En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
4 985.45 PTS
-0.79 %
4 957.0
-1.04 %
SBF 120 PTS
3 977.96
-0.88 %
DAX PTS
11 244.54
-0.85 %
Dowjones PTS
24 992.52
-1.66 %
6 676.32
-2.78 %
1.145
+0.28 %

Trump durcit le ton sur l'Iran, incertitude sur l'accord nucléaire

| AFP | 304 | Aucun vote sur cette news
Le président américain Donald Trump à Washington, le 13 octobre 2017
Le président américain Donald Trump à Washington, le 13 octobre 2017 ( Brendan Smialowski / AFP )

Donald Trump a menacé vendredi de mettre fin "à tout moment" à l'accord international qui vise à empêcher l'Iran de se doter de la bombe atomique, provoquant l'inquiétude des autres pays signataires et ouvrant une période de grande incertitude.

S'il a prononcé un réquisitoire enflammé contre ce texte emblématique, "le pire" jamais négocié par les Etats-Unis, le président américain a assuré que son pays ne s'en retirerait pas pour l'instant.

Mais dans une allocution extrêmement virulente à l'encontre du régime iranien qualifié de "dictatorial", il a précisé qu'il ne "certifierait" pas le fait que Téhéran respecte ses engagements, en dépit des assurances en ce sens de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) -- dont le patron Yukiya Amano a aussitôt réaffirmé que l'Iran faisait l'objet "du régime de vérification nucléaire le plus solide au monde".

Le discours de Donald Trump a provoqué une forte réaction de Téhéran. Les Etats-Unis sont "plus seuls que jamais contre le peuple iranien", a lancé le président iranien Hassan Rohani.

Réactions au refus de Trump de certifier l'accord sur le nucléaire iranien
Réactions au refus de Trump de certifier l'accord sur le nucléaire iranien ( Vincent LEFAI / AFP )

Moscou a immédiatement dénoncé la stratégie de l'occupant de la Maison Blanche, très isolé sur ce dossier. La chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini a mis en garde contre la tentation de "démanteler un accord qui fonctionne et tient ses promesses".

- Fermeté diplomatique -

Dans un communiqué diplomatique mais ferme, la Première ministre britannique Theresa May, la chancelière allemande Angela Merkel et le président français Emmanuel Macron ont souligné qu'ils restaient "engagés" dans l'accord, aboutissement de "13 années de diplomatie", appelant à sa "pleine application par toutes les parties".

Les représentants de l'Iran et des 5 membres du conseil de sécurité de l'Onu lors de l'annonce de l'accord sur le nucléaire iranien le 2 avril 2015 à Lausanne
Les représentants de l'Iran et des 5 membres du conseil de sécurité de l'Onu lors de l'annonce de l'accord sur le nucléaire iranien le 2 avril 2015 à Lausanne ( FABRICE COFFRINI / AFP/Archives )

Et Emmanuel Macron est allé jusqu'à s'entretenir avec Hassan Rohani au téléphone, pour lui redire "l'attachement de la France" à l'accord de 2015 et "envisager" de se rendre personnellement à Téhéran.

Le chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson s'est néanmoins voulu rassurant. "Je m'attends à ce que nos alliés et amis en Europe et dans la région soutiennent fermement nos efforts pour faire face aux menaces iraniennes", a-t-il dit.

"Quel est le sens d'un accord qui ne fait que retarder la capacité nucléaire" de l'Iran "pour une courte période ?", s'est interrogé Donald Trump, soulignant que son administration souhaitait en particulier supprimer les échéances en vertu desquelles certaines restrictions au programme nucléaire pourraient être levées progressivement après 2025.

Il a également annoncé de nouvelles sanctions contre les Gardiens de la révolution, l'armée d'élite iranienne, accusés d'avoir "détourné de vastes parts de l'économie" pour "financer la guerre et le terrorisme à l'étranger".

L'accord de 2015 sur le nucléaire en Iran
L'accord de 2015 sur le nucléaire en Iran ( afp / AFP )

Et dans la soirée, Donald Trump a assuré dans un tweet que "les participants à l'accord sont en train de se faire beaucoup d'argent en commerçant avec l'Iran".

A contre-courant des signataires de l'accord, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a félicité le milliardaire républicain pour sa "décision courageuse". L'Arabie saoudite, monarchie sunnite du Golfe qui redoute la montée en puissance de son grand rival chiite, a salué la "stratégie ferme" de M. Trump.

Cette "non-certification" place le Congrès américain en première ligne.

La majorité républicaine ne semblait pas prête à réimposer des sanctions et donc à endosser la responsabilité de saborder cet accord soutenu par les autres grandes puissances mondiales.

Une solution, concoctée par deux sénateurs républicains en coordination étroite avec le gouvernement, consisterait à voter une loi créant un nouveau seuil pour déclencher des sanctions contre l'Iran à l'avenir. Une sorte de mise à jour, unilatérale, du "JCPOA" (acronyme anglais de l'accord).

- Limites permanentes -

Les élus espèrent aussi rendre permanentes les limites imposées sur le développement nucléaire iranien.

Le président iranien Hassan Rohani, lors d'un discours le 22 septembre  2017 à Téhéran
Le président iranien Hassan Rohani, lors d'un discours le 22 septembre 2017 à Téhéran ( str / afp/AFP/Archives )

"Nous proposons une voie qui comblera les lacunes de l'accord nucléaire tout en maintenant l'administration dans l'accord", a expliqué Bob Corker, président de la commission des Affaires étrangères du Sénat.

Mais rien n'indique que Téhéran acceptera de nouvelles contraintes sans broncher.

"Tout ce qui va dans le sens de nouvelles conditions" ajoutées à l'accord sera considéré "comme une violation unilatérale de l'accord lui-même", a mis en garde vendredi Wendy Sherman, principale négociatrice américaine du texte sous l'ère Obama.

"Cela met en danger les intérêts de la sécurité nationale des Etats-Unis et de leurs plus proches alliés", a prévenu l'ancien chef de la diplomatie américaine John Kerry, négociateur du texte.

Si Téhéran et Washington ont rompu leurs relations diplomatiques en 1980, au lendemain de la révolution islamique de 1979, la fin de l'administration de Barack Obama avait marqué le début d'une évolution. Le président démocrate avait jugé que l'accord donnait "une chance d'aller dans une nouvelle direction".

Mais depuis son installation à la Maison Blanche en janvier, Donald Trump a donné un net coup de barre. Il n'a eu de cesse de durcir encore le ton face à Téhéran.

Et il est déterminé à gommer une distinction faite par son prédécesseur: négocier sur le nucléaire d'un côté, dénoncer les activités "déstabilisatrices" de l'autre (en Syrie, au Liban ou encore au Yémen).

Cette annonce s'ajoute à la longue liste des accords que les Etats-Unis ont quitté --ou menacé de quitter-- ces derniers mois: partenariat transpacifique (TPP), accord de Paris sur le climat, accord de libre-échange nord-américain (Aléna). Et, depuis jeudi, l'organisation onusienne Unesco.

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

RETROUVEZ LES WEBINAIRES BOURSE DIRECT

Les Différents Types d'Ordres de Bourse
Mardi 20 novembre de 12h30 à 13h30

Tradez les indices mondiaux au travers des CFD
Mercredi 7 décembre de 12h30 à 13h30

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 19/11/2018

DÉCLARATION DES TRANSACTIONS SUR ACTIONS PROPRES DU 12 AU 16 NOVEMBRE 2018   Paris, le 19 novembre 2018     Conformément à la réglementation relative aux rachats…

Publié le 19/11/2018

14h30 aux Etats-UnisMises en chantier, permis de construire pour le mois d'octobresource : AOF

Publié le 19/11/2018

Cegedim-Media (C-Media), spécialiste de la communication digitale sur le point de vente et filiale du groupe Cegedim, annonce la signature d'un contrat avec Marionnaud, spécialisé dans la…

Publié le 19/11/2018

SuperSonic Imagine, spécialisée dans l’imagerie médicale par échographie, va présenter son nouvel échographe Aixplorer MACH 30 au Congrès annuel de la RSNA, la Société de Radiologie…

Publié le 19/11/2018

Changements importants au sein du Comité Exécutif de L'Oréal     Clichy, le 19 novembre 2018 - Le Groupe L'Oréal annonce des changements importants au sein de son…