En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
4 896.92 PTS
+0.00 %
4 879.5
-0.19 %
SBF 120 PTS
3 892.27
-
DAX PTS
10 924.70
-
Dowjones PTS
24 597.38
+0.29 %
6 767.97
+0.00 %
1.135
-0.05 %

Choc frontal entre Trump et Rohani à l'ONU

| AFP | 1249 | 5 par 2 internautes
Le président américain Donald Trump, le 24 septembre 2018 à New York, à la veille de prendre la parole au siège de l'ONU
Le président américain Donald Trump, le 24 septembre 2018 à New York, à la veille de prendre la parole au siège de l'ONU ( Nicholas Kamm / AFP )

Donald Trump appelle à isoler Téhéran, Hassan Rohani accuse Washington de chercher à renverser le régime: les présidents américain et iranien se sont affrontés mardi à l'ONU par discours interposés.

L'Europe, en désaccord avec la stratégie américaine, a elle aussi donné de la voix au milieu de cet échange musclé entre les deux dirigeants, qui ont exclu de se rencontrer à New York.

Pour sa deuxième allocution devant l'Assemblée générale de l'ONU, le tempétueux locataire de la Maison Blanche a fait l'éloge de la "souveraineté" et dénoncé "l'idéologie du mondialisme", tout en optant pour un ton moins guerrier qu'en 2017.

Dans un contraste saisissant avec sa première allocution, lorsqu'il avait menacé de "détruire totalement" la Corée du Nord, il a vanté le dialogue "audacieux" amorcé avec le régime reclus en vue de sa dénucléarisation.

Propos longtemps inimaginables dans la bouche d'un président des Etats-Unis, il est allé jusqu'à louer le "courage" de l'homme fort de Pyongyang, Kim Jong Un, jadis affublé du surnom moqueur de "Rocket Man".

C'est, sans surprise, à l'Iran, qualifié de "dictature corrompue", qu'il a réservé ses flèches les plus aiguisées.

"Nous ne pouvons pas permettre au principal soutien du terrorisme dans le monde de posséder les armes les plus dangereuses de la planète" ou de "menacer l'Amérique" ou Israël, a-t-il martelé, appelant "toutes les nations" à isoler le régime iranien.

- "Terrorisme économique" -

Intervenant un peu plus tard à la même tribune de la grand-messe mondiale annuelle, son homologue iranien a dénoncé la volonté de changement de régime qui anime à ses yeux la Maison Blanche.

"Il est paradoxal que les Etats-Unis ne cherchent même pas à cacher leur plan visant à renverser le gouvernement alors même qu'ils invitent à des pourparlers", a lancé Hassan Rohani.

Le président Trump a claqué la porte en mai, au grand dam de ses alliés européens, de l'accord nucléaire de 2015, visant à empêcher la République islamique de se doter de la bombe atomique. Il a rétabli toutes les sanctions contre Téhéran, et espère faire plier le régime iranien pour qu'il négocie un futur traité à ses conditions draconiennes.

"Comment pouvons-nous entamer des pourparlers avec une administration qui se conduit aussi mal?", a balayé le président Rohani, dénonçant le "terrorisme économique" que représentent pour lui les sanctions.

L'Iran sous Rohani
L'Iran sous Rohani ( Gillian HANDYSIDE / AFP )

Les seules négociations possibles doivent avoir lieu à l'ONU et sur la base de l'accord "déchiré" par Washington, a-t-il plaidé.

Le président français Emmanuel Macron, qui se targue de pouvoir parler aux deux dirigeants ennemis et dont le discours était comme symboliquement intercalé entre les leurs, s'est nettement démarqué de son homologue américain.

"Qu'est-ce qui permettra de régler véritablement la situation en Iran? (...) La loi du plus fort? La pression d'un seul? Non!", a-t-il martelé, appelant au dialogue pour sortir de l'impasse.

Lundi soir, les Européens ont annoncé, dans une décision-camouflet pour la Maison Blanche, la création d'un mécanisme visant à préserver leurs échanges avec l'Iran tout en échappant aux sanctions américaines.

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo s'est dit "profondément déçu" par cette annonce. "J'imagine que les ayatollahs corrompus (...) ont dû bien rire ce matin" en apprenant cette décision, a-t-il ironisé.

L'escalade verbale devrait se poursuivre mercredi. M. Trump a en effet convoqué une réunion inédite du Conseil de sécurité centrée sur l'Iran, qui sera suivie d'une conférence de presse de M. Rohani.

Pour Ali Vaez, de l'International Crisis Group, les Américains ne font rien pour faire revenir les Iraniens à la table des négociations. "Il est crucial de faire baisser les tensions entre Téhéran et Washington, mais les insultes rendent cette hypothèse moins probable", a-t-il observé.

- Trump provoque les rires -

A la tribune de l'ONU, Donald Trump s'en est pris tour à tour à la Chine et ses pratiques commerciales jugées déloyales, aux pays de l'Opep, accusés "d'arnaquer le reste du monde" et à la Cour pénale internationale (CPI), qui n'a a ses yeux ni légitimité ni autorité.

Fait rare dans cette prestigieuse enceinte où se rassemblent tous les ans les 193 Etats membres de l'ONU, le début de l'allocution du 45e président des Etats-Unis a été accueillie par... des rires.

Reprenant un argument régulièrement développé sur les estrades de campagne, M. Trump a vanté ses succès économiques et affirmé avoir accompli plus depuis son arrivée au pouvoir que tout autre président dans l'Histoire des Etats-Unis.

Lorsque que quelques rires ont fusé, il a a marqué une pause. "Je ne m'attendais pas à cette réaction, mais ça va", a-t-il répondu, amusé.

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
2 avis
Note moyenne : 5
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 14/12/2018

Elis poursuit la consolidation du marché allemand avec l'acquisition de Curantex GmbH       Saint Cloud, le 14 décembre 2018 - Elis, un prestataire multi-services…

Publié le 14/12/2018

EuropaCorp connaîtra un exercice 2018-2019 significativement déficitaire...

Publié le 14/12/2018

Ting TV pourra ainsi proposer des programmes de télévision en direct avec des chaînes spécialisées locales et premium...

Publié le 13/12/2018

Onxeo examine toutes les voies de recours et de négociation possibles...

Publié le 13/12/2018

Le Conseil d'administration d'ARTEA (Code ISIN : FR0012185536/ Mnémonique : ARTE), réuni le 20 novembre 2018, a décidé la mise en oeuvre du programme de rachat…