En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 451.68 PTS
+0.54 %
5 449.50
+0.51 %
SBF 120 PTS
4 360.27
+0.45 %
DAX PTS
12 748.81
+0.69 %
Dowjones PTS
25 119.89
+0.22 %
7 403.89
+0.00 %
Nikkei PTS
22 794.19
+0.43 %

Une centaine de prisonniers en fuite après une mutinerie au Brésil

| AFP | 403 | Aucun vote sur cette news
Cette photo fournie par le journal brésilien O Popular montre des gardes ramenant des prisonniers à la prison de l'Etat de Goias, le 1er janvier 2018
Cette photo fournie par le journal brésilien O Popular montre des gardes ramenant des prisonniers à la prison de l'Etat de Goias, le 1er janvier 2018 ( Claudio REIS / O Popular/AFP )

Une centaine de détenus était toujours en fuite mardi au Brésil, au lendemain d'une violente mutinerie qui a fait neuf morts, pour certains décapités et brûlés vifs, dans une prison de l'Etat de Goias (centre-ouest), ont indiqué les autorités.

Lundi, des affrontements entre bandes rivales du crime organisé ont dégénéré dans l'établissement pénitentiaire d'Aparecida de Goîania, rappelant les émeutes sanglantes qui s'étaient déroulées à la même époque il y a un an et avaient fait des dizaines de morts dans la prison de Manaus, en Amazonie (nord-ouest).

Cette fois-ci, les violences ont eu lieu dans une zone de régime semi-ouvert lorsque les occupants d'un des pavillons "ont envahi les autres pavillons et ont commencé à commettre des actes de barbarie contre leurs rivaux", a expliqué lors d'une conférence de presse le lieutenant-colonel Newton Castilho, responsable de l'administration pénitentiaire de l'Etat de Goias.

"Il y a eu des (hommes) brûlés vifs et deux décapitations", a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse, invoquant "des conflits dans le monde du crime du trafic de drogue".

Parmi les 14 blessés, six restaient hospitalisés mardi, dont l'un en soins intensifs.

Les violences entres bandes rivales se sont accompagnées d'une évasion de masse. Au total 242 prisonniers ont réussi à s'échapper après avoir percé un mur, a indiqué le responsable, multipliant par plus de deux le chiffre initialement communiqué de source pénitentiaire.

Si plus de la moitié des fuyards a été rattrapée à l'issue d'une chasse à l'homme, 99 prisonniers étaient toujours dans la nature mardi.

Les prisons brésiliennes sont le théâtre d'une guerre entre les deux principales factions du crime organisé, le Primeiro Comando da Capital (Premier commando de la capitale, PCC) de Sao Paulo (PCC) et le Comando Vermelho (Commando rouge, CV) de Rio de Janeiro et leurs affiliés. Cette guerre sans merci a fait une centaine de morts l'an dernier.

Les pires massacres dans les prisons au Brésil se sont produits en janvier 2017 à Manaus (56 morts) et Roraima (33 morts), deux villes septentrionales, ainsi qu'à Natal (26 morts), dans le nord-est du pays.

Le Brésil abrite la troisième plus grosse population carcérale au monde avec 726.712 prisonniers enregistrés en juin 2016, selon les derniers chiffres officiels, alors que la capacité est inférieure à 368.000 places.

La population carcérale du Brésil a plus que doublé de 2005 à 2016, avec près de deux détenus pour une place, voire jusqu'à quatre dans certains Etats comme l'Amazonie, selon le ministère de la Justice.

La surpopulation carcérale, qui s'accompagne de conditions de détention particulièrement insalubres, favorise la domination des bandes du crime organisé, qui ont leurs centres de commandements installés au coeur même des prisons.

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

SEMAINE TRICOLORE

1000 € OFFERTS*
SUR VOS FRAIS DE COURTAGE

Valable pour toute 1ère ouverture de compte avant le 24 juillet 2018

CODE OFFRE : BLEUS18

Je profite de l'offre

* Voir conditions
N'oubliez pas pour profiter de l'offre, indiquez le code promo : BLEUS18 lors de votre ouverture de compte.

À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 18/07/2018

Atari rebondit de 9,9% désormais à 0,49 euro ce mercredi dans un volume de 2 millions de pièces...

Publié le 18/07/2018

Fin d'action de concert au capital

Publié le 18/07/2018

Ericsson bondit de 9,13% à 74,10 couronnes suédoises à la faveur de deux bonnes nouvelles : des comptes moins dégradés que prévu au deuxième trimestre et une activité dynamique aux Etats-Unis.…

Publié le 18/07/2018

EOS imaging retombe en bourse, sur la place parisienne ce mercredi...

Publié le 18/07/2018

Greenpeace et le réseau Sortir du nucléaire portent plainte contre EDF et sa filiale Framatome suite aux problèmes de soudures constatés sur le...