5 526.51 PTS
+0.58 %
5 533.5
+0.75 %
SBF 120 PTS
4 420.31
+0.58 %
DAX PTS
13 434.45
+1.15 %
Dowjones PTS
26 071.72
+0.21 %
6 834.33
+0.34 %
Nikkei PTS
23 808.06
+0.19 %
Suivez-nous sur Facebook
Suivez-nous sur Google +
Suivez-nous sur Twitter
Suivez-nous sur Youtube

Trump, une visite médicale et des spéculations sans fin

| AFP | 321 | Aucun vote sur cette news
( JIM WATSON / AFP )

L'heure de la visite médicale a sonné pour Donald Trump, 71 ans, qui a rendez-vous en fin de semaine dans un hôpital militaire de la banlieue de Washington.

Mais ses détracteurs qui s'interrogent ouvertement sur sa santé mentale comme ses inconditionnels qui dénoncent de viles attaques devraient être déçus: le bilan de santé devrait se limiter au poids, à la pression artérielle et au taux de cholestérol.

Aucun examen psychiatrique n'est à l'ordre du jour pour celui qui s'est lui-même qualifié, dans une étrange formule, de "génie stable".

Or si, pendant la campagne, son médecin personnel Harold Bornstein, avait assuré --dans un registre plus folklorique que scientifique-- qu'il serait "l'individu en meilleure santé jamais élu à la présidence", les questions demeurent.

Elles viennent d'être relancées par le livre polémique du journaliste Michael Wolff qui dresse un portait au vitriol de l'ancien magnat de l'immobilier, assurant que son entourage doute de sa capacité à gouverner.

Le locataire de la Maison Blanche n'a aucune obligation de se soumettre à un bilan de santé, ni d'en rendre publics les résultats. Mais c'est devenu une tradition.

Et l'exécutif a assuré que Donald Trump, homme le plus âgé de l'histoire américaine à accéder à la présidence, s'inscrirait dans les pas de ses prédécesseurs.

Le débat avait été vif lors du deuxième mandat de Ronald Reagan, dans les années 80, où certains observateurs s'interrogeaient sur la détérioration de ses capacités intellectuelles. Plusieurs années après avoir quitté le pouvoir, ce dernier annoncera être atteint de la maladie d'Alzheimer.

En 1994, l'ancien président américain Jimmy Carter avait lui-même tiré la sonnette d'alarme, s'inquiétant, dans le Journal of the American Medical Association, du "danger" que représentait pour les Etats-Unis la possibilité que les capacités d'un président soit réduites du fait d'une "maladie neurologique".

Mais rien n'a bougé depuis.

- Projet de loi -

En avril, Jamie Raskin, élu démocrate du Congrès, a déposé un projet de loi prévoyant la création d'une commission de 11 personnes composée essentiellement de psychiatres et de neurologues, qui pourrait être appelée à se prononcer sur la santé mentale du président.

Il s'appuie sur le 25e amendement de la Constitution, ratifié en 1967, qui prévoit que le vice-président gouverne en cas d'incapacité du président à exercer les pouvoirs. Mais ne prévoit aucune entité qui aurait le pouvoir d'examiner la santé mentale du président.

"Nous avons besoin de cet organe, pas seulement pour cette présidence mais aussi pour toutes celles à venir", explique-t-il dans un entretien à l'AFP.

"Les auteurs du 25e amendement avaient compris le danger d'avoir un président n'étant pas en pleine possession de ses capacités dans l'âge nucléaire dans lequel nous vivons", souligne-t-il.

"J'allume la télévision et la radio et le débat fait rage sur le fait de savoir si le président est mentalement apte. Ce dont nous avons vraiment besoin est d'un processus pour lequel cette question peut être examiné en cas de crise", ajoute-t-il.

Dans un Congrès dominé par les républicains, le texte n'a, à ce stade, aucune chance d'aboutir. Mais il pourrait contribuer à un débat plus large sur ce thème.

Donald Trump le 20 juillet 2017
Donald Trump le 20 juillet 2017 ( SAUL LOEB / AFP )

Pour l'heure, certains médias se tournent vers des spécialistes pour une analyse à distance du 45e président des Etats-Unis: ses tirades de tweets, sa gestuelle parfois surprenante, ses difficultés passagères d'élocution ont donné lieu à d'innombrables interprétations plus ou moins rigoureuses, et forcément limitées.

"Les journalistes manquent à leur devoir le plus élémentaire lorsqu'ils s'appuient sur des psychiatres qui n'ont jamais eu le moindre échange avec le président", s'indignait lundi Hogan Gidley, porte-parole de la Maison Blanche. "C'est répugnant".

La visite médicale de Donald Trump à l'hôpital de Walter Reed est prévue vendredi.

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 19/01/2018

Dominique Carouge exerçait depuis le 1er janvier 2016 les responsabilités de Directeur Financier Adjoint et de Responsable des Opérations financières et du Contrôle...

Publié le 19/01/2018

COMMUNIQUE DE PRESSE                                                            Paris, le 19 janvier…

Publié le 19/01/2018

    EXEL Industries Société Anonyme au capital de 16 969 750 EUR Siège Social : 54, rue Marcel Paul 51206 Epernay Cedex RCS Epernay n° B 095 550 356…

Publié le 19/01/2018

Une fois converties en actions ordinaires, ces ADP seront admises à la négociation sur le marché Euronext Growth...

Publié le 19/01/2018

Visiativ a finalisé le rachat par Alliativ, société holding détenue par les deux fondateurs dirigeants Laurent Fiard et Christian Donzel, des 450 660 ADP 2012 (Action à Dividende Prioritaire)…

CONTENUS SPONSORISÉS