En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 100.30 PTS
+0.10 %
5 107.50
+0.27 %
SBF 120 PTS
4 090.55
+0.43 %
DAX PTS
11 663.18
+0.42 %
Dowjones PTS
25 250.55
-0.35 %
7 068.67
+0.00 %
1.159
+0.06 %

Visé par une enquête, le président chinois d'Interpol démissionne

| AFP | 235 | Aucun vote sur cette news
Conférence de presse de Mme Grace Meng, épouse du président d'Interpol disparu depuis plus de dix jours, le 7 octobre 2018 à Lyon, siège d'Interpol
Conférence de presse de Mme Grace Meng, épouse du président d'Interpol disparu depuis plus de dix jours, le 7 octobre 2018 à Lyon, siège d'Interpol ( JEFF PACHOUD / AFP )

Interpol a annoncé dimanche soir la démission de son président chinois Meng Hongwei, porté disparu depuis plus de dix jours, peu après que Pékin eut annoncé qu'il faisait l'objet d'une enquête dans son pays, soupçonné d'avoir "violé la loi".

L'épouse du vice-ministre chinois à la Sécurité publique (à la tête d'Interpol depuis novembre 2016), Grace Meng, qui avait signalé sa disparition "inquiétante" à la police française jeudi, a déclaré pour sa part dimanche à des journalistes à Lyon, siège mondial d'Interpol, dans l'est de la France, que son mari, âgé de 64 ans, était "en danger".

"Le secrétariat général d'Interpol à Lyon, en France, a reçu la démission de M. Meng Hongwei en tant que président d'Interpol, avec effet immédiat", a fait savoir l'organisation de coopération policière aux 192 pays membres dans un communiqué posté sur Twitter.

Deux heures plus tôt, la Commission centrale d'inspection disciplinaire du Parti communiste chinois (PCC) au pouvoir, chargée de la répression de la corruption de fonctionnaires, avait indiqué que Meng Hongwei "est actuellement visé par une enquête car il est soupçonné d'avoir violé la loi", sans autres précisions sur ses griefs.

Dans cette affaire inédite, qui suscite de nombreuses interrogations, la journée a été riche en rebondissements.

- Couteau -

Dans l'après-midi, l'épouse de Meng Hongwei, placée sous protection policière pour avoir reçu des menaces, a fait part de sa vive inquiétude devant la presse en révélant que le dernier message reçu du téléphone de son mari, le 25 septembre alors qu'il était en Chine, ne comportait qu'une émoticône représentant un couteau. "Attends mon appel", lui avait-il indiqué dans un précédent message.

Grace, l'épouse du président d'Interpol le 7 octobre 2018 lors d'une conférence de presse à Lyon
Grace, l'épouse du président d'Interpol le 7 octobre 2018 lors d'une conférence de presse à Lyon ( JEFF PACHOUD / AFP )

Pour celle qui n'avait plus eu de nouvelles depuis, cela voulait dire que son époux - qui présidait Interpol depuis novembre 2016 - était "en danger". "Je ne suis pas sûre de ce qui lui est arrivé", a-t-elle répondu au sujet d'une éventuelle arrestation, avant d'apprendre qu'une enquête le visait.

Pour elle, le sort réservé à son mari, sous les yeux de l'opinion publique mondiale, relève de la "ruine politique". "Tant que je ne le vois pas en face de moi, en train de me parler, je ne peux pas avoir confiance", a dit celle qui vit à Lyon avec leurs deux enfants. Elle s'est exprimée dos aux caméras, refusant également d'être photographiée de face.

"Cette affaire relève de la justice. Cette affaire concerne la communauté internationale. Cette affaire concerne le peuple de mon pays", a-t-elle dit d'une voix tremblante, étouffant un sanglot. "Bien que je ne puisse pas voir mon mari, nos cœurs sont toujours liés. C'est grâce à cela qu'il tiendra le coup."

- Nombreux précédents -

Samedi, le secrétaire général de l'organisation policière aux 192 pays membres, l'Allemand Jürgen Stock, qui conduit ses opérations au quotidien, avait demandé à la Chine "une clarification" sur la situation de Meng Hongwei.

Une enquête pour disparition a été ouverte en France cette semaine et Paris avait fait part vendredi de son "interrogation" sur la situation de M. Meng, en se disant "préoccupée" par les menaces reçues par son épouse.

Ce n'est pas la première fois que des personnalités de haut rang de la diaspora chinoise, en France ou dans d'autres pays, manquent subitement à l'appel sur fond de campagne anti-corruption menée par Pékin, soupçonnée de servir en même temps de purge politique.

En France, en 2015, l'homme d'affaires Mike Poon, alors au centre du rachat de l'aéroport de Toulouse-Blagnac, avait disparu des radars pendant plusieurs mois, expliquant à son retour avoir été interrogé dans le cadre d'une enquête sur le secteur aéronautique. La même année en Chine, c'est le président du conglomérat Fosun, propriétaire du Club Méditerranée, le milliardaire Guo Guangchang, qui avait disparu de façon énigmatique pendant quelques jours.

Reste que le cas de M. Meng, qui a gravi les échelons de l'appareil sécuritaire chinois au temps où celui-ci était dirigé par un rival de Xi Jinping, est une première au sein de grandes institutions internationales. Ce rival, Zhou Yongkang, purge actuellement une peine de prison à perpétuité après avoir été condamné en 2015 pour corruption, abus de pouvoir et divulgation de "secrets d'État".

jeff-bru-dfa-bur/ppy/mct

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

RETROUVEZ LES WEBINAIRES BOURSE DIRECT

Trader sur le CAC40 avec du levier
Lundi 5 novembre de 12h30 à 13h00

Les Produits de rendement : découvrir un nouveau support d'investissement
Lundi 5 novembre de 18h00 à 18h30

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 16/10/2018

Les actionnaires d'Auplata seront réunis en assemblée générale mixte le 19 novembre 2018 afin notamment de statuer sur la prise du contrôle du groupe minier par Brexia International, une…

Publié le 16/10/2018

La compagnie américaine de location d'avions NetJets a annoncé hier la signature d’une option d’achat portant sur 150 avions d'affaires « Cessna Citation Hemisphere » auprès de l’américain…

Publié le 16/10/2018

TomTom rechute de 9% à 6,52 euros en bourse ce mardi...

Publié le 16/10/2018

La Commission de Régulation de l'Energie (CRE) a sélectionné les projets de stockage par batteries de Voltalia d'une puissance installée totale de 10 MW, soit plus de 90% des projets…

Publié le 16/10/2018

Colonial détient désormais 81% du groupe immobilier français spécialisé dans le tertiaire parisien après avoir racheté une participation de 22,2% auprès du fonds souverain qatari, Qatar…