5 614.51 PTS
-0.13 %
5 546.0
-0.23 %
SBF 120 PTS
4 475.40
-0.15 %
DAX PTS
13 077.72
-0.28 %
Dowjones PTS
24 715.09
+0.00 %
6 866.25
-0.51 %
Nikkei PTS
22 930.36
-

Universités: la protestation gagne Sciences Po, ultimatum à Montpellier

| AFP | 384 | Aucun vote sur cette news
A l'université de Nanterre dans les Hauts-de-Seine le 18 avril 2018
A l'université de Nanterre dans les Hauts-de-Seine le 18 avril 2018 ( - / AFP )

La protestation dans les universités s'est étendue mercredi à Sciences Po Paris en plus des blocages qui perturbent une dizaine d'autres sites, notamment à Montpellier où la justice à sommé les occupants de quitter les lieux.

Quatre universités (Jean-Jaurès à Toulouse, Paul-Valéry à Montpellier, Rennes-2 et Nanterre) sur environ 70 étaient toujours totalement bloquées, selon le ministère, et onze autres sites perturbés par des étudiants opposés à la loi réformant l'accès à l'université, accusée d'instaurer une "sélection" déguisée.

Après avoir été entièrement bloquée, l'université Paris-8 (Vincennes-Saint-Denis) ne l'est plus que "partiellement" depuis lundi (la bibliothèque a notamment rouvert).

Des étudiants bloquent l'entrée de Sciences Po Paris le 18 avril à Paris en solidarité avec le mouvement de protestation dans les facultés
Des étudiants bloquent l'entrée de Sciences Po Paris le 18 avril à Paris en solidarité avec le mouvement de protestation dans les facultés ( Bertrand GUAY / AFP )

A Paris, la contestation a gagné Sciences Po, creuset de l'élite républicaine qui a notamment formé Emmanuel Macron. Le bâtiment principal, situé dans le VIIe arrondissement, a été fermé dans la matinée "par mesure de sécurité" par la direction, en raison de l'occupation d'une partie de l'établissement. "Les cours qui y étaient prévus ont été reprogrammés ailleurs".

Environ 70 étudiants occupent pacifiquement le hall principal de l'école après y avoir passé la nuit, selon la direction.

"Nous occupons Sciences Po parce que Macron en est sorti, et que nous ne voulons pas finir comme lui", déclarent ces étudiants dans un communiqué dénonçant la "vaste entreprise néolibérale et raciste" qui serait menée par le gouvernement.

Le mouvement était diversement apprécié mercredi devant l'établissement.

"Je soutiens l'ensemble des luttes. Il y a un ras-le-bol politique général", expliquait sur place Lounes, étudiante en 2e année de master.

"C'est une honte!", dénonçait en revanche Paul, étudiant en première année: "Plein de gens veulent aller en cours. Il y a une majorité silencieuse qui ne veut pas ça".

A Rennes, des perturbations ont également affecté l'Institut d'études politiques, où un amphi a été bloqué mardi soir.

- Des examens reportés -

A Montpellier d'où est partie la contestation, le tribunal administratif a ordonné aux occupants de l'université Paul-Valéry, bloquée depuis la mi-février, de "libérer les lieux sans délai". Faute de départ des occupants, le tribunal a autorisé le président de l'université "à procéder d'office à leur expulsion".

Dans le même temps, les étudiants de l'université de Strasbourg, où plusieurs bâtiments sont bloqués depuis trois semaines, ont voté pour la reprise des cours lors d'une consultation électronique. A Bordeaux, les examens en sciences humaines ont été délocalisés pour contourner le blocage et devraient se tenir à partir de la semaine prochaine.

Elle aussi touchée par la mobilisation, l'université de Rouen a annoncé mercredi la fermeture de son principal campus jusqu'à lundi face aux menaces d'"extension des blocages" et "au risque accru de débordements".

Photo d'un amphithéâtre du site de Tolbiac de l'université Panthéon-Sorbonne occupé par des étudiants le 11 avril 2018
Photo d'un amphithéâtre du site de Tolbiac de l'université Panthéon-Sorbonne occupé par des étudiants le 11 avril 2018 ( STR / AFP/Archives )

A Paris mardi, le président de l'université Panthéon-Sorbonne, Georges Haddad, avait affirmé que le site de Tolbiac, occupé depuis le 26 mars et devenu un l'un des lieux emblématiques de la mobilisation, était désormais un "capharnaüm".

M. Haddad a demandé l'intervention des policiers pour y faire lever le blocage, mais la police a pour l'heure exclu une opération aussi sensible dans cette tour de 22 étages.

Lors d'une audience au tribunal administratif, le syndicat de droite UNI a fustigé "l'autorité en carton" de la préfecture de police, demandant à la justice d'enjoindre au préfet de "libérer Tolbiac". La décision sera rendue jeudi matin.

A Nanterre, fac emblématique de la contestation d'où était parti le mouvement étudiant en Mai 1968, le blocage est reconduit jusqu'à jeudi. Les examens qui devaient s'y tenir mercredi et jeudi devraient donc être reportés. Ceux de lundi et mardi ont déjà été décalés à une date non précisée pour le moment.

Signe d'apaisement, le président de l'université, Jean-François Balaudé, a proposé d'organiser des "états généraux de la recherche et de l'enseignement supérieur" pour son université. Il a admis avoir une part de responsabilité dans la rupture du dialogue entre la direction et les étudiants par sa décision de faire intervenir la police le 9 avril.

Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, a de son côté promis que "l'état de droit" serait rétabli "partout" et "en particulier dans les facultés", en écho aux déclarations d'Emmanuel Macron qui avait fustigé dimanche soir des protestataires "souvent minoritaires" et "des professionnels du désordre".

Dans une tribune publiée sur le site du magazine L'Etudiant, six présidents d'université ont, eux, appelé le gouvernement à "ouvrir rapidement des négociations avec toutes les parties prenantes" pour débloquer la situation.

Avant eux, 55 vice-présidents et présidents de conférences de doyens, avaient récemment, dans une autre tribune, apporté leur soutien à la réforme de l'entrée à l'université.

burs-adm/tmo/ct

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

ÉVÈNEMENT

IMMERSION EXCLUSIVE AU COEUR DE LA BOURSE
DU 28 MAI AU 1erJUIN 2018

EN PARTENARIAT AVEC

INSCRIVEZ-VOUS DÈS MAINTENANT ! Cliquez ici

À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 18/05/2018

  Information relative au nombre d'actions et de droits de vote prévue par l'article 223-16 du règlement général de l'Autorité des marchés…

Publié le 18/05/2018

Le démarrage du plan Dimension 2020 commence à porter ses fruits...

Publié le 18/05/2018

A l'issue de l'opération, le FCPE Eiffage Actionnariat Relais 2018 détiendra 1,93% du capital...

Publié le 18/05/2018

L'assemblée a pris acte de la démission de son poste d'administrateur de Christian de Longevialle...

Publié le 18/05/2018

Paris, France - le 18 mai 2018 CGG annonce que l'homologation de son plan de sauvegarde par le Tribunal de commerce de Paris le 1er décembre 2017 a été confirmée par un arrêt…