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Brexit: l'UE accroît la pression sur Londres dans le sprint final

| AFP | 863 | 4 par 2 internautes
Vue générale avant le début d'une séance plénière d'un sommet informel européen, à Salzbourg (Autriche) le 20 septembre 2018
Vue générale avant le début d'une séance plénière d'un sommet informel européen, à Salzbourg (Autriche) le 20 septembre 2018 ( JOE KLAMAR / AFP )

Les dirigeants européens ont accru la pression jeudi sur la Première mnistre Theresa May, l'appelant à revoir sa copie pour finaliser les négociations du Brexit, entrées dans leur phase décisive mais toujours bloquées par le dossier irlandais.

Même s'ils ont salué des évolutions "positives" du Royaume-Uni et une meilleure "atmosphère" dans la préparation du divorce, prévu fin mars 2019, les 27 ont surtout demandé à la dirigeante conservatrice d'améliorer ses récentes propositions, lors d'un sommet de l'UE à Salzbourg (Autriche).

"Le cadre des relations économiques tel qu'il est proposé ne fonctionnera pas, ne serait-ce que parce qu'il saperait les fondements du marché intérieur" de l'Union, a affirmé le président du Conseil européen, Donald Tusk, à l'issue de la rencontre.

Les propositions britanniques ne sont "pas acceptables en l'état", car elles "ne sont pas respectueuses de l'intégrité du marché unique", lui a fait écho le président français Emmanuel Macron, jugeant que "l'heure de vérité" des négociations était arrivée.

Mme May a répliqué que son plan dit de "Chequers" restait "la seule proposition sérieuse et crédible" sur la table, qui permettrait de garantir à long terme qu'une nouvelle frontière physique n'allait pas réapparaître entre l'Irlande du Nord et l'Irlande.

La Première ministre britannique Theresa May arrive à une session plénière lors d'un sommet informel européen, à Salzbourg en Autriche le 20 septembre 2018
La Première ministre britannique Theresa May arrive à une session plénière lors d'un sommet informel européen, à Salzbourg en Autriche le 20 septembre 2018 ( GEORG HOCHMUTH / APA/AFP )

"Nous présenterons bientôt nos propres propositions", a-t-elle toutefois ajouté, pour régler le problème irlandais, devenu le principal risque d'échec des négociations, et d'aboutir à un départ britannique sans accord.

- 'Créativité' -

Londres et Bruxelles ont trouvé des compromis sur la plupart des questions à régler avant leur rupture programmée, notamment celle de la facture à régler par Londres. Mais ils continuent de buter sur certains points, et principalement sur cette question irlandaise.

Les deux parties sont d'accord pour éviter le retour d'une frontière physique entre la province britannique d'Irlande du Nord et la République d'Irlande, mais Londres conteste les termes du "filet de sécurité" ("backstop") réclamé par l'UE pour garantir ce résultat.

La solution préconisée par les 27 --qui prévoit le maintien de l'Irlande du Nord dans l'union douanière s'il n'y a pas d'autre solution satisfaisante-- est jugée "inacceptable" en l'état par Londres, car elle créerait à ses yeux une frontière de fait entre l'Irlande du Nord et le reste du Royaume-Uni.

Mme May continue elle de défendre son plan de Chequers: le maintien d'une relation commerciale étroite avec l'UE après le divorce, grâce à la mise en place d'une zone de libre-échange pour les biens, qui résoudra de fait selon elle le problème de la frontière irlandaise.

Pour les Européens, cette solution relève de la relation future avec Londres, qui devra être négociée dans le détail après les termes du divorce. Et surtout, elle est contraire aux règles européennes, qui lient la liberté de circulation des biens à celle des personnes.

"On peut encore faire preuve de beaucoup de créativité pour trouver des solutions réalisables en pratique, satisfaisantes et solides", a estimé Angela Merkel. "Mais il y a encore un certain chemin à parcourir", a ajouté la chancelière allemande.

Son homologue autrichien, Sebastian Kurz, avait assuré dans la matinée qu'un sommet extraordinaire serait organisé en novembre pour finaliser les discussions, en plus d'un sommet déjà prévu le 18 octobre, initialement censé boucler les négociations.

Le chancelier autrichien Sebastian Kurz (G) et le président français Emmanuel Macron s'entretiennent avant le début d'une séance plénière durant un sommet informel européen à Salzbourg (Autriche), le 20 septembre 2018
Le chancelier autrichien Sebastian Kurz (G) et le président français Emmanuel Macron s'entretiennent avant le début d'une séance plénière durant un sommet informel européen à Salzbourg (Autriche), le 20 septembre 2018 ( JOE KLAMAR / AFP )

Mais M. Tusk a précisé que son principe n'était pas gravé dans le marbre. Il a expliqué qu'il convoquerait ce sommet, les 17 et 18 novembre, s'il apparaissait nécessaire pour "finaliser" légalement l'accord de retrait, dont le contenu reste à définir principaement en octobre selon lui.

"Derrière les prises de positions publiques dures dans les médias", "j'ai l'impression que les deux parties sont conscientes que l'on peut seulement trouver une solution si chacun fait un pas vers l'autre", a estimé le chancelier Kurz.

- Second référendum? -

"Il y a un point de vue unanime, ou presque unanime autour de la table, selon lequel nous aimerions que (...) le Royaume-Uni tienne un autre référendum", a plaidé de son côté le Premier ministre maltais Joseph Muscat à la BBC, alors que Mme May a fermement exclu cette hypothèse.

Plusieurs sources ont toutefois assuré que les 27 n'avaient pas abordé le sujet à Salzbourg.

"Il ne m'appartient pas de me prononcer sur le choix souverain du peuple britannique. Les choses avancent mais elles ne sont pas aussi simples" que ne l'ont dit "ceux qui ont promis monts et merveille" au moment du référendum sur le Brexit, a expliqué le président français Emmanuel Macron, en les traitant de "menteurs".

Avant le déjeuner à 27 consacré au Brexit jeudi, les dirigeants européens ont débattu dans la matinée de questions de sécurité, comme la coopération policière ou la lutte contre les contenus terroristes sur internet.

Ils avaient aussi eu la veille un long débat sur les migrations. S'il s'est déroulé sans tensions majeures selon des sources européennes, la discussion n'a guère fait évoluer sur la question du partage de l'accueil des demandeurs d'asile arrivant sur les côtes européennes, rejeté catégoriquement par les pays de l'Est.

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