Turquie: les nerfs à vif des Iraniennes de Van
Elle enroule ses mèches autour de ses ongles vernis et enchaîne les cigarettes face à un thé dans un café de Van, grande ville turque à 100 kilomètres de la frontière iranienne.Pendant plus de deux semaines, alors qu'internet était largement coupé en Iran, Mahsa est restée sans nouvelle de ses proches à Téhéran qui craignent aujourd'hui encore de lui parler."Ils vont bien, c'est ce qu'ils m'ont dit. Mais ils ont peur de parler au téléphone. Ils n'osent même pas sortir dans la rue. Pour éviter tout problème, on ne parle de rien. Parce qu'aux informations, on prévient: +Ne parlez…