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Semaine décisive dans la crise vénézuélienne

| AFP | 471 | Aucun vote sur cette news
Des opposants au régime de Nicolas Maduro se protègent des assauts de la police derrière des boucliers de fortune, le 22 juillet 2017 à Caracas
Des opposants au régime de Nicolas Maduro se protègent des assauts de la police derrière des boucliers de fortune, le 22 juillet 2017 à Caracas ( RONALDO SCHEMIDT / AFP )

L'opposition vénézuélienne a appelé dimanche à un "boycott" de l'élection de l'Assemblée constituante organisée le 30 juillet par le pouvoir, tout en réitérant son appel à une grève de 48 heures pour mercredi et jeudi et à un grand défilé à Caracas.

"La lutte doit se poursuivre, le peuple Vénézuélien doit déclencher la grève générale, venir à Caracas et préparer le boycott civique", s'est exclamé Freddy Guevara, vice-président du parlement, au cours d'une conférence de presse au nom de la Table de l'unité démocratique (MUD), la coalition de l'opposition.

C'est "un boycott civique, sans armes, sans violences, mais avec de la détermination. Que personne n'imagine que nous allons nous laisser asservir sans combattre", a-t-il ajouté.

"Ce n'est pas le moment de se rendre ou de paniquer, nous sommes à des heures décisives pour l'avenir de notre pays", a enfin déclaré Freddy Guevara.

La police anti-émeute tire des grenades lacrymogènes en direction de manifestants tenant de se diriger vers le siège de la Cour suprême du Venezuela, à Caracas, le 22 juillet 2017
La police anti-émeute tire des grenades lacrymogènes en direction de manifestants tenant de se diriger vers le siège de la Cour suprême du Venezuela, à Caracas, le 22 juillet 2017 ( RONALDO SCHEMIDT / AFP )

Un autre député de l'opposition, Simon Calzadilla, a annoncé pour vendredi une marche en vue d'exiger que le président Maduro "retire" son projet d'Assemblée constituante.

C'est le dimanche 30 juillet, soit deux jours plus tard, que doivent être élus les 545 membres de cette assemblée censée réécrire l'actuelle Constitution.

L'opposition, majoritaire au Parlement, considère que les modalités prévues de désignation de ces membres ne sont pas équitables et favorisent le camp chaviste (du nom d'Hugo Chavez, président de 1999 à son décès en 2013, dont Nicolas Maduro est l'héritier).

Et quelque 70% des Vénézuéliens sont opposés au projet d'Assemblée constituante, selon l'institut de sondage Datanalisis.

- Marche bloquée, magistrat arrêté -

M. Maduro a exclu à plusieurs reprises de revenir sur son initiative, malgré son rejet par l'opposition, qui organise depuis près de quatre mois des manifestations presque quotidiennes, et les pressions internationales qui se multiplient.

Affrontements entre opposants au président Nicolas Maduro et forces de l'ordre au cours d'une marche vers la Cour suprême du Venezuela, le 22 juillet 2017 à Caracas
Affrontements entre opposants au président Nicolas Maduro et forces de l'ordre au cours d'une marche vers la Cour suprême du Venezuela, le 22 juillet 2017 à Caracas ( RONALDO SCHEMIDT / AFP )

Depuis le début de la vague de manifestations, 103 personnes ont été tuées, selon le parquet.

Le président a répété samedi soir qu'il ne céderait pas et s'est montré menaçant. "Nous serons implacables si l'on essaie de créer un processus de violences pour tenter d'empêcher ce qu'il est impossible d'empêcher", a déclaré M. Maduro dans un entretien avec la télévision officielle VTV.

Mais l'opposition est elle aussi déterminée. "Avec une grande fermeté, le peuple va empêcher une fraude constitutionnelle", a lancé le député Calzadilla.

Affrontements entre opposants au président Maduro et forces de l'ordre au cours d'une marche vers la Cour suprême du Venezuela, le 22 juillet 2017 à Caracas
Affrontements entre opposants au président Maduro et forces de l'ordre au cours d'une marche vers la Cour suprême du Venezuela, le 22 juillet 2017 à Caracas ( JUAN BARRETO / AFP )

Une grève générale de 24 heures convoquée par l'opposition a eu lieu jeudi et vendredi. La MUD a déclaré qu'elle avait été suivie à 85%, alors que M. Maduro et d'autres responsables gouvernementaux ont affirmé qu'elle avait été un échec.

Samedi, l'armée a bloqué à coups de gaz lacrymogène une marche vers le Tribunal suprême de justice (TSJ, Cour suprême) en soutien aux magistrats nommés la veille par l'opposition pour constituer une Cour suprême parallèle.

Les heurts entre militaires et manifestants ont fait plusieurs dizaines de blessés. Un jeune violoniste, personnage emblématique des manifestations contre Nicolas Maduro, a par ailleurs été blessé dans ces affrontements. Ils ont été suivis de blocages de rues par des barricades qui se sont poursuivis dans la nuit de samedi à dimanche.

La désignation de la Cour suprême parallèle est la dernière initiative en date de l'opposition contre le président et son projet de modifier la Constitution.

L'opposition estime que les 33 juges actuels ont été nommés de façon irrégulière par l'ancienne majorité chaviste.

Le TSJ a répliqué en déclarant que la formation d'un TSJ parallèle était constitutive des délits d'"usurpation de fonctions" et de "trahison de la patrie", punissables de peines de prison.

Un des magistrats de la Cour suprême parallèle, Angel Zerpa Aponte, a été arrêté samedi par les services de renseignement vénézuéliens, le SEBIN, a déclaré l'opposition dans un message diffusé sur le compte Twitter du Parlement.

"Nous condamnons l'arrestation arbitraire par les services de sécurité de ce magistrat élu constitutionnellement", a commenté le président de la chambre, Julio Borges.

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