5 281.29 PTS
+0.29 %
5 274.00
+0.32 %
SBF 120 PTS
4 220.10
+0.28 %
DAX PTS
12 592.35
-0.06 %
Dowjones PTS
22 349.59
-0.04 %
5 932.32
-0.04 %
Nikkei PTS
20 296.45
-0.25 %
Suivez-nous sur Facebook
Suivez-nous sur Google +
Suivez-nous sur Twitter
Suivez-nous sur Youtube

Immigration: Trump met fin à la protection des "Dreamers"

| AFP | 215 | Aucun vote sur cette news
Des immigrants et des sympathisants manifestent contre la décision de Donald Trump de suspendre le programme d'aide aux jeunes migrants, à Washington, le 5 septembre 2017
Des immigrants et des sympathisants manifestent contre la décision de Donald Trump de suspendre le programme d'aide aux jeunes migrants, à Washington, le 5 septembre 2017 ( Eric BARADAT / AFP )

Donald Trump a mis fin mardi au programme de son prédécesseur Barack Obama qui a permis à des centaines de milliers de jeunes sans-papiers de rester aux Etats-Unis, une décision qui a provoqué de vives réactions dans le monde politique et économique.

Le sort des quelque 800.000 "Dreamers" ("rêveurs") qui bénéficient actuellement d'un statut temporaire leur permettant d'étudier et de travailler est désormais extrêmement incertain.

La Maison Blanche a appelé le Congrès à légiférer dans les six mois mais un compromis sur l'immigration, sujet qui divise Washington depuis des décennies, est loin d'être acquis.

M. Trump n'a pas immédiatement pris la parole pour expliquer son choix mais insisté dans un communiqué sur la nécessité de donner "la priorité" aux travailleurs américains, thématique centrale de sa campagne électorale. "Nous devons nous rappeler que les jeunes Américains ont aussi des rêves", a-t-il lancé.

Assurant quelques heures plus tard depuis le Bureau ovale qu'il avait "beaucoup d'amour" pour ces jeunes, il a renvoyé la balle dans le camp du Congrès.

A compter de ce jour, aucune nouvelle demande ne sera examinée. Les permis existants, qui portent sur une durée de deux ans, resteront en revanche valables jusqu'à leur expiration, date à laquelle leurs détenteurs n'auront plus le droit de travailler et pourront théoriquement être expulsés.

Immigrants et sympathisants manifestent lors d'un rassemblement à l'appui de l'Action différée pour les arrivées infantiles (DACA) devant la Maison Blanche le 5 septembre 2017 à Washington
Immigrants et sympathisants manifestent lors d'un rassemblement à l'appui de l'Action différée pour les arrivées infantiles (DACA) devant la Maison Blanche le 5 septembre 2017 à Washington ( Eric BARADAT / AFP )

La décision a immédiatement provoqué une cascade de réactions indignées, dans le camp démocrate bien sûr, mais aussi chez certains républicains, dans le monde de l'entreprise et au-delà des frontières américaines.

- "Triste journée" -

Le président Donald Trump à la Maison Blanche à Washington, le 25 août 2018
Le président Donald Trump à la Maison Blanche à Washington, le 25 août 2018 ( Brendan Smialowski / AFP/Archives )

Le Mexique, dont sont originaires l'écrasante majorité des enfants et jeunes adultes concernés, a exprimé sa vive inquiétude, réclamant une solution "rapide" pour mettre fin à l'incertitude juridique dans laquelle ces derniers se trouveront dans les mois à venir.

"C'est une triste journée pour notre pays", a lancé Mark Zuckerberg, fondateur de Facebook. Microsoft a dit être déçu par cette décision qu'il considère comme "un recul pour le pays tout entier".

Fait rare, Barack Obama est sorti du silence qu'il s'est imposé depuis son départ de la Maison Blanche pour dénoncer une décision "contre-productive" et "cruelle" pour "ces enfants qui étudient dans nos écoles, ces jeunes adultes qui débutent leur vie professionnelle".

"In fine, c'est une question de décence élémentaire. Il s'agit de savoir qui nous sommes et qui nous souhaitons être", a-t-il lancé.

En l'absence d'avancées législatives, ce dernier avait mis en place en 2012 par décret le programme Daca (Deferred Action for Childhood Arrivals) afin de faire sortir de l'ombre les enfants arrivés illégalement aux Etats-Unis avec leurs parents, pour la plupart en provenance d'Amérique latine.

Si le Congrès se montrait à nouveau incapable de trouver une solution dans les six mois, "je réexaminerai l'affaire", a prévenu le président américain mardi soir dans un tweet.

Dénonçant la décision prise de manière "unilatérale" par l'ancien président démocrate, le ministre de la Justice Jeff Sessions a estimé mardi qu'elle avait en particulier "privé d'emploi des centaines de milliers d'Américains en permettant que ces emplois soient occupés par des immigrants clandestins".

"Nous ne pouvons accepter tous ceux qui voudraient venir ici, c'est aussi simple que cela", a-t-il déclaré.

- "New York se battra" -

Le ministre de la Justice du Texas, Ken Paxton, dont l'Etat était le chef de file de la contestation conservatrice contre le programme, a lui crié "victoire".

Quelques centaines de personnes s'étaient rassemblées devant la Maison Blanche pour dénoncer, selon les termes de Gustavo Torres, responsable d'une ONG, une mesure qui punit des jeunes qui "sont là depuis des années, travaillent, paient leurs impôts et contribuent à l'économie".

Une grande partie du monde des affaires, en particulier dans la Silicon Valley, était vent debout contre une remise en cause de ce décret qui offre aux jeunes arrivés sur le territoire américain avant 16 ans et n'ayant pas d'antécédents judiciaires l'équivalent d'un permis de séjour d'une validité de deux ans, renouvelable.

"New York se battra pour défendre (ses) Dreamers", a annoncé le maire de la ville Bill de Blasio.

Deux sénateurs, l'un républicain, Lindsey Graham, l'autre démocrate, Dick Durbin, ont tenu une conférence de presse commune pour réclamer que le débat sur ce thème débute le plus tôt possible.

"Il n'est pas possible que ces enfants soient les victimes d'un processus politique dysfonctionnel", a martelé M. Graham, soulignant la nécessité d'agir vite pour éviter d'aboutir à l'expulsion de ces jeunes "rêveurs", dont le surnom fait référence au Dream Act, projet de loi de réforme de l'immigration n'ayant jamais abouti.

 ■

Copyright © 2017 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

OFFRE BOURSE DU MOMENT

Jusqu'à
1000 € OFFERTS

sur vos frais de courtage !*

Valable pour toute 1ère ouverture de compte avant le 15 novembre 2017

CODE OFFRE : RENTREE17

Je profite de l'offre

* Voir conditions
N'oubliez pas pour profiter de l'offre, indiquez le code promo : RENTREE17 lors de votre ouverture de compte.

SUR LE MÊME SUJET
Publié le 14/01/2017

La chancelière allemande Angela Merkel le 14 janvier 2017 à Perl, dans l'ouest de l'Allemagne ( Oliver Dietze / dpa/AFP )La chancelière allemande Angela Merkel a mis en garde samedi contre les…

À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 22/09/2017

Lors de l’Assemblée Générale Mixte des actionnaires d'Ubisoft, ces derniers ont approuvé toutes les résolutions à l'ordre du jour. Ils ont notamment approuvé le renouvellement des mandats…

Publié le 22/09/2017

La société Edify a conclu la totalité du capital de Thermo Technologies, holding de contrôle de Thermocompact, conformément à sa stratégie d'investissement dans des entreprises de taille…

Publié le 22/09/2017

Trigano a acquis 85% du capital de la société Protej d.o.o, propriétaire du Groupe Adria. Les 15% restants sont conservés par l'équipe de management d'Adria et pourront être acquis par Trigano…

Publié le 22/09/2017

      Information Réglementée                                                              …

Publié le 22/09/2017

Alstom a confirmé l'existence de discussions avec Siemens relatives à un possible rapprochement entre Alstom et la division Mobility de Siemens. "Aucune décision finale n'a été prise, les…

CONTENUS SPONSORISÉS