour avoir sonné en décembre le départ de manière impromptue, l'administration de Donald Trump tente, par le timing choisi pour cette séquence, de prouver le bien-fondé de sa stratégie.

"Zone de sécurité"

Mardi, le président des Etats-Unis devrait ainsi annoncer, dans son discours annuel sur l'état de l'Union devant le Congrès américain, que 100% des territoires jadis sous le contrôle de l'EI en Irak et en Syrie ont été récupérés. "Nous sommes actuellement à 99%", "nous allons bientôt annoncer 100% du califat", a-t-il encore dit dans une interview télévisée diffusée dimanche.

Une manière de proclamer une victoire sur le groupe jihadiste et de montrer que la mission première des 2.000 soldats américains déployés dans le nord de la Syrie est accomplie.

Mercredi, le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo pourra donc évoquer avec les représentants des 78 autres membres de la coalition cette "étape décisive vers la défaite durable" de l'EI, explique le département d'Etat.

Ils doivent discuter de "la prochaine phase", après le départ américain, "visant à éviter une ré-émergence de l'EI grâce à l'assistance en matière de stabilisation et de sécurité".

Le président américain avait initialement invoqué la défaite de l'EI pour justifier ce départ. Un argument depuis largement contesté, notamment par le renseignement américain, selon lequel le groupe "contrôle encore des milliers de combattants en Irak et en Syrie" et "continuera à représenter une menace pour les Etats-Unis".

Le retrait américain laisse aussi les FDS seules face à la Turquie, autre allié de Washington au sein de la coalition mais qui a multiplié les menaces d'une offensive en Syrie pour éloigner de sa frontière les combattants kurdes, qu'elle accuse d'être des "terroristes".

Si l'administration Trump a promis de tout faire pour que "les Turcs ne massacrent pas les Kurdes", les tractations se poursuivent.

Donald Trump et son homologue turc Recep Tayyip Erdogan ont évoqué une "zone de sécurité" à la frontière. Ankara réclame qu'elle soit instaurée côté syrien, pour "protéger" la Turquie, faute de quoi l'armée turque "s'en chargera".

Mais les Kurdes ont rejeté cette option, qui déplaît aussi à certains alliés européens des Etats-Unis. Selon une source proche des FDS, une piste plus acceptable actuellement envisagée consisterait à créer cette zone tampon à cheval de la frontière, avec la présence de forces de la coalition côté turc.

Enfin, pour montrer que le retrait de Syrie n'est pas incompatible avec la première priorité des Etats-Unis au Moyen-Orient, à savoir contrer l'influence régionale de l'Iran, Donald Trump a suscité l'indignation à Badgad en affirmant vouloir rester en Irak pour "surveiller" Téhéran.

 ■

Copyright © 2019 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

OFFRE DE BOURSE

1000 € OFFERTS*
SUR VOS FRAIS DE COURTAGE

Valable pour toute 1ère ouverture de compte avant le 18 février 2019

CODE OFFRE : SNOW19

Je profite de l'offre

* Voir conditions
N'oubliez pas pour profiter de l'offre, indiquez le code promo : SNOW19 lors de votre ouverture de compte.

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 18/02/2019

Icade publie un Chiffre d'affaires 2018 de 1,77 milliard d'euros soit +9,4%, avec un Cash-flow net courant/action de 5,15 euros, soit +8,9%...

Publié le 18/02/2019

Les ventes de Faurecia ont atteint 17,5 milliards d'euros en 2018, en hausse de 7% à taux de change constants, surperformant de 810 points de base la...

Publié le 18/02/2019

Au 1er trimestre 2019, le Groupe Cafom a enregistré un chiffre d'affaires de 113 millions d'euros, en croissance de +2% retraitée des activités...

Publié le 18/02/2019

Cellnovo Group, société de technologie médicale qui distribue la première plateforme de gestion du diabète composée d'une micro-pompe à insuline...

Publié le 18/02/2019

Nanterre (France), le 18 février 2019   RÉSULTATS DE L'ANNÉE 2018   TOUS LES OBJECTIFS FINANCIERS ATTEINTS MALGRÉ UN CONTEXTE DEFAVORABLE AU S2 VENTES,…