5 317.37 PTS
+0.15 %
5 319.5
+0.24 %
SBF 120 PTS
4 256.95
+0.13 %
DAX PTS
12 483.79
+0.18 %
Dowjones PTS
25 107.41
+0.58 %
6 833.73
+1.06 %
Nikkei PTS
21 892.78
+0.72 %
Suivez-nous sur Facebook
Suivez-nous sur Google +
Suivez-nous sur Twitter
Suivez-nous sur Youtube

Turquie: liberté conditionnelle pour 8 militants des droits de l'homme

| AFP | 270 | Aucun vote sur cette news
Une manifestante proteste contre le procès de militants des droits de l'Homme à Istanbul le 25 octobre 2017
Une manifestante proteste contre le procès de militants des droits de l'Homme à Istanbul le 25 octobre 2017 ( YASIN AKGUL / AFP )

Un tribunal d'Istanbul a ordonné mercredi soir la remise en liberté conditionnelle de huit militants des droits de l'homme, dont Idil Eser, directrice d'Amnesty International en Turquie, ainsi qu'un Allemand et un Suédois, dans un procès pour "terrorisme" qui inquiète la communauté internationale.

Le tribunal a en revanche demandé le maintien en détention de Taner Kiliç, président d'Amnesty International en Turquie, selon une journaliste de l'AFP sur place. Onze personnes, dont deux comparaissaient libres, sont poursuivies pour activités "terroristes".

M. Kiliç est accusé d'"appartenance à une organisation terroriste armée" et les autres d'"aide à une organisation terroriste armée". Ils risquent jusqu'à 15 ans de prison.

Les 8 militants devaient être libérés dans la nuit.

"Aujourd'hui, enfin, nous célébrons le fait que nos amis et collègues pourront rejoindre leurs proches et dormir dans leurs propres lits", a déclaré dans un communiqué le secrétaire général d'Amnesty Salil Shetty, selon lequel cette joie "est entachée par le maintien en détention de (M. Kiliç)".

Celui-ci reste sous le coup d'une autre enquête pour "appartenance à une organisation terroriste armée", dont la première audience doit se tenir jeudi à Izmir (ouest).

Aucune mesure d'interdiction de quitter le territoire n'a été imposée à Peter Steudtner, le ressortissant allemand, et à Ali Gharavi, le ressortissant suédois, selon un des avocats de la défense.

- 'Allégations extravagantes' -

Lors de l'audience mercredi les accusés ont successivement rejeté les accusations portées contre eux.

"Défendre les droits de l'homme n'est pas un crime", a lancé Mme Eser.

M. Gharavi s'est dit "innocent", ajoutant que l'acte d'accusation était "plein de noms d'organisations (...) qu'(il) ne (connaît) même pas".

Rejetant des accusations "infondées", Amnesty a dénoncé un "procès pour l'exemple" visant à intimider les militants des droits de l'homme en Turquie dans un contexte d'érosion des libertés depuis la tentative de coup d'Etat du 15 juillet 2016.

Après le putsch manqué, les autorités ont lancé des purges massives contre les partisans présumés du prédicateur Fethullah Gülen, désigné par Ankara comme l'instigateur du coup de force, mais aussi contre des opposants et critiques du président Recep Tayyip Erdogan.

M. Gülen, installé aux Etats-Unis, dément toute implication dans la tentative de putsch.

Manifestation devant le tribunal d'Istanbul où sont jugés 11 militants des droits de l'Homme, le 25 octobre 2017
Manifestation devant le tribunal d'Istanbul où sont jugés 11 militants des droits de l'Homme, le 25 octobre 2017 ( YASIN AKGUL / AFP )

La plupart des militants jugés mercredi ont été arrêtés en juillet lors d'un atelier de formation qui se tenait sur l'île de Büyükada, au large d'Istanbul.

M. Kiliç, qui comparaissait par vidéoconférence depuis la prison d'Izmir, a été arrêté en juin, soupçonné de liens avec le putsch manqué. Son dossier et celui des 10 autres militants ont ensuite été fusionnés.

Les militants sont accusés d'avoir voulu semer le "chaos" pour favoriser des manifestations anti-gouvernementales, sur le modèle de celles du printemps 2013 qui ont fait trembler le pouvoir de M. Erdogan, alors Premier ministre.

Selon l'acte d'accusation, les prévenus auraient aidé pas moins de trois "organisations terroristes" : le mouvement du prédicateur Gülen, le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et un groupuscule d'extrême gauche appelé DHKP-C.

Pour Amnesty, l'accusation est constituée d'"allégations extravagantes assimilant des activités classiques de défense des droits humains à l'apport d’une assistance à des organisations terroristes".

L'arrestation des militants et leur renvoi en justice ont renforcé les craintes liées aux atteintes aux libertés en Turquie depuis le putsch manqué : plus de 50.000 personnes ont été arrêtées, dont des journalistes critiques et membres de la société civile.

- Londres et Paris 'préoccupés' -

La Turquie, un an après la tentative de coup d'Etat
La Turquie, un an après la tentative de coup d'Etat ( Sophie RAMIS / AFP )

M. Kiliç est accusé d'avoir utilisé l'application de messagerie cryptée ByLock, moyen de communication des putschistes, selon Ankara. Mais Amnesty affirme que deux expertises indépendantes de son téléphone n'ont révélé aucune trace de l'application.

L'interpellation du militant allemand Peter Steudtner a fortement tendu les rapports entre Ankara et Berlin qui, dans la foulée de son arrestation, avait annoncé une réorientation de sa politique, notamment économique, à l'égard de la Turquie.

La Suède a convoqué l'ambassadeur de Turquie à propos de M. Gharavi, se disant "inquiète" des accusations portées contre lui.

La France, dont le consul général à Istanbul assistait au procès, a fait part lundi de sa "vive préoccupation", ajoutant par la voix de son ministère des Affaires étrangères qu'elle "(demandait) la libération rapide des militants encore en détention".

En outre, le chef de la diplomatie britannique, Boris Johnson, a indiqué sur Twitter avoir fait part lors d'un entretien téléphonique avec son homologue turc Mevlüt Cavusoglu de la "profonde préoccupation" de Londres au sujet du procès.

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 23/02/2018

      CASINO, GUICHARD-PERRACHON Société anonyme au capital de 169 825 403,88 EUR Siège social : 1, Cours Antoine Guichard 42000…

Publié le 23/02/2018

Eiffage, au travers de sa filiale Eiffage Énergie Systèmes, a conclu un accord en vue d’acquérir 51 % du groupe Kropman, basé à Nimègue, aux Pays-Bas, spécialisé dans les domaines multi…

Publié le 23/02/2018

AXA a annoncé avoir publié au Bulletin des annonces légales obligatoires les résolutions que le Conseil d'administration soumettra à la prochaine Assemblée générale annuelle des actionnaires,…

Publié le 23/02/2018

BLEECKER   Société Anonyme à Directoire et Conseil de Surveillance Au capital de 20.787.356,70 EUR 39, Avenue George V - PARIS (75008) 572 920 650 RCS PARIS       Paris, le 23…

Publié le 23/02/2018

Natixis soumettra au vote de ses actionnaires, le 23 mai, le versement d'un dividende ordinaire, payé en numéraire, de 0,37 euro par action, au titre de l'année fiscale 2017. Le dividende sera…

CONTENUS SPONSORISÉS